Entretien chez Un K à Part

Fred du blog Un K à Part m’a gentiment convié à répondre à une interview où je me suis retrouvée « confrontée au Balrog dans les mines de la Moria ». Pour les curieux, il suffit de cliquer sur la bannière du blog d’Un K à Part ! Cela vous donnera également l’occasion de découvrir ou re-découvrir ce blog « littéraire et déconnant ». Faites preuve de patience, je blablate beaucoup…

Bonne lecture et découverte !

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« Juste un signe » de Liz PLUM

Quatrième de couverture : À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes !Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.


Une jolie romance sur fond de gravité dommage que les clichés et les facilités viennent encombrer l’ensemble !


Raine est muette depuis maintenant presque trois ans, trois ans de silence, seul l’apprentissage de la langue des signes lui permet aujourd’hui de communiquer avec ses proches, son frère entre autre et ses amis qui ont eux aussi appris ce langage pour ne pas qu’elle se sente à part. Ce silence est du à un traumatisme qu’elle n’a pas su surmonté malgré les années. Aujourd’hui, elle vit seul avec son frère, son père ayant fui le navire pour des raisons professionnelles, ne s’étant jamais remis de la mort de sa femme. Raine est très soudée avec son frère, Toby. C’est une jeune fille sage, discrète, intelligente, qui fuit les soirées lycéennes, un peu trop couvée par ses amis et son frère. Raine est donc une adolescente classique qui ne sort pas vraiment du lot si ce n’est pas son silence, pourtant sa rencontre avec West va changer beaucoup de choses.

West Love a une réputation qui le précède, après avoir passé près d’une année en prison pour adolescents, toutes les rumeurs circulent à son sujet suite à son retour au lycée ; bagarre, viol, meurtre, aussi est-il craint alors même qu’il n’a pas encore remis les pieds au lycée. Pourtant, le jeune homme qui débarque dans la bande de Raine, semble bien différent de ce qui ce dit sur lui, il est plutôt prévenant, attentif, et particulièrement honnête et franc, si ce n’est son côté taquin, qui irrite beaucoup Raine, il reste néanmoins très mystérieux.  West est donc le bad boy de service, le beau gosse qui traîne quelques casseroles, celui qui les fait toutes craquer mais qui ne s’intéresse finalement qu’à celle qui se révèle discrète voire même indifférente.

La relation entre les deux personnages démarre sur une relation amicale, West s’intéresse au langage des signes et demande à Raine de le lui enseigner pour un devoir d’Anglais, une façon de se rapprocher et d’apprendre à connaître davantage la jeune fille. Celle – ci au départ réfractaire, ne voulant pas trop se rapprocher du jeune homme à la mauvaise réputation, va finalement accepter. C’est ainsi que tous les deux vont commencer à se voir en dehors du reste de la bande, le frère de Raine, Toby, ne va pas apprécier ces tête-à-tête qui sont pourtant innocents et sans réelles ambiguïtés, du moins au début. Peu à peu, ils vont apprendre à se connaître, se découvrir l’un l’autre à travers leurs blessures et leurs secrets, chacun ayant un passé douloureux à révéler. Ce qui est intéressant, c’est justement ces étapes d’apprivoisement entre les deux personnages, c’est tout en douceur, ils prennent vraiment le temps, ce qui apporte un peu de complexité et de profondeur à cette relation naissante.

Autour d’eux gravitent une série de personnages, quelque peu clichés avouons – le, mais que l’on apprécie quand même, un frère, très (trop) protecteur avec sa sœur et qui cumule les conquêtes et les coups d’un soir sans voir ce qu’il a sous le nez, deux amis aussi beaux gosses que Toby mais avec chacun son caractère stéréotypé, on a le « stylé intello » et le « bout en train blagueur et un peu idiot » qui fait rire tout le monde, une meilleure amie, folle amoureuse du grand frère depuis des années et qui souffre en silence de son attitude volage, du côté de West, il y a sa mère, pleine d’empathie, de douceur et de tendresse maternelle et son petit frère, adorable. Soit une ribambelle de personnages que l’on a l’habitude de côtoyer dans les titres young adult mais qui restent efficaces pour une romance divertissante.

