« 50 activités pour un enfant heureux » de Vanessa KING, Val PAYNE & Peter HARPER

Quatrième de couverture : Des activités et idées marrantes pour une vie plus heureuse !
En 10 thématiques joyeusement illustrées, ce livre invite les enfants à devenir acteurs de leur propre bonheur. Pour y parvenir, de nombreuses activités, bricolages, astuces de la vie quotidienne sont proposées, sur un ton décontracté et jamais moralisateur, mais toujours accessible. Ils peuvent ainsi facilement mettre en œuvre les clés de leur bien-être (donner, avoir des objectifs, être conscient, bouger, essayer de nouvelles choses, etc.) en famille et avec leurs amis.


Aujourd’hui, on change des habitudes pour un article particulièrement destiné aux enfants et à leurs parents, mais aussi au corps professionnel éducatif.

Bonne découverte !


« 50 Activités pour un heureux » est un ouvrage coloré, très joliment illustré en toute simplicité, suffisamment attractif et à la mise en page dynamique sous forme de « Post it » ou de listes synthétiques pour ouvrir l’enfant à des notions de bien être, à des gestes quotidiens faciles, parfois rapidement instinctifs et à des activités créatives et valorisantes pour lui.

Sur la base de dix notions clés, tel que Donner, Bouger, avoir des objectifs, vivre ses émotions ou encore s’accepter, ce petit livre donne des pistes pour oser, essayer, tenter, vivre tout simplement les envies de l’enfant. Il n’y a pas forcément besoin d’aller chercher très loin ce qui peut le rendre heureux et surtout le valoriser, parfois une simple observation, une petite création ou encore un changement d’état d’esprit peut largement suffire.

Accompagné de bonhommes drôles, caricaturés et aux traits géométriques à chaque page, l’enfant se construit et s’épanouit au travers d’idées simples et originales qui lui sont très rapidement accessibles, des pistes nouvelles pour toujours explorer davantage, créer simplement ou se construire sereinement. Il ouvre le regard de l’enfant, l’amenant à concevoir les choses différemment et toujours de manières positives et constructives.

Peut-être un brin bisounours et idéaliste, le contenu cible avant tout la positivité et les idées philosophiques harmonieuses, sensibles et bienfaisantes, ce qui n’est pas du luxe dans une société individualiste comme la notre.

Amusant et divertissant, l’ouvrage est un arc en ciel de couleurs et de formes qui invite l’enfant à réfléchir lui-même sur ses besoins, ses envies qui pourraient l’aider à être plus heureux, être plus confiant et avoir une plus grande estime de soi. Bref, un objet ludique et pratique en accompagnement du quotidien !

Je remercie Babelio et son partenaire les éditons Au fil de soi pour leur envoi.

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« AliN tous différents » d’Axelle COLAU

Quatrième de couverture : Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent sur moi et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie, est également devenue leur souffre-douleur. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre et je n’arrive plus à atteindre celle que j’aime… Sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous mettons un pied au collège. Comment nous envoler à nouveau et retrouver notre liberté ?


Un ouvrage court et efficace qui aborde le harcèlement scolaire avec beaucoup de  sensibilité et d’empathie.


« La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. »

Adrien est un adolescent au physique fluet, le genre premier de la classe à lunettes, qui excelle au violon. Lili est une adolescente tout en rondeur, avec une crinière rousse flamboyante qui chante d’une voix cristalline. Tous les deux sont amis depuis l’enfance, inséparables, liés par la musique, leur langage propre et sensible.  Pourtant de cette belle relation innocente et tendre, il ne reste plus grand chose depuis que Guillaume est entré dans leur vie.

Guillaume, le nouvel élève du collège, un garçon au physique avantageux qui fait craquer les filles et enthousiasme les adultes, une image de perfection évidente, lisse et sans histoire et pourtant… C’est un harceleur, le genre vicieux et très intelligent, réfléchi et méthodique, qui appâte sa proie avant d’en faire ce qu’il veut puis de la détruire en jouissant de son petit effet sur la psychologie de sa victime.

Ainsi Adrien doit – il chaque lundi transmettre les devoirs de la semaine à Guillaume et sa bande, sous peine d’être insulté, voir même battu. Il se sent profondément lâche de ne pas résister, affronter et n’en parle à personne. De son côté, Lili subit les brimades sur son poids, des moqueries psychologiquement violentes, des harcèlements moraux où personne n’intervient, de quoi perdre toute estime de soi, elle aussi n’en parle pas. On ne peut s’empêcher de penser à l’aveuglement et l’impuissance parentaux qui sont quelque part désarmants.

Pourtant, à côté de cela, les deux amis qui se sont éloignés vont peu à peu se retrouver dans la musique et ensemble devenir AliN, une lueur d’espoir dans leur vie ternie.  Adrien ne souhaite que retrouver le sourire de Lili sur son visage et va tout faire pour lui montrer que ce n’est pas son physique qui fait d’elle ce qu’elle est, en tentant de l’aider à reprendre confiance. Leur relation, c’est aussi les prémices du premier amour adolescent avec cette sincérité teintée de maladresse et d’une pudeur puissante. Quelque part ces deux personnages m’ont rappelé Eleanor et Park du roman du même nom de Rainbow Rowell.

Mais Guillaume est malin, il connaît le lien entre Adrien et Lili et n’hésite pas à en jouer pour attendre l’un ou l’autre.  Et cela devient encore plus violent quand Adrien décide d’intervenir pour défendre Lili et de réagir, enfin ! On peut dire que ça va très loin, peut-être même un peu trop loin. C’est d’ailleurs le seul reproche que je pourrai faire, c’est que le harcèlement me semble aller un peu trop loin vers la fin et que du coup manquerait un peu de réalisme.

J’ai profondément détester Guillaume, il n’a pas de véritables circonstances atténuantes, il est vil, complètement dérangé psychologiquement, avec un vice profond qui dépasse tout entendement et le pire c’est qu’il est suffisamment malin pour éviter toutes représailles jusqu’à ce qu’il commence à perdre pied dans son petit jeu… Se dire que des gamins pareils peuvent exister fait froid dans le dos.

Le texte contient une puissance émotionnelle qui n’est pas toujours facile à canaliser, à ressentir, difficile de ne pas avoir le cœur qui se serre en suivant le désarroi de ses adolescents en pleine perdition d’eux même face à la virulence dont ils font l’objet, le stress qui monte face à certaines scènes, qui franchement fait bouillir le sang dans nos veines. Colère, haine, tristesse, désemparement mais aussi, plus rares, quelques émotions plus positives dans les moments plus doux, plus tendres, plus fusionnels entre Lili et Adrien.