Vous l’aurez compris, la partie romance est plutôt sympa, on peut même dire qu’elle est très prenante et l’ensemble est d’ailleurs tellement addictif que l’on a du mal à lâcher le roman. On a très envie de connaître les secrets des personnages et d’attendre les conclusions, certes pas franchement inattendues, mais qui nous rassurent. Évidemment qu’en lisant ce genre de roman, on souhaite une happy end ! On pourra lui reprocher un manque de réalisme flagrant ; des jeunes laissés à l’abandon par leurs parents, d’autres qui quittent le domicile parental… et des facilités d’intrigue ; l’apprentissage de la langue des signes par West ou encore la façon dont est gérer le traumatisme de Raine, mais si on sait passer outre, on passe vraiment un bon moment.

Cependant, j’avoue avoir quelques reproches hors des clichés et des facilités pré-cités à lui faire. D’une part, l’image de la femme véhiculée, ici elle se présente fragile, innocente, avec une sexualité limitée (que l’on peut aisément comprendre du côté de Raine), tout en contraste avec les hommes qui flirtent à tout va, accumulent les conquêtes sexuelles, vivent dans l’ivresse et l’accumulation de soirées lycéennes, ce n’est pas tant le stéréotype qui me gêne, mais la scission entre les deux, trop antagoniste, trop clivé, qui reflète une image de chacun complètement en marge de la réalité, il n’y a pas de nuance et c’est assez agaçant à  la longue. D’autre part, le fort côté américain, on grince des dents sur la « mal-bouffe » particulièrement, chaque repas qui est passé dans le récit ne présente que burger, sandwich, frites, nuggets et j’en passe, on en est encore là ?!  C’est dommage parce que quelque part ce titre alimente les idées préconçues ; les femmes sont des choses fragiles et innocentes, les hommes sont des bêtes de sexe et l’adolescent américain est un gouffre à gras et à sucre. Un détail peut-être, personnellement ça m’a souvent fait mal aux yeux en lisant cet ouvrage.

En bref, une romance qui devrait trouver son public, les adolescentes, les romantiques fleur bleue, tout(e) amatrice(teur) de romance où il est question de thématique forte (traumatisme psychologique, violence physique, ….), un public qui cherche à se divertir avec de bons sentiments, toutefois, gardons à l’esprit qu’il y a certes des clichés et des facilités, ce n’est pas le plus gênant, mais qu’il y a surtout une image de la jeunesse américaine et de la dualité femme / homme qui me laissent un tant soit peu perplexe à transmettre. Cela reste néanmoins très divertissant et prenant !

Je remercie Netgalley et son partenaire les éditions Hachette pour ce partenariat.

           

 

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Qui a rejoint ma PAL ?

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Voici les livres qui ont rejoint dernièrement ma PAL (ou ma bibliothèque, certains étant déjà lus…). Je me rends compte que je n’ai pas fait ce rendez – vous depuis le mois d’octobre, la liste risque donc d’être longue…


Du côté des services de presse : Pas mal de réceptions de chez Michel Lafon, L’île des disparus tome 2 : Le secret du brouillard qu’il me tarde de lire, La fille des deux mondes tome 1 un pied dans la tombe dont le titre me rappelait mes années bit lit, on verra ce que cela donnera !  Un été surréel de Maxence Fermine qui raconte la passion entre Salvador Dali et sa muse Gala.

L’étrange ville de Grimsly est un roman jeunesse divertissant et sans prétention, qui n’est pas forcément à la hauteur de la sublime couverture. L’auteur Anthony Holay m’a envoyé la saison 2 de Kenan, redresseur de foi (épisodes 1 & 2), c’est de la Dark Fantasy lue et approuvée, il faut que je le chronique. Enfin, grâce à Cassandra O’Donnel et aux éditions Flammarion Jeunesse, j’ai pu recevoir Le tome 2 de La Légende des 4 !

Du côté de chez Netgalley et ses partenaires, j’ai reçu Juste un signe dont la chronique arrivera en début de semaine et où je suis partagée, Nos vis en l’air qui était une très chouette lecture et Génération Captive que j’ai moins aimé.

J’ai également eu Pourquoi pas nous ? Une lecture sympa mais dont la fin ne m’a pas pleinement contentée. Enfin grâce à la masse critique de Babelio, j’ai reçu Confessions d’une séancière que j’ai adoré tout simplement !

Du côté des achats : Le Cold Winter Challenge est passé par là ! J’ai craqué pour Au pied du Sapin, j’avais envie d’une bonne romance de noël, Loup y es-tu, une romance qui revisite le conte du petit chaperon rouge et enfin La disparue de Noël que je n’ai pas encore lu.

J’ai ensuite fait le plein de BD et mangas ! Du côté des BD, La Gloire de mon père et le Château de ma mère sont deux très beaux ouvrages tant graphiquement que scénaristiquement ! Elfes tome 5 n’est pas encore lu mais cela ne devrait pas tarder.

 

Enfin Porcelaine est une excellente surprise, mélange d’alchimie et d’historique, j’ai particulièrement aimé l’ambiance qui se dégage de l’ouvrage.

Du côté des mangas, In these Words, L’enfant et le maudit et Eclat(s) d’âme sont des valeurs sûres et le diptyque Rêve de coucou est un yaoi de qualité.

Je me suis également fait plaisir avec les derniers tomes de L❤DK !

Du côté des cadeaux : Noël étant passé par là, mon homme a reçu les tomes 2 à 5 d’Orcs & Gobelins et le tome 4 de Elfes a été reçu contre 100 points chez France Loisir.

On continue avec les cadeaux de Noël, Le Chalet bleu de Servais m’a été offert par ma petite sœur et Alice aux pays des Merveilles est un cadeau du père noël pour ma fille.

J’ai ensuite reçu Les temps assassins tome 2 : Les Uchronautes de Pierre Léauté, gagné dans le cadre d’un concours entre blogueurs/youtubeurs (il me semble) de Mü éditions et que je suis en train de lire. Signes, une belle romance, est un livre numérique qui était1gratuit au moment de son acquisition, il a été lu mais je ne l’ai pas chroniqué.

T’as vu le plan ? reçu grâce à un concours chez un K à part ! Je l’ai commencé et il y a des plans vraiment bizarres ! J’essaierai d’en reparler à l’occasion.


Après mes folies aux Aventuriales où j’avais acheté beaucoup de romans fin septembre, je me rends compte que j’ai essentiellement investi dans des ouvrages graphiques ces derniers mois. Ce n’est pas très étonnant, j’ai une PAL très dense, et je cherche à la vider, mais ce n’est pas franchement une réussite puisque les SP viennent s’ajouter à mes lectures courantes. 😀

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Premières lignes # 150

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « L’île des disparus tome 2 : le secret du brouillard » de Camilla & Viveca Sten. J’avais beaucoup aimé l’ambiance nordique et ténébreuse du premier opus avec tous ces mystères et étrangetés tapis dans la brume, j’espère que ce tome sera du même acabit !

Quatrième de couverture : Le printemps est là, et pourtant, un épais brouillard a envahi l’archipel suédois. D’après la légende ancestrale, cette brume opaque annonce de terribles événements. Bientôt, elle va noyer les navigateurs et perturber les signaux des GPS, troublant l’équilibre de l’île.
Changelin parmi les humains, la jeune Tuva tente par tous les moyens de découvrir la vérité, sur elle-même et sur le danger qui menace sa terre natale. Aux côtés de son meilleur ami Rasmus, et de Maria, sa fidèle alliée Mara, la jeune fille comprend qu’une créature mythique offensée par les hommes s’est réveillée sous la forme de ce brouillard. Le peuple des océans dont elle pensait être la seule survivante est loin d’avoir dit son dernier mot.


Voici les premières lignes :