C’est écrit avec une certaine délicatesse et une grande fluidité, on sent peut-être même du vécu ou le partage d’expérience connue et c’est assez déstabilisant. On multiplie aussi les points de vue, on touche du doigt l’ensemble des sentiments des personnages, un ensemble qui transpire l’adolescence difficile, parfois violente, souvent peu tendre, toujours psychologiquement instable ; un cri dans une déferlante d’émotions qui n’est pas toujours aisée de supporter.

En bref, un très joli roman court sur le harcèlement scolaire, où des adolescents flirtent dangereusement avec leurs limites psychologiques mais où l’espoir demeure entre la musique et l’amour. Une petite perle dans le genre que je conseille !

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« La poupée de porcelaine » de Maxence FERMINE

Quatrième de couverture : Malo, après être revenu du Royaume des Ombres, passe les vacances de la Toussaint à Edimbourg avec ses parents. Tandis que son père assiste au Congrès des porteurs de cravates, sa mère souhaite avant tout faire les magasins. Malo se retrouve donc seul, bien décidé à profiter des attractions de la fête foraine voisine. Dans cet univers féerique, il rencontre deux nains au langage mystérieux. Intrigué, il entreprend de les suivre dans le labyrinthe du Palais des Glaces, qui se révèle être une nouvelle entrée vers le Royaume des Ombres. En franchissant la porte de ce nouveau monde, Malo découvre le manoir de Darkhouse, un soir d’orage. Là vit Sir Luke, un personnage maléfique en mal d’enfants. Donnant vie aux jouets, Sir Luke les garde pour se divertir et briser sa solitude. Peu décidé à laisser partir Malo, qu’il prend pour un automate, il l’enferme en compagnie d’une poupée de porcelaine. Le jeune garçon et la poupée parviendront-ils à échapper aux mains de Sir Luke et à retrouver Lili, la petite marchande de rêves, seule capable de les ramener dans le monde réel ?


Une suite qui emporte notre héros dans une aventure sombre et magique au cœur du Royaume des ombres, le tout écrit d’une plume très poétique et visuelle !


Cette année, le père de Malo a décidé que les vacances de la Toussaint se passeraient en Ecosse, dans la ville d’Edimbourg plus exactement. Une occasion pour lui d’assister à une énième conférence des porteurs de cravates, pour sa femme de faire les boutiques, et pour Malo de s’ennuyer ferme loin de ses amis. Finalement pour passer le temps, il se rend dans un parc d’attractions. Après avoir testé le train fantôme, il suit, intrigué, deux petits êtres au langage familier dans le palais des Glaces pour se retrouver en pleine tempête, face à un manoir lugubre au Royaume des Ombres. Il n’a pas d’autre choix que de suivre les deux nains qui l’amènent chez Sir Luke dans le manoir de Darkhouse. Là, les choses se gâtent pour Malo, le maître des lieux aspire à faire de lui sa bête de foire, la pièce maîtresse de sa collection des horreurs. Accompagné d’une poupée de porcelaine vivante, il va tout tenter pour s’enfuir.

On retrouve donc le héros du premier opus qui se languit de revoir Lili, la petite Marchande de Rêve et de retourner au Royaume des Ombres. Évidemment lorsqu’il reconnaît le langage des deux nains à la fête foraine, il se doute qu’une porte d’entrée doit exister à proximité, mais tout ne va pas se passer comme Malo l’envisageait. Il se retrouve dans une zone très sombre, ténébreuse et effrayante du Royaume. Et franchement, l’ambiance est très réussie, un manoir aux allures gothiques, une pluie diluvienne accompagnant des nuages noirs, et rien d’autres à proximité. Notre jeune héros va vite se rendre compte que ce n’est pas le Royaume des Ombres de son souvenir. Et ce n’est pas la rencontre oppressante avec Sir Luke qui va le faire changer d’avis, de prime abord accueillant, le personnage se révèle être un sorcier qui influe la vie à des objets et plus particulièrement à des jouets, les parquant ensuite dans son musée pour les exposer comme des horreurs aux viles créatures locales. Une poupée de porcelaine particulièrement jolie et nouvelle pièce de la collection va vite s’allier à Malo que le sorcier souhaite enfermer car ce dernier semble être le plus horrible de toutes les créatures.

Les deux personnages vont devoir faire preuve d’intelligence et de ruse pour trouver la porte de sortie et déjouer les plans machiavéliques de Sir Luke. Entre errance dans un manoir labyrinthique, épreuves sordides dans un jardin des quatre saisons, confrontation avec un ersatz de Frankenstein ou encore des retrouvailles inopinées dans un ténébreux cimetière, on est embarqué à bord d’une aventure simple, efficace et d’une belle linéarité. Maxence Fermine use à nouveau de sa poésie et de sa magie pour créer son univers un peu à la Freaks show enfantine et en profite pour nous abreuver de termes insolites et drôles, langage propre au Royaume des Ombres que le professeur Septimus se ferait un plaisir de vous apprendre !

En bref, une bien jolie histoire qui nous est contée par un maître des mots, un auteur qui n’a pas à rougir de sa plume pleine de douceur, de tendresse et de sortilège, car dès le début de ce roman jeunesse vous serez envoûtez par l’ambiance à la fois sombre,  élégante et non dénuée d’humour.  Pourquoi s’en privez ?

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« Chupacabra, Rustine a disparu » de Sébastien TISSANDIER & Vael CAT

Quatrième de couverture : Chupacabra, le seul vampire allergique au sang humain, grandit. Le voici aux portes de l’adolescence. Comme tous les ados de son âge, il accorde beaucoup d’importance à l’amitié. Comme tous les ados de son âge, il déteste les injustices et ne supporte pas les réprimandes de ses parents. Mais lorsque Rustine disparaît du jour au lendemain, tout le monde s’inquiète pour Chupa’. Comment va-t-il pouvoir se nourrir sans elle ? Que se passera-t-il s’il croise des humains et qu’il cède à la tentation du sang ? Pourquoi la chèvre a-t-elle disparu ? Suivez les traces de Rustine et découvrez les raisons de sa disparition…


Un troisième tome un peu plus mature que les deux premiers où les sentiments viennent se mêler du quotidien du petit vampire râleur et allergique !