Prologue
5 août 1719

Il était trempé, transi de froid et n’avait rien mangé depuis des jours. Cela faisait quarante-huit heures maintenant qu’il dérivait dans le brouillard, sur quelques planches attachées à la coque fracassée. Le bras ballant, blessé, il allait et venait, à demi conscient. La dernière chose dont il se souvenait, c’était Albert criant son nom.
Depuis, le monde avait chaviré et le noir s’était installé. Peut-être était-il mort ? Peut-être se trouvait-il en enfer, porté au large de l’archipel sur un radeau de fortune, ne sachant si Albert avait survécu, ni ce qui l’attendait.
Il avait dû se traîner sur les planches avant de s’évanouir, puis de se réveiller dans un silence de mort. La galère avait disparu, tout comme les Russes, mais ce n’était qu’une maigre consolation.
Il avait la langue collée au palais. Malgré le goût infâme de l’eau saumâtre, il en avait bu quelques gorgées. La nausée venait par vagues, et la douleur cognait dans son bras. Il avait essayé à plusieurs reprises de le bouger pour estimer la gravité de sa blessure, mais chaque fois il avait été à deux doigts de vomir.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
Vie quotidienne de Flaure
Ladiescolocblog
Selene raconte
Les lectures d’Angélique
Pousse de gingko
Rattus Bibliotecus
La Pomme qui rougit
Chat’Pitre
La Booktillaise
Lectoplum
Encore un livre
Le monde de Gulia
The Cup of Books
Prête-moi ta plume
Le Parfum des Mots
Acurlywriter
Les lectures d’Emy
Shury lecture

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« La sublime communauté : les six mondes » d’Emmanuelle HAN

Quatrième de couverture : Les trajectoires des trois Transplantés s’apprêtent à converger. Ashoka, Ekian et Tupà vont prendre les commandes de la résistance, unir leurs pouvoirs pour forcer le passage des Six Mondes. La Sublime Communauté est ainsi constituée. Surtout, ils vont découvrir l’ampleur de la stratégie des Guetteurs et leur nouvelle base, construite en pleine banquise, à Point Hope, près du détroit de Béring où ils se livrent à d’étranges expériences sur les Affamés… Suspense et révélations, le rythme s’intensifie et s’accélère dans ce second et dernier tome, happant le lecteur jusqu’au dénouement.


Un second tome qui invite à la réflexion et aux prises de conscience sur des thématiques très actuelles et clôt parfaitement ce diptyque.


Dans ce début de roman, on retrouve Tuka et Ekian, deux transplantés qui viennent de traverser une porte et de se retrouver sur un monde froid et glacial. Tuka, qui travaille pour les guetteurs, doit cacher l’existence d’Ekian pour la protéger. Devenus alliés, ils cherchent à comprendre ce que cachent les guetteurs et leur chef, l’Observateur. Ils découvrent des expériences et de drôles de phénomènes. De son côté Ashoka, qui a quitté l’autorité du « roi », fait ses propres découvertes, il rencontre le chef des Etincelants qui lui montre le monde sous un jour plus astral et spirituel. Il recherche aussi activement les deux autres transplantés qu’il a vu en rêve et finit par les retrouver. Ensemble, ils formeront la Sublime Communauté et se lanceront dans une quête de vérité pour comprendre les réelles intentions de l’inconnu Observateur qui tire les ficelles de tout ces mystères.

On a donc trois héros, trois transplantés, ils sont jeunes et n’hésitent pas à traverser les mondes, tantôt froids et glacés, tantôt chauds et secs, tantôt tempérés et humides, à la recherche des six mondes pour savoir ce qu’ils sont réellement, un espoir ? Une supercherie ? A travers ces voyages, ils prennent peu à peu conscience de leurs capacités et s’essaient à les maîtriser. Tout trois présentent des caractères très individualisés, Ashoka, le plus jeune est la douceur, la tendresse, l’espoir, Ekian, la jeune femme adolescente est plus pragmatique, plus réaliste, plus directive, quant à Tuka, garçon adolescent, il transpire la colère, la frustration, l’émotivité, certes différents, ils arrivent à maintenir une certaine unité.

A côté d’eux, on a les affamées, êtres humains en perdition total reflets d’une sur-population et d’une humanité qui va mal, encline aux maladies, à la mal-nutrition, une humanité auto-détruite. Ils continuent à s’attrouper autour des portes avec toujours cet espoir qu’un des six mondes s’ouvrira à eux, en vérité, les affamés sont utilisés par les guetteurs à des fins plus que douteuses. Ces derniers, dont on retiendra essentiellement l’odeur entêtante de jasmin de l’un d’entre eux, sont commandés par l’Observateur, dont on se demande tout au long de récit quel est son identité. Qui sont-ils ? Que préparent t-ils ? Beaucoup de questions se posent face à ces êtres de l’ombre dont on ne sait pas vraiment s’ils sont bons ou mauvais.

Enfin du côté des personnages, on a les étincelants, dont leur chef Amoulkadine entre autre qu’Ashoka va rencontré et qui n’est autre que le père d’Ekian. Ces êtres symbolisent l’univers, l’atmosphère qui nous entoure, ils sont légers, volatils, lumineux et invitent à la réflexion mais surtout à la sagesse, amènent un peu de poésie dans cet univers fictif très anticipatif. On a ainsi des relations entre personnages fortes ; l’amitié, l’amour filial, les émotions humaines, sont au cœur du récit.

Ce roman est riche de valeurs et essentiellement là pour évoquer des problématiques actuelles, les thèmes abordés concernent de près comme de loin l’avenir de l’humanité ; écologie, fin du monde, avenir, et raconte une Terre détruite, un monde qui s’essouffle, des contaminations virales meurtrières, avec toutefois cette idée profonde d’une humanité à sauver et l’espoir d’un renouveau. Le tout est écrit avec un style fluide et dynamique, même si l’ouvrage souffre parfois d’une discordance de rythme, globalement c’est empli d’action, on ne s’ennuie pas et on est loin d’être perdu dans des passages descriptifs contemplatifs, au contraire ça manque parfois d’un peu de densité, certains passages sont trop rapides, voire expéditifs, ce qui se révèle assez perturbant quand le tome 1 prend le temps d’être décrit, à l’image des paysages traversés par nos protagonistes, cela aurait mérité un peu plus d’attention. Par ailleurs, un bon point qu’au début du roman, les éléments d’intrigue du tome 1 soient rapidement récapitulés pour tout nous remettre en mémoire. Quant à la fin, j’approuve pleinement le choix de l’auteure, sa fin est éclatante, efficace et prend tout son sens…

En bref, une suite qui clôt magistralement le diptyque, s’il souffre de quelques manquent de détails et aussi de certaines questions sans réponse, il offre surtout un univers anticipatif intéressant et intelligent, des personnages bien dépeints, pour ouvrir le lecteur à des réflexions sur son propre avenir. On passe un bon moment !

Je remercie les éditions Actes Sud Junior et plus particulièrement Nathalie pour cet envoi.

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Bilan : Cold Winter Challenge 2018

Voici mon bilan du Cold Winter Challenge en images, j’avais prévu de lire au moins un titre par menu malheureusement je n’ai pas pu contenter tous les menus. Je dirai même que les titres les plus adaptés au challenge se concentrent sur les deux premiers menus.


Les menus

Bonus :

  • Couverture de noël
  • Romance de noël
  • Couverture avec de la neige
  • Boire un thé de Noël

 

Bonus :

  • Couverture avec de la neige (*2)
  • Boire un thé de Noël (*3)
  • Partir en promenade (*1)
  • Jouer à un jeu de société en famille (*1)
  • Couper les réseaux sociaux toute une soirée (*2)

Titre prévu non lu


Bonus :

  • Secrets de famille
  • Boire un thé de Noël
  • Couper les réseaux sociaux toute une soirée
  • (Sang mais pas sur la neige ! 😉 )

Je ne me suis pas amusée à compter les points, je souhaitais surtout me challenger un peu et me motiver à lire certains livres. J’avoue apprécier ces petits challenges annuels, après le Pumpkin Autumn Challenge, le Cold Winter Challenge m’a bien plu aussi même si comme le premier, je n’ai pas été très présente sur le groupe FB, une histoire de temps et de disponibilité, pas toujours évident de tout concilier. En tous cas, je pense réitérer l’expérience l’an prochain !

Et vous quel est votre bilan ?

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Premières lignes # 149

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Les temps assassins livre II : Les Uchronautes de Pierre Léauté que je suis actuellement en train de lire. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le premier opus : Rouge vertical qui met en scène la célèbre Charlotte Backson (Milady De Winter) et qui est passionnant !

Quatrième de couverture : Immortel. La vie semble plus douce. Pourtant, les démons de nos âmes vivantes continuent de nous hanter. Guerrier, mentor, révolutionnaire, Darwen Longville cherche la paix et n’ignore pas qu’elle a un prix…
L’éternité a ses héros. Elle a aussi ses victimes.