Chupacabra se réveille un matin et pour une fois ne se heurte pas à Rustine, la chèvre qui le nourrit puisqu’il est allergique au sang humain. Cette dernière semble avoir disparu sans laisser de trace ; plus de gamelle, plus de crottes sur le tapis, plus de bruit de mastication.  Sourire au lèvre, Chupacabra voit en cette disparition, la paix, la tranquillité et il va enfin pouvoir vivre sa vie ! Mais qu’en est-il réellement ? Où est Rustine ? Chupacabra peut-il survivre sans sa chèvre  ? Voilà qu’en plus certains sentiments viennent se greffer à son quotidien de pré-adolescent et agrémenter une vie déjà bien remplie !

Dans ce troisième opus, il est plus question de psychologie que d’action. En effet, là où les deux premiers nous embarquaient dans des aventures mouvementées que vivaient Chupacabra avec ses amis, ici il est surtout question de la pré-adolescence, de la vie à l’école et des premiers émois amoureux du petit vampire. Une tournure plutôt intéressante qui rappelle que l’auteur est sensible à ces sujets adolescents dont il a  écrit quelques ouvrages sur la question, par ailleurs, l’auteur est professeur et ces thématiques lui tiennent donc à cœur et expliquent certainement la passion qu’il a de son métier.

Ainsi emportés dans cette ambiance bien propre à cette série que le talent de Vael Cat retranscrit parfaitement à travers ses illustrations, sombres, brumeuses et gothiques (et que j’affectionne tout particulièrement), on continue à suivre l’évolution de ce petit vampire au fil du temps. Chupacabra se heurte à l’incompréhension de ses parents face à ce sentiment d’injustice qu’il vit quotidiennement depuis des années avec ses déboires avec Rustine, à l’incompréhension de ses amis face à son manque d’émotion face à la disparition de Rustine, tout en subissant toujours les moqueries de la petite bande de Marcus de part son allergie. Nous sommes en pleine immersion pré-adolescente où les relations enfants-parents, l’amitié, l’amour ou encore la différence ne sont pas toujours faciles !

Rustine, la chèvre parlons-en, enfin on sait ce qui se passe dans sa petite tête, et quelque part, nous ne sommes pas surpris de connaître ses propres sentiments, ses propres rancunes et ses propres peines. Elle est attachante et très touchante dans sa solitude. Il ne doit pas toujours être évident d’avoir la sensation d’être un simple « repas ». J’ai bien aimé suivre ses pensées et ses flash-back dans son passé et celui de Chupa.

La relation de l’un et l’autre est toujours traitée avec beaucoup d’humour (l’idée du capri-sang est plutôt bien trouvé !). Le rythme maintient sa particularité avec ce côté saccadé et peu fluide, en même temps cette fois on suit le point de vue de Chupa et Rustine, ce qui peut fortement expliquer cela, même si dans l’ensemble l’ouvrage est plus riche et mieux traité à mon sens que le second opus à qui il manquait un peu de profondeur et beaucoup de fluidité.

En bref, ce tome marque un tournant psychologique assez fort dans la vie de Chupacabra et de Rustine, les masques tombent pour chacun d’entre eux et une porte s’ouvre sur l’adolescence du vampire et de ses amis, avec un panel de thématiques que l’auteur prendra sans nul doute plaisir à exploiter dans les tomes futurs auprès du talent de l’illustratrice. Très intriguée de lire la suite intitulé « Chupacabra et Le Loup Garou », un tome qui devrait revenir au source avec une belle aventure !


Extrait :

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« L’ombre de l’Ankou » de Jean VIGNE

Quatrième de couverture : Lotie, petite Parisienne de 11 ans, déménage pour la Bretagne. Une terre de légendes, lui disait-on. En guise de légende, la voilà dans un vieux manoir perché tout au bout du monde. Une bâtisse poussiéreuse, perdue sur une lande désertique. Pas de quoi enchanter la jeune fille. Elle va s’ennuyer ferme ici, sans ses amies, c’est certain. S’ennuyer ? C’est sans compter sur l’arrivée d’une étrange créature. Une silhouette encapuchonnée, armée de son immense faux, dressée sur ce bateau illuminé par cette seule lanterne. Qui est ce redoutable inconnu ? Pourquoi revient-il chaque nuit sur cette plage de galets ?


Un roman jeunesse dédié aux 9/12 ans qui explore la légende bretonne de l’Ankou dans une ambiance océano-gothique particulièrement réussie. Si vos enfants aiment les petits frissons, n’hésitez plus !


Lotie est donc une jeune adolescente de 11 ans qui se retrouve à emménager en Bretagne pour des raisons familiales. Cette petite parisienne qui avait l’habitude du dynamisme des grandes villes se retrouve donc perdue au fin fond du Finistère, dans une demeure vieillissante en bord d’un océan mouvementé, ce qui n’est pas pour lui plaire. Mais un soir alors que la tempête fait rage et qu’elle n’arrive pas à dormir, elle se lève pour fermer les volets et se retrouve face à une étrange vision ; au bord de la plage un petit bateau éclairé d’un fanal ne semble pas subir le mouvement impressionnant des vagues, plus étrange encore, le grand être à son bord, à la morphologie fine et élancée, équipé d’une faux et dont le visage est caché par un chapeau à large bord, regarde dans sa direction sans bouger.

Cette collection des éditions du Chat Noir appelée Chatons Hantés rappelle inévitablement la génération Chair de poule avec ces petites histoires étranges qui faisaient peur aux prémices de l’adolescence. L’ombre de l’Ankou est le premier titre de cette collection que je lis et ce ne sera pas le dernier. Les ouvrages sont très soignés, à l’image de l’ensemble des titres de la maison vous me direz, mais le contenu est aussi très bon !

Ici, Jean Vigne nous transporte au bout de la Bretagne, dans un petit village finistérien bordé d’un océan, où les plages de galets côtoient les landes salées et asséchées par les embruns. Une ambiance folklorique s’installe, la Bretagne étant une terre de légendes et de mythes divers et variés. Un ancien manoir familiale grinçant et poussiéreux associé aux terribles tempêtes nocturnes achèvent d’embarquer le lectorat dans une atmosphère inquiétante, gothique et intemporelle. Personnellement, c’est ce que j’ai particulièrement aimé.