Voici les premières lignes :

CHAPITRE I
Initials SS

Après-propos

ler août 1936, Berlin-Tempelhof, Allemagne

Les six lettres blanches de la capitale nazie se dessinaient en grand sur le gazon de l’aéroport de Tempelhof. L’architecte du troisième Reich, Albert Speer, les contemplait du haut du nouveau terminal, une cigarette à moitié consumée aux lèvres. Elles disparurent bientôt tandis qu’une masse énorme obscurcissait de son ombre la piste d’atterrissage numéro un.
Malmenant nerveusement son chapeau, Speer se tourna vers Ludwig Dürr, l’ingénieur en chef du projet L2 129. L’homme, tiré à quatre épingles, semblait d’un calme olympien.
– Que diable a-t-on choisi le nom de ce pantin d’Hindenburg ! grommela-t-il à la vue des journalistes qui noircissaient leurs cahiers de notes. Goebbels était furieux au téléphone !
– Le docteur Eckener est un nostalgique de l’ancien régime, fit Dürr.
– C’est surtout un idiot. Je ne donne pas cher de sa peau.
Au sol, le dirigeable gonflé au dihydrogène attirait tous les regards. Haut de quarante-cinq mètres, il dominait outrageusement les fourmis ouvrières qui s’affairaient auprès de sa coque. L’ingénieur en recueillait une certaine fierté, lissant de ses doigts ses moustaches taillées au poil près sous le regard angoissé de Speer.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Les lectures d’Emy

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C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de janvier !

Ce mois-ci, on reprend un rythme de lecture tranquille en espérant toutefois le maintenir au minimum à ce niveau là toute l’année ! 😉


Mon favori : Tenebris Lupus de Jean Vigne est ma première lecture de l’auteur et je ne regrette pas d’avoir cédé à la tentation. L’ouvrage promet un bon moment de lecture, très divertissant, riche d’une intrigue soutenue et osée, avec son lot d’actions et de personnages charismatiques (pour certains un brin caricaturaux…). Des secrets, des rebondissements et on plonge avec plaisir dans cette uchronie !

Du côté des bonnes et très bonnes lectures : Un été surréel de Maxence Fermine, l’auteur propose un roman qui nous plonge dans la vie amoureuse et passionnée de Salvador Dali avec sa célèbre muse : Gala. Nos vies en l’air de Manon Fargetton, je découvre l’auteure avec ce titre, assez percutant et sans temps mort et qui nous livre une belle histoire d’adolescents tourmentés et aux envies suicidaires. La fée des glaces de Maxence Fermine (oui j’adore cet auteur depuis Neige…) clôt une trilogie poético-fantasy pour la jeunesse qui promet évasion, aventure et de belles valeurs.

 

La sublime communauté tome 2 : Les six mondes d’Emmanuel Han, est un roman dystopique jeunesse aux valeurs et thématiques fortes. On suit trois jeunes dans une quête d’un monde meilleur. Un univers fouillé, des personnages variés et une intrigue qui tient bien la route malgré quelques facilités.

Les lectures plus mitigées : Juste un signe de Liz Plum, une romance young adult entre un bad boy (le garçon a fait de la prison pour adolescent) et une muette effacée au passé difficile, le genre de schéma que personnellement j’apprécie dans les romances (je suis une horrible romantique) et qui se révèle très addictive avec une certaine profondeur des personnages, j’ai dévoré ma lecture. Cependant, j’ai nettement moins apprécié les valeurs qu’il véhiculait, notamment entre les jeunes hommes et les femmes et leur rapport à la sexualité, mais aussi la partie extrêmement américanisée de la « mal bouffe » adolescente (agaçant à force), sans oublier les facilités et les éléments d’intrigue qui manquaient de réalisme. Personnellement, cela ne m’affecte pas mais je pense au lectorat cible de ce genre de titre (jeune adolescentE) et de l’influence qu’il pourrait avoir. Bref, je suis partagée.

Du côté des titres graphiques : les tomes 2, 3, 4 et 5 d’Orcs et Gobelins chez Soleil promettent de très beaux visuels et des intrigues bien ficelées, j’avoue avoir un petit faible pour le sadisme de Sa’ar (tome 4) du côté des gobelins et la malchance de La Poisse (tome 5) du côté des orcs.

 


Et j’ai entamé :


6 romans et 4 BD, un bilan qui me va bien ! 😉

Rendez – vous le mois prochain !

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« Nos vies en l’air » de Manon FARGETTON

Quatrième de couverture : Mina et Océan.
Ces deux-là se retrouvent par hasard sur le toit d’un immeuble parisien.
Ils ont choisi le même spot, ce soir, pour en finir. mais leur rencontre bouleverse ce projet : ils décident de s’accorder la nuit dans la ville, ensemble.

Une nuit comme un sursis.
Une nuit où tout peut arriver.
Une nuit rythmée par les défis, les échos du passé et la liberté vibrante de l’inconnu.

Jusqu’à l’aube, qui sera l’heure de la décision…


Tranche de vie de deux adolescents différents mais à la douleur commune et au besoin de se suicider, et si une nuit ensemble pouvait tout changer ?


Mina, est une adolescente d’origine arabe, modeste, qui subit le harcèlement scolaire et l’incompréhension des autres. Des menaces et des insultes sont son lot quotidien, aussi se réfugie t-elle sur le toit d’un immeuble avec cette envie de sauter, d’en finir avec tout ça, une envie d’éclabousser toute cette douleur qu’est sa vie depuis quelques temps déjà. Elle a tout préparer, un accoutrement métaphorique et une vidéo, des images diffusées au plus grand nombre, qu’ils souffrent autant qu’elle, qu’ils comprennent qu’ils sont allés trop loin. Ses parents ne soupçonnent rien, elle est discrète Mina, elle fait comme si tout allait bien, mais rien ne va, et l’envie de mourir, de manière spectaculaire idéalement,  domine ce soir là sur le toit d’un immeuble parisien. En bas, elle guette un point d’atterrissage, un dernier objectif avant le grand voyage vers l’au delà, les éclats lumineux des véhicules s’estompent, les bruits des klaxons aussi, il faut faire vite. Réfléchir, penser, Mina se perd dans sa tête, regarde ses converses argentées, jusqu’à ce que la voix d’un garçon vienne la sortir de ses pensées.

Océan, est un adolescent qui vit bien, même très bien, un père qui a réussi, arriviste dirait la belle famille, la famille est aisée, l’argent n’est pas un problème. Depuis, quelques mois pourtant, rien ne va, enfin depuis longtemps ça ne va pas, mais cela s’est accentué dernièrement, Océan n’en peut plus de cette vie codée et guindée, accumule les joints et autres autodestructions, ne communique plus avec son père, prend ses distances, accumule le mal être, il faut en finir. Sur le toit d’un immeuble, il est interrompu dans ses objectifs par une fille, « qu’est ce qu’elle fait là ? », attifée d’une drôle de manière, le regard vers ses pieds, elle ne l’a pas encore perçu. Il s’approche et sarcastique lui lance ses premières piques ; la pousser à sauter, connaître ses limites, est-elle vraiment prête à mourir ? Océan se questionne, s’en amuse aussi, serait-ce là un sursis avant la fin ?

Ainsi se passe la rencontre entre Mina et Océan, deux adolescents bien différents, aux origines contrastées, mais réunis dans leur mal être et leur envie d’en finir. Une rencontre inopinée, presque surréaliste, quelques échanges pragmatiques, et finalement, ils se promettent une chose ; passer la nuit ensemble et se donner la main le lendemain pour sauter dans un pas commun. Pourquoi ne pas profiter de cette nuit pour explorer leur limite, pousser un peu plus les risques et traverser ces heures sombres dans une folie commune, addictive et surtout en défiance l’un envers l’autre ? A travers les rues parisiennes et au fil de rencontres fortuites, l’un et l’autre se défient, se révèlent et prennent conscience de bien des choses, une nuit faite de gestes et d’actes immatures, insensés et un besoin surtout de se sentir vivre à travers tout ces risques, une façon peut-être de renaître et de toucher du bout des doigts cette vie qui palpite encore dans leur corps mais presque plus dans leur tête.