Mais ce n’est pas tout, l’auteur propose à travers son héroïne, Lotie, une peinture d’adolescence des plus intéressante et réaliste ; les copines, les activités, et autres occupations qui leur sont propres, mais aussi un aspect plus dramatique, plus profond, qui vient souvent ternir des vies idéalisées, je pense entre autres à la maman de Lotie, aux épreuves face auxquelles la famille doit faire front, sans trop en dire sachez qu’il y a de la matière innocente mais aussi un peu plus réaliste et mature dans le texte de Jean Vigne, elle peut même s’avérer déroutante au début quand on sait que le roman est destiné aux 9-12 ans. Il use par ailleurs de certains clins d’oeil qui rappellent notre société contemporaine.

Lotie est un personnage qui n’est contente de rien, étonnant pour une adolescente qui croit avoir tout perdu en venant dans ce « trou paumé », qui râle beaucoup, peste en silence, mais c’est surtout une petite fille qui se sent impuissante, expliquant à mon sens certaines de ses attitudes plus négatives et redondantes. Sa confrontation  avec l’Ankou et sa rencontre avec une jeune garçon de son âge vont révéler son courage et sa tristesse lui faisant vivre une sacrée aventure. Il ne sera pas difficile au jeune lecteur de s’identifier à ce personnage et de s’immerger dans cette histoire un peu effrayante mais aussi très excitante.

En bref, une chouette histoire captivante de bout en bout avec un final bien trouvé et qui satisfait pleinement. Le tout est bien écrit avec fluidité et maîtrise pour le jeune lectorat, on ne sombre pas dans la facilité et au contraire il y a une profondeur intéressante. La plume de Jean Vigne est très agréable. A conseiller à vos petits chatons qui aiment être effrayés mais pas trop quand même et surtout surpris !

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Mes Aventuriales 2018 !

Le Week end dernier avait lieu Les Aventuriales de Ménétrol (63), un salon dédié aux littératures de l’imaginaire. Je vous avais présenté il y a quelques jours mes attentes et mes envies pour cette quatrième édition (et la troisième à laquelle je me rends). Cette année, je n’avais pas prévu grand chose, j’avais envie de me laisser porter au fil des rencontres et des découvertes. Encore une fois, cette édition s’est révélée être un très bon cru avec des éditeurs, des auteurs et des illustrateurs formidables, le tout dans une ambiance chaleureuse et familiale. Le salon a l’avantage de permettre d’éviter les foules et les queues auprès de personnalités qui ailleurs seraient prises d’assaut ! Cette année, j’y suis allée les deux jours, le samedi j’y étais avec ma petite sœur et le dimanche avec une copine livresque !

Cette année, pour changer, je n’ai pas pris beaucoup de photos (d’ailleurs, je les ai rapidement sous-traitées…), j’avoue que d’une part je n’y pense pas franchement quand je suis en pleine conversation avec un auteur et que j’apprécie de le ou la regarder faire sa dédicace, et que d’autre part, ça me gêne un peu, allez savoir pourquoi, je me sens toujours un peu idiote de prendre en photo des gens qui n’ont rien demandé. Du coup, pour illustrer mon article, j’ai parfois été piocher chez les auteurs ou les organisateurs, si c’est le cas, l’origine de la photo est spécifiée sous celle-ci évidemment. J’espère que ce n’est pas un problème, si c’est le cas n’hésitez pas à me le dire et j’agirai en conséquence.

Enfin, je n’ai pas envie de parler que de mes achats mais aussi des rencontres et des ouvrages qui ont attiré mon attention, l’article risque d’être long. Alors armez – vous de patience et de motivation, vous êtes prévenus ! Trêve de bavardage, débutons les festivités !


Arrivée vers 12h30, j’ai eu la chance de voir un certain nombre d’auteurs en train de manger (sandwichs et tartes au chocolat !) et un certain nombre de chaises vides. Finalement, c’est un horaire qui se révèle pas si peu stratégique que ça car il y a un peu moins de monde et donc plus de liberté pour découvrir les personnes présentes et faire le tour des stands ! (enfin je dis ça mais vous allez voir que je ne vais pas faire le tour si vite que ça…) Bref, je suis à peine entrée dans la salle que je tourne la tête et vois un grand bonhomme me faire des grands signes avec ses bras, Emmanuel Quentin évidemment, de Mü éditions qui me reconnaît (et chaque fois ça m’épate, car finalement si l’on échange virtuellement ce n’est que la troisième fois que l’on se croise IRL !), comment me scotcher un grand sourire sur le visage. Je file le saluer avec plaisir, je papote quelques instants, je lui demande si Nicolas (Cartelet) est là, il est malheureusement absent pour des raisons personnelles, mais je pense fort à lui pendant cette édition à laquelle il manque tout de même, puis je laisse Emmanuel à une lectrice qui vient découvrir ses talents. Je repasserai le voir un certain nombre de fois au cours du week end ! (c’est un peu mon chouchou tout de même…)

Equipe de Mü Editions : avec de droite à gauche Jean – Emmanuel Aubert, Li Cam, Emmanuel Quentin, Davy Athuil et Mathieu Guibé des éditions du Chat Noir

Une photo un peu plus sérieuse d’Emmanuel avec ce regard rieur et coquin ! 😉

Je file ensuite vers les stands des éditions Rise et Au Loup éditions, rencontrer Axelle Colau que j’aperçois souvent sur FB. Elle nous parle de Génération Captive, d’Alin tous différents (que je lui prendrai le lendemain et que je lis actuellement) et de son petit dernier pour la jeunesse Les Pirates de l’île Mirage.

Je continue mon petit tour et m’arrête au joli stand de Nathalie Bagadey que j’avais raté la saison dernière. Elle nous parle de ses deux dernières sorties ; la suite de Citara et un roman jeunesse intitulé Petit-Pierre et la gargouille.

Je poursuis mon chemin et m’arrête jeter un œil aux romans fantasy de Daniel Gourbeault – Petrus (qui n’aime pas la romance et les filles trop fille justement ! Jugez un peu la couverture du tome 2 du Cycle de Chem-Ry ;)).

 

A côté, mon regard est attiré par les ouvrages jeunesses de Patricia Company, femme très joviale, avec sa série La confrérie de Piptarquie qui pourrait bien plaire à ma fille qui vient de rentrer en CP et donc apprend à lire. Je le note dans un coin de ma tête pour une prochaine fois.

Je m’arrête ensuite sur le stand album jeunesse des éditions Livr’S, cette année je vais faire une infidélité à La Poule qui pond en optant pour un ouvrage (Swing Green de Pyel) de cette maison édition qui me plaît particulièrement, pas de texte et donc un appel à l’imagination avec des créatures un peu effrayantes qui plairont sans nul doute à mon dernier et rappelle aussi un peu le charme des Ponti !