Ce petit roman de Manon Fargetton est à l’image de sa taille, c’est court mais c’est intense, c’est dynamique, c’est rythmé, pas de temps à perdre pour les deux adolescents, les heures s’égrènent rapidement. Il y a un côté un peu fougueux dans ce récit, on n’est pas là pour narrer les histoires de l’un et l’autre dans les détails mais plutôt dans un rythme effrénée qui s’accélère au fur et à mesure que l’aube s’approche. Et un questionnement incessant pour le lecteur ; vont-ils changer d’avis ? Il n’y pas de prétention dans ce récit qui se révèle simple dans la force de son message ; ici il est question de harcèlement scolaire, des désastres des harcèlements sur les réseaux sociaux, de l’isolement qui en découle, du regard des autres mais aussi de la perte d’un être cher, du deuil, de l’abandon parental, tout autant de chose qui peuvent nuire, détruire un adolescent en pleine construction. Ce qui se révèle aussi émouvant de bien des manières car au fil des heures, Mina et Océan racontent leur réalité, on s’attache à ces personnalités singulières, à la douceur et à l’empathie de Mina qui peu à peu assumera ses actes, de son côté Océan a une personnalité plus laborieuse à définir et à comprendre, ses côtés dédaigneux et égoïstes vont laisser place à une personne nettement plus attachante.

En bref, pas besoin de grand mots pour exprimer les grands maux, en cela l’auteure a parfaitement compris que son récit pour être percutant devait être à la fois vif et violent d’une certaine façon, simple et accessible d’une autre, l’écriture est bien calibrée en ce sens et l’ouvrage se lit d’une seul traite. Il parlera forcément aux adolescents et fera certainement prendre conscience à certains du mal qui peut être fait pour des choses qui leur parait être sans importance. Bel ouvrage et beau message !

Je remercie NetGalley et son partenaire les éditions RAGEOT pour ce partenariat.

 

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Premières lignes # 148

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Tenebris Lupus de Jean Vigne paru aux éditions Rebelle. Un roman très prenant qui révèle une uchronie assez osée peut-on dire, bref c’est à découvrir pour la plume de Jean Vigne qui est maîtrisée et dynamique et pour son histoire étoffée et pleine d’action et de rebondissements.

Quatrième de couverture : Alexandra possède un lourd secret, dont elle ignore tout. Les Tenebris Lupus, eux, savent. Ils rôdent depuis des décennies. Ils patientent, scrutent, guettent. Ils entretiennent la flamme noire, le feu sombre d’un espoir perdu. Le monde change ; eux, jamais. Bientôt, tout sera révélé et sur cet échiquier, Alexandra deviendra reine. Une reine convoitée, adulée, détestée, soumise à cette simple question : pour quel camp opter ? Et de ce choix dépendra le sort du monde…


Voici les premières lignes :

1995, quelque part en France…

Elle rit, réaction naturelle devant son mari qui ne cesse de faire le pitre en adoptant cette caricature d’accent du sud.

– Non ? fait-elle. Tu n’as pas dit ça ?
– Que crois-tu ? Si un jour, tu dois me voir à la plus haute marche de l’Élysée, il me faut apprendre à gagner le cœur des foules.

Devant l’évidence, Mireille perd son précieux sourire et se tourne vers la vitre. L’Élysée, son époux risque fort de réussir son pari fou et ce n’est pas pour lui plaire. Le paysage défile, succession de bocages et de champs entrecoupés de fermes à l’aspect vieillissant. De retour d’un meeting dans la région de Valence, réunion organisée par le père de Pierre, ils regagnent Nantes en empruntant les routes secondaires. « Une manière d’appréhender les difficultés du pays », ironise son homme. Le père de Pierre… Dovèv Adler… Mireille déteste cet individu, son regard froid comme la roche, rempli d’amertume. Son mari ne lui a pas tout dit sur sa famille, sur lui non plus, d’ailleurs. Une longue lignée entourée de secrets, mystères épais qui couvent sous chaque sourire, chaque attitude, impossibles à percer. Bah, quelle importance, elle est heureuse, n’est-ce pas là l’essentiel ? Beaucoup de femmes envieraient son bonheur, sa place surtout. Elle se tourne, sourit à sa fille, petit ange bien silencieux assis à l’arrière.

– Alexandra, ça va ma puce ?

L’enfant joue avec sa poupée, loin des problèmes d’adultes. Elle se contente de coiffer sa Barbie, activité bien assez compliquée pour se perdre dans une conversation inintéressante.

–  ça va, répond-elle.
– Nous allons bientôt nous arrêter, ma chérie. Patiente encore un peu.

Je n’ai rien dit, maman.


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