Un peu plus loin l’ouvrage Hanafuda de L.A Braun attire l’œil, l’ouvrage est très beau et le synopsis assez tentant mais je ne craquerai finalement pas cette fois-ci au contraire de ma sœur !

Sur ce, je m’en vais voir Manon d’Ombremont aux éditons Livre – Book que je connais essentiellement en tant que blogueuse. On papote de ses ouvrages, de son prochain bébé qui devrait sortir l’an prochain (un roman sur la mafia russe mais je n’en sais pas plus) de nos lectures, de nos vies respectives, avec un petit clin d’œil à la série de la Confrérie de la dague noire (la seule série bit lit qu’elle lit encore et qui lui rappelle que quand même c’est une fille ! ;)). Je repasserai également le lendemain et nous parlerons en particulier des éditions Mnémos et du Chat Noir .

Je rejoins ma frangine qui discute avec un autre auteur des éditions Livre – Book, Sylvain Desvaux. J’en profite pour faire un coucou à Nicolas Pages qui est juste à côté ! Ce dernier me parle des trois anthologies qu’il a dirigé afin de dépoussiérer un peu l’univers de Cthulhu. Ce n’est pas forcément quelque chose qui me parle étant donné que je n’ai jamais lu Lovrecraft mais l’idée de le moderniser un peu n’est pas inintéressante. Je me joins ensuite à la conversation entre Sylvain Desvaux et ma sœur sur son roman La Rédemption de Tessa qui me tente bien à l’occasion (et bien loin des Vampires de Twilight ! :D).

Il est 14h, nous n’avons pas mangé, ça fait 1h30 qu’on est ici, pas un seul achat, à peine 1/3 du salon fait et surtout on a les crocs ! A ce rythme, on n’est pas sorties le cul des ronces ! On s’offre donc une petite pause déjeuner avant de reprendre en fanfare par le stand des Indés de l’Imaginaire (Mnémos, Les Moutons électriques et ActuSF) où il n’y a que du beau monde et de nombreuses tentations ! Il faut dire qu’en plus les ouvrages sont vraiment très soignés.

Photo prise le dimanche, Mathieu Rivero est absent ce jour là, de gauche à droite, Ariel Holzl, Grégory Da Rosa, Vincent Mondiot et Nathalie Weil des éditions Mnémos

On se dirige d’abord vers Ariel Holzl et sa trilogie les sœurs Carmines. L’auteur est d’une nature discrète et réservée, bien loin de l’exubérance de son voisin Grégory Da Rosa ! En tous cas, au vu des retours que j’en ai, l’auteur plaît autant que ses livres. 😉 (oh fait serais-tu accroc à ton téléphone, Ariel ?) On parle donc de ses personnages qui semblent sortir des codes du genre et de son illustrateur Melchior Ascaride dont j’avais adoré le travail sur Tout au milieu du monde.

 

Quand Ariel se rend compte qu’on le prend en photo  ! 🙂

 

J’en profite pour regarder les belles couvertures de la trilogie Sénéchal de Grégory Da Rosa, œuvre médiévale qui a l’air très intéressante.

 

Avant d’oser me présenter à Vincent Mondiot dont j’ai lu deux ouvrages cette année. On évoque donc son travail sur Nightwork que j’ai vraiment bien aimé et son dernier roman qu’il présentait et qu’il a co-écrit Les Mondes-Miroirs. Évidemment, j’avais amené mon exemplaire à faire dédicacer (le seul livre que j’ai trimballé d’ailleurs.)

 

Je continue mon petit bout de chemin sur le stand des Indés en allant voir Mathieu Rivero, un des auteurs de Tout au milieu du monde, comme dit plus haut, un titre que j’avais particulièrement apprécié, je convaincs d’ailleurs ma frangine de le prendre. On discute de cette fin très céleste et qui va bien loin, il me le confirme, c’était volontaire. Le jeune homme est très sympa, comme toute la clique vue avant, franchement, une belle équipe que vous aviez là sur le stand !

Du coup, je regarde un peu les titres qu’il présente, et Or et Nuit me tape dans l’œil (yep, je vais finir le week end avec un certain nombre de bleus imaginaires… Un K à part, cette blague t’est spécialement dédiée ! :D), encore un ouvrage illustré par Melchior, et la thématique de l’après Milles et Une Nuit me tente bien, je n’ai pas ce genre d’histoire dans ma PAL ! Je n’ai pas de photo de Mathieu aux Aventuriales (et je n’en ai pas trouvé d’ailleurs), il était absent le dimanche, moment où mes photos ont été prises.

Ma sœur s’arrêtera voir Erik L’Homme et lui prendra il me semble Phaenomen, c’est un auteur d’une discrétion incroyable tout comme Charlotte Bousquet, cela est très intimidant et on ne sait finalement pas trop comment engager la conversation avec eux. De cette dernière, je percute sur le titre Le dernier Ours, on se doute des thématiques abordées auxquelles je suis particulièrement sensible.

On continue avec une BD qui avait grandement attirée mon attention un peu plus tôt, Sorceline, je me dis que ça pourrait plaire à ma grande (et à moi par la même occasion, je confirme, j’ai accroché et cette fin ! Il arrive quand le tome 2 ?). L’illustratrice, Paola Antista,  est présente, parle très bien français et offre une très jolie dédicace (désolée, les photos des dédicaces se sont floutées dès que j’ai réduit les images pour l’article).

 

Cette année, je retourne voir Frédéric Czilinder au stand des éditions Armada, l’an dernier j’avais hésité à lui prendre Wake the Dead, cette fois-ci c’est chose faite ! Un roman horreur du genre Teen Movie, ça devrait être assez sympa à lire. En plus, j’adore la couverture.

Je poursuis sur le stand de Malpertuis.

Stand Malpertuis avec Elodie Serrano (au moins une qui sourit ;)), Patrick Eris et Christophe Thill

Je vais dire bonjour à l’auteur Patrick Eris (Thomas Bauduret), on papote, je lui dis venir chercher leur dernier titre, tout beau, tout frais, Le Rapport Oberlander de Laurent Mantese. Un titre qui a l’air assez glauque mais qui a su retenir mon intérêt. Là, son collègue Christophe Thill lui dit « bon bah ce sera un service de presse », je lui réponds que « non non je suis bien venue l’acheter », mais si si les deux insistent, je ne sais pas où me mettre et je les remercie en me tournant vers l’auteur.  Ce dernier me demande à quel nom dédicacer le roman, puis réfléchit, manque d’inspiration « vous aimez quel genre ? », « je lis de tout mais peu d’horreur », mot magique son roman étant horrifique… 😉 J’aime bien l’équipe de cette maison d’édition qui est tout en simplicité et très accessible !

Puis, je découvre l’auteur Jean – Luc Marcastel dont je venais de commander le premier tome de sa série jeunesse L’auberge entre les mondes sur France Loisir, ce qui est un peu idiot alors que je le voyais aux Aventuriales… Bref, il me dit gentiment de prendre le tome 2 du coup avec un grand sourire ! Le bonhomme est charismatique et fort sympathique je trouve, très agréable, accessible et très souriant. Il attire du monde et ça ne m’étonne pas, il a de sacrés titres, très différents les uns des autres et qui sont très tentants. Je repasserai le lendemain et lui prendrai son diptyque Frankia qui me vaudra une dédicace (qui sont super jolies !) au nom de ma copine livresque sur le tome 2 qui venait juste de lui prendre la même chose. Je trouve l’anecdote plutôt drôle ! (Et je ne vous en veux pas Jean-Luc ! 😉 )

 

Je profite d’un moment d’accalmie sur leur stand pour aller voir Sébastien  Tissandier & Vael Cat et leur prendre le tome 3 de Chupacabra. J’en prends deux exemplaires dont un pour moi parce que j’aime bien ce petit vampire allergique au sang humain et surtout j’adore le travail d’illustration de Vael Cat sur l’ouvrage.

Je pars rejoindre celle qui m’accompagne en ce dimanche aux éditions du Petit Caveau et du Chat Noir. Je tiens particulièrement à prendre un titre de Jean Vigne parce que j’aime beaucoup la personnalité de l’auteur qui est très chouette, il est accompagné de sa compagne Pascale Languille sur le stand du Petit Caveau. Je lui prends donc Tenebris Lupus, c’est un one shot, ce qui n’est pas pour me déplaire et les deux me vendent ça bien et me promettent une sacrée surprise à la lecture, je retiens et le sortirai très vite de ma PAL ! Pour ma nièce, j’opte pour L’Ombre de l’Ankou que j’avais bien envie de me prendre aussi, d’ailleurs je l’ai lu avant de lui envoyer et j’ai beaucoup aimé !

 

Sur le stand du Chat Noir, que de tentations c’est horrible ! Mais cette année, mon leitmotiv était de prendre des ouvrages aux auteurs présents en priorité, donc je n’ai pas craqué pour le dernier Vincent Tassy (même si Mathieu Guibé m’a dit tenir là une pépite entre les mains, mais il sera acheté c’est sûr) ou la série d’Anya Allyn qui me lorgnent depuis longtemps… J’hésite à me prendre Cœur Vintage de Cécile Guillot mais ce sera partie remise, je lui prends tout de même Cupcakes et Sorcellerie pour une autre de mes nièces et que j’ai lu également entre temps.

Source : photo personnelle des Aventuriales 2017

 

Encouragée par Emmanuel Quentin à découvrir le titre AquaTM de Jean- Marc Ligny, je passe voir l’auteur. Je finis avec deux titres dont le fameux pavé AquaTM (Emmanuel, j’espère que j’aimerai au vu du nombre de pages !!!) et un titre, L’enfant bleu, pour ma fille que nous avons déjà lu ! Je ne connaissais pas l’auteur alors c’était l’occasion de le découvrir vu comment on me l’a vendu.

Pour l’anecdote, je reviendrai vers Emmanuel lui dire que j’ai acheté le roman, sur ce Jean-Marc Ligny se joindra à nous et lui prendra Dormeurs (très bon choix l’ami !), je ne sais comment vous décrire la réaction d’Emmanuel Quentin, mais on le sentait touché, ému, ce que vous voulez (rougissant même), de voir un auteur qu’il apprécie beaucoup acheter un de ses livres. Très beau moment !

J’oubliais, on est aussi passé voir Estelle Faye qui nous a présenté avec passion son dernier roman, Les nuages de Magellan, un space opera. Elle était très contente qu’il soit présenté pour la première fois aux lecteurs aux Aventuriales. J’avoue que j’avais envie de lui prendre un de ses titres mais mes finances m’ont retenue, j’en ferai certainement une priorité l’an prochain si elle est présente.

A ce moment là, il est presque 18h, horaire de fermeture du salon, nous passons voir l’illustratrice Cindy Canevet pour découvrir l’image de couverture du prochain roman de Pierre Léauté à paraître chez Mü éditions, soit le tome 2 des temps assassins. Bien différente de la première mais néanmoins très belle !

En parlant de Mü éditions, je n’ai pas fait d’achat tout simplement parce que j’ai déjà toutes leurs dernières parutions, un nouvel ouvrage est actuellement disponible en pré-commande et un autre devrait sortir en novembre, sans parler du programme de parution de l’an prochain qui annonce du lourd dont le prochain Emmanuel Quentin !!! (hiiiiii en mode groupie !).

On finit donc nos Aventuriales en allant voir une dernière fois Emmanuel pour une bise d’au revoir et une prise de rendez – vous pour se voir à nouveau l’année prochaine, si ce n’est avant peut-être…

Une nouvelle fois les organisateurs et les bénévoles ont fait un très beau travail, de beaux invités, de beaux auteur(e)s et illustrateur(rice)s, de beaux éditeurs, des animations divertissantes et des heures de marche au milieu des stands et de tous ces livres qui nous appellent au vice ! Je vous remercie tous sincèrement de nous mettre autant de paillettes dans les yeux !

Le RDV pour l’an prochain est déjà pris !

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C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de septembre !

Ce mois-ci est certainement plus riche de lectures que le mois dernier (en même temps, je pouvais difficilement faire pire), je me suis toutefois concentrée sur des lectures dites faciles et des titres graphiques pour me remettre gentiment dans le bain ! 😉

Vous pouvez cliquer sur certaines couvertures des ouvrages présentés pour aller sur le lien des avis déjà rédigés car comme d’habitude, je ne suis pas à jour.


Mon favori : Les Mondes-Miroirs de Vincent Mondiot & Raphaël Lafarge, un roman fantasy franchement très réussi à l’univers fouillé et non dénué d’humour que je recommande vivement ! (En plus le livre est très beau.)

Du côté des très bonnes lectures : Une romance M/M légère et pleine de bons sentiments qui font du bien avec le tome 2 de l’horoscope amoureux : Scorpio Hates Virgo d’Anyta Sunday et un roman jeunesse toujours aussi magiquement poétique avec La poupée de Porcelaine de Maxence Fermine.

Du côté des lectures plus mitigées : Si j’ai beaucoup aimé lire le cinquième et dernier tome de la série Il était une fois : La jeune fille à la tour d’Eloisa James, il y un truc qui m’a chiffonnée dont je vous parlerai en détail dans mon avis que je vais rédiger prochainement. Le titre n’en reste pas moins une jolie romance avec un personnage masculin écossais jeune dont la vie manque sérieusement de spontanéité que l’héroïne féminine va venir bousculer ! Ensuite, le titre Projet Friendzone de Margot D. Bortoli est un peu trop chick lit à mon goût et présente trop de longueurs pour me convaincre

Du côté des titres graphiques : Ma vie avec un scientifique : La fertilité d’India Desjardins et Bach porte avec humour un sujet sensible de manière très réussie.

La trilogie Your name de Makoto Shinkai raconte l’histoire de deux adolescents aux vie très différentes, l’un tokyoïte moderne, l’autre campagnarde traditionnelle, qui s’échangent leur corps dans leurs rêves. C’est très doux et assez poétique avec un fil d’intrigue assez chouette à suivre.

 

Les deux premières tomes de Deadlock de TAKASHINA Yû et AIDA Saki sont franchement très intenses et violents et racontent l’immersion d’un policier accusé d’une bavure dans l’univers carcéral masculin. Par contre vu le cliffhanger à la fin du tome 2, on désespère de ne pas avoir de tome 3 (un jour peut-être ?!)

On continue avec deux one shot ; Labradorescence de YMZ qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, histoire un peu bateau et dessins moyens, dommage la couverture était prometteuse ! Fleur et sens de Rihito Takarai (10 counts) présente deux courtes histoires toujours aussi poétiques, pleines de douceur et avec un style graphique que j’aime particulièrement. Le tome 3 de l’étranger du zéphyr de Kana Kii est dans la continuité des précédents, plein de tendresse et d’humour ! Eclat(s) d’âme tome 2 n’a rien a envié à son prédécesseur, des thèmes LGBT forts et traités avec beaucoup de pudeur.

J’ai enfin reçu le tome 2 (ça a été long) et dans la foulée le tome 3 de Hidamari Ga Kikoeru de Yuki Fumino, j’aime beaucoup ce manga, le dessin est sublime et c’est très expressif. On suit la relation naissante qui prend son temps entre les deux héros masculins ainsi que leur vie quotidienne qui n’est pas toujours simple avec toujours en thématique centrale le handicap invisible.


Et j’ai entamé Les loups chantants d’Aurélie Wellenstein et l’Ombre de l’Ankou de Jean vigne.


5 romans, 1 BD et 11 mangas, c’est plutôt pas mal !

RDV au mois prochain !

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« Ma vie avec un scientifique : La Fertilité » d’India DESJARDINS & BACH

Quatrième de couverture : Elle est émotive, il est pragmatique… Ensemble, ils forment un couple amoureux et complice. Leur souhait : fonder une petite famille…

Malgré tous leurs efforts, et bon nombre de désillusions, ils ne baisseront pas les bras !

À travers une succession de saynètes de la vie quotidienne, India et Bach vont nous faire partager avec beaucoup d’humour, d’autodérision et de légèreté les problèmes de fertilité d’un couple, un sujet délicat, trop souvent tabou !


Un ouvrage graphique qui traite avec beaucoup d’humour et de dérision d’un sujet sensible voire tabou dans notre société ; amusant et touchant !


La fertilité, un vaste sujet et de grands débats. India Desjardins et Bach ont choisi de le traiter avec une certaine dérision, une légèreté inattendue et un humour omniprésent, entrecoupés toutefois de moments plus intimes et surtout psychologiquement plus douloureux pour nos protagonistes.

Un couple souhaite avoir un enfant, se retrouve face à la difficulté d’en avoir naturellement et se confronte à des méthodes scientifiques nettement moins romantiques, le tout en subissant les remarques et autres conseils inappropriés de leurs proches. Ce couple semble assez mal assorti et pourtant… On a un homme à la pensée cartésienne, aux réponses scientifiques toutes trouvées et qui est bien loin des rêveries de sa femme. Cette dernière au contraire surfe sur toutes les informations des magasines féminins ou des sites internet peu sérieux. Un contraste intéressant qui donne lieu à des échanges savoureux et animés, à des gags très drôles, qui permettent de détendre l’atmosphère et dédramatiser le sujet.

Ce choix s’avère plutôt judicieux, il permet entre autre aux lecteurs de vivre à travers ce couple ces moments difficiles que l’on tait parce qu’on n’en peut plus d’entendre toujours ces même phrases rébarbatives, ces phrases qui font mal bien malgré elles, mais aussi de comprendre, de manière vulgariser bien sûr, les étapes par lesquelles doivent passer ces personnes qui souhaitent procréer et qui n’ont pas la chance de voir leur envie se réaliser le plus naturellement possible.  On a inévitablement cette tendance dans la société de ce dire, « tient cette femme est en couple, commence à avoir un certain âge et n’a pas d’enfants, c’est forcément qu’elle n’en veut pas… ». Cette bande – dessinée a le don de remettre en place cette idée préconçue, d’ouvrir à une réflexion tout autre et surtout de recadrer les choses, car idéalement ne jugeons pas sans savoir !

Autre point intéressant, la relation du couple face à cette difficulté. On passe un peu par tous les états, de l’amour, des querelles, des incompréhensions, des tensions mais toujours du soutien et de la tendresse. On imagine aisément, comment l’épreuve, les échecs accumulés, la dureté des traitements, les changements d’humeur et tout autre conséquence de cette problématique peut nuire et fragiliser deux êtres qui s’aiment, mais qui heureusement se soutiennent aussi énormément face à l’adversité.

Du côté du graphisme, on sent la touche féminine avec des couleurs vives et des traits fins, légers mais arrondis. Une forte sensibilité et douceur se dégage aussi de l’expression des personnages ; émotions et fantaisie sont les maîtres mots pour ce visuel volontairement épuré, je suppose, et efficace. Inévitablement, on s’attache à ces personnages expressifs et joliment croqués qui ne semblent pas si imaginés que ça, l’auteure ayant beaucoup pioché dans sa vie personnelle.

En bref, un ouvrage réaliste, sensible et amusant au sujet fort et sérieux qui touche notre société. Le tout est fait avec beaucoup d’humour dans le ton et pétillement dans le visuel. Une belle réussite.

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour cet envoi.

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« Projet : Friendzone » de Margot D. BORTOLI

Quatrième de couverture :  Samuel Craven est l’objet de tous mes fantasmes depuis que j’ai treize ans. Sauf qu’à cette époque j’avais un appareil dentaire, au moins quinze kilos en trop  et une estime personnelle en dessous du niveau de l’océan. Lui ? La vingtaine, du style et le monde à ses pieds – surtout des filles !
Outre ces différences fondamentales, Samuel est aussi le meilleur ami de mon grand frère. En clair :  pas dans ma catégorie.

Dix ans plus tard, rien n’a changé, enfin si,  moi  j’ai changé. Mais, clairement, lui  me considère toujours comme la petite sœur rigolote de son pote.
Enfin… jusqu’à ce qu’une nuit bien arrosée fasse vaciller mes certitudes.  Et si Monsieur n’était pas indifférent ?
Il n’y a qu’un moyen de le savoir : lancer le « Projet Friendzone », ou comment passer d’une  gentille amitié à une passion débridée !  Au programme : me transformer en femme fatale pour  que Sam succombe enfin..


Petite romance très érotisée pleine d’humour et de fraîcheur avec une bonne touche de chick lit pour ceux qui aiment !


Depuis l’âge de treize ans Gracie a le béguin pour le meilleur ami de son grand – frère de sept ans son aîné ; Samuel Craven. Aujourd’hui, elle en a vingt trois et est habillée comme une meringue fortement concentrée en poudre de canari pour le mariage de son frère. Évidemment, Samuel qu’elle n’a pas vu depuis des années, se présente à elle, il est toujours aussi charmant et elle toujours aussi empotée face à lui. Pourtant, ils vont se retrouver à discuter entre célibataire, boire quelques verres, peut-être un peu trop et se réveiller nus dans un lit. Pour Gracie, c’est un rêve qui se réalise, pour Sam, c’est la douche froide, avoir batifoler avec la petite sœur de son meilleure pote, ça ne se fait pas. Ils ne se quittent donc pas en bon terme. Quelques temps plus tard, Grace déménage sur Washington, lieu de villégiature de Sam.

Dans l’ensemble, le roman est plutôt frais, léger et promet un moment de lecture sans prise de tête qui déborde d’humour, de jeux de mots alambiqués et improbables, bref la plume est pleine d’esprit et de réparti. Les échanges entre les personnages sont savoureux, vraiment, on rigole avec cette bande de pote. Grace est une espèce de catastrophe gaffeuse ambulante à qui il arrive toujours des trucs qui vous ficheraient la honte ! Il y a un côté « Bridget Jones » chez Grace et franchement, ça fait toujours son petit effet, naturel, charmante, maladroite mais avec un caractère bien affirmée, elle est plutôt craquante. Il faut également dire qu’autour de l’héroïne gravite une ribambelle de personnages complètement barrés, ses amis homosexuels entre autres, sa meilleure amie qui peut être très agressive comme une tigresse et se transformer en chatte dès que son amie bien plus douce est là, Julian est le stéréotype de l’homosexuel fan de mode et efféminé,  et Charles son compagnon est plus discret, plus introspectif avec des interventions rares mais toujours étonnantes (et c’est un goinfre !) ! Et puis il y a Sam, le beau gosse trentenaire qui joue avec grande peine les indifférents mais qui s’amuse des péripéties de celle qu’il a de plus en plus de mal à considérer comme « BabyGracie ». D’ailleurs, leur relation (physique) ne manque ni de panache, ni de piment, c’est très chaud, très érotique mais dans le bon sens du terme, on n’est pas sur quelque chose de classique, au contraire, c’est plutôt original et varié… A bon(ne) entendeur (se) !

Ce qui m’aura moins conquise (car cela reste très personnel puisqu’une affaire de goût), c’est la partie chick lit prépondérante avec les amis homosexuels de l’héroïne, où il est question de cheveux, maquillages, vêtements, chaussures et autre sujet à mon sens très superficiel notamment dans la première partie, lorsque ensemble, il motive Grace à se lancer dans le projet Friendzone pour conquérir le beau Sam. Je n’ai pas aimé qu’il y ait besoin de la relooker alors qu’avec la description qui en est faite, le personnage de Grace est une bombe pulpeuse au naturel, pas besoin de fioritures pour la sublimer, ce n’est d’ailleurs pas quelque chose qui entre dans le caractère de l’héroïne qui se retrouve un peu dépasser par le goût de la mode de ses amis (et pas forcément au goût de Sam non plus). Après, il y a l’agencement de l’histoire, au vu du résumé, on penserait que l’histoire soit davantage tourné sur la relation Grace / Sam, du moins sur la construction de cette relation avec à la fin quelque chose qui se concrétiserait, finalement c’est plus long que ça les deux se trouvent assez vite, vivent leur histoire, qu’il cache à leur famille ensuite, il y a finalement des longueurs qui ne sont pas forcément utiles à mon sens.

En bref, une romance qui manie avec art les codes de la comédie romantique, dommage que la mode et les longueurs se soient greffées dessus. Cela reste pétillant et rafraichissant !

Je remercie le site Netgalley et les éditions BMR pour ce partenariat.

             

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Premières lignes #130

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes ou plutôt la première page d’une bande dessinée intitulé Ma vie avec un scientifique : La Fertilité. Histoire de changer un peu et parce qu’elle est franchement bien faite, j’avais bien envie de vous la faire découvrir ainsi (même si mon avis arrive très vite ! 😉 ).

Quatrième de couverture : Elle est émotive, il est pragmatique… Ensemble, ils forment un couple amoureux et complice. Leur souhait : fonder une petite famille…

Malgré tous leurs efforts, et bon nombre de désillusions, ils ne baisseront pas les bras !

À travers une succession de saynètes de la vie quotidienne, India et Bach vont nous faire partager avec beaucoup d’humour, d’autodérision et de légèreté les problèmes de fertilité d’un couple, un sujet délicat, trop souvent tabou !


Voici les premières lignes la première planche :


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
La couleur des mots
La Booktillaise
Lectrice assidue en devenir
Au détour d’un livre
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Chroniques d’Acherontia
• Saveur littéraire

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