C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de juillet ! N’hésitez pas à cliquer sur l’image du roman pour vérifier si le livre est chroniqué et pour y accéder !


Mon favori : Ce mois-ci, Cut the line de Pascal Ruter est le roman qui sort du lot et qui m’a beaucoup marqué. Un roman haletant et percutant qui vous embarque dans une expérience humaine ultime ; survivre au froid, à la faim mais surtout à la déviance psychologique.

Les bonnes et très bonnes lectures : Quelque chose de Bali d’Alexia Dréau, loin des guides touristiques bien connus de tous, l’ouvrage présente le pays sous un autre œil, plus intime. Will you play d’Allicia Garnier est une romance New Adult classique mais très agréable à lire. Enfin, Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse de Patrick Eris est un roman jeunesse truffé d’action et d’humour.

Et j’ai entamé :


Du côté des titres graphiques : Je n’ai lu qu’une seule bande-dessinée, à savoir le dernier tome de la trilogie Porcelaine : mère. Une belle série, que je vous invite à découvrir, qui promet une ambiance gothico-steampunk.


En bref, 3 romans, 1 livre voyage, 1 BD, je continue avec un petit rythme de lecture et toujours un gros manque de temps et de motivation pour mon univers livresque…

RDV le mois prochain !

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Premières lignes # 175

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de J‘ai tué un homme de Charlotte Erlich, roman jeunesse à paraître le 28 août aux éditions Acte Sud Junior.

Quatrième de couverture : Surmenage scolaire, pic de stress où trouble plus grave ? Arthur est hospitalisé pour cause d’épisode délirant. Qu’arrive – t -il à l’adolescent qui ne reconnaît plus les siens ni le monde qui l’entoure ? Parents, médecins, amis, tous s’interrogent…


Voici les premières lignes :

– Je sais très bien pourquoi je suis là.
– Pourquoi es-tu là ?
– Parce que j’ai tué un homme. Vous m’enfermez pour que je ne recommence pas. Mais moi je sais pourquoi j’ai dû tuer cet homme.
– Pourquoi as-tu “dû” tuer cet homme ?
– Ce n’est pas rien, de tuer un homme. Vous avez déjà tué quelqu’un ?
– …
– Vous ne répondez pas, c’est un aveu. Vous avez un silence d’égorgeur. ]e suis sûre que vous tuez en sadique. Lentement. Vous faites durer la souffrance. Vous observez la Vie qui tressaute. Vous jouissez du temps qui passe. Qui se perd.
– Le silence, pour toi, c’est la mort ?
– … Ma main a tremblé dans la poche de mon imperméable. Je n’aurais pas pensé que je tremblerais tant, vu que je savais que je devais le faire. On l’attendait de moi. Je n’avais pas le choix, il pleuvait.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
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Ju lit les mots

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Qui a rejoint ma PAL ?

walkyrie6

Voici les livres qui ont rejoint dernièrement ma PAL (ou ma bibliothèque, certains étant déjà lus…) depuis le mois de mai.


Du côté des services de presse : Dans ceux que j’ai demandé et qui sont lus et chroniqués sur le blog, on a la Fille des deux mondes tome 2 : Deux pieds sous terre paru aux éditions Michel Lafon, un young adult fantomatique et romantique plutôt réussie, De roses et de sang tome 1 : Deviance et Nous de Julie Bozza paru chez M x M Bookmark, le premier est une dark romance relativement soft à mon goût et le second est un MMM, comprenez une romance entre trois hommes qui n’était pas des plus passionnante à lire…

  

Chez Babelio dans le cadre de leur masse critique, j’avais demandé Nos Trente ans d’Arthur Dreyfus,  un livre audio intéressant mais plutôt inégal au niveau des personnages, Quelque chose de Bali des éditions Nanika, un guide de voyage d’un autre genre beaucoup plus introspectif.

Ainsi que …Et un peu de vérité de Hyacinthe Reisch, un très beau et intelligent livre jeunesse. Du côté des envois des éditeurs, il y a Rouge Tandem le dernier titre paru aux éditions L’Astre Bleu, une histoire toujours très humaine axée sur le lien entre une jeune femme et sa grand – mère. Ensuite, il y a deux titres des éditions Acte Sud Junior à paraître en août ; Premier Arrêt avant l’avenir qui raconte les doutes d’un jeune homme sur sa vie posée suite  à une rencontre dans un train et J’ai tué un homme où l’on suit un jeune homme hospitalisé pour cause de troubles psychiatriques.

L’auteur Patrick Eris m’a envoyé son dernier bébé que j’ai lu et que je dois chroniquer rapidement ; Quelques grammes de brutes dans mon de finesse. On est sur du jeunesse dans une ambiance western spaghetti bourrée d’humour !

Du côté des achats : J’achète peu de romans en ce moment, mes achats se concentrent beaucoup sur les ouvrages graphiques… J’ai bien sûr acheté le dernier roman d’Emmanuel Quentin, un de mes auteurs chouchou ; Replis que je vais lire bientôt et le roman d’Alicia Garnier (Moody take a book) Will you play, une romance assez classique mais efficace.

Côté bande dessinée, j’ai acheté des suites essentiellement. La suite et fin  de la série Porcelaine (tomes 2 et 3) qui est vraiment très chouette ! Le tome 3 de la série des Nains que je n’ai pas encore commencé…

Enfin, le tome 3 se la série des Marcel Pagnol en BD ; Le temps des secrets.

Du côté des gains concours et récup’ : Grâce à un concours sur Facebook oragnisé par Naos, j’ai reçu les deux premiers tomes de Rouge Toxic de Morgane Caussarieu (et ils sont juste superbes !). Dans la boîte à livre de ma médiathèque, j’ai chiné Eden springs de Laura Kasischke.


Voilà encore une PAL bien remplie et des ouvrages qui ont l’air tous aussi intéressants les uns que les autres !

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« Quelque chose de BALI » d’Alexia DREAU

Quatrième de couverture : Bali… Quatre petites lettres qui en font rêver plus d’un. « Le paradis sur terre », « l’île des dieux »… Quatre petites lettres mais tellement de surnoms. Quatre petites lettres qui recouvrent une réalité bien plus complexe que celle que l’on vous vend. Car au-delà du « Bali marketing », des belles rizières et des plages « sauvages », se cache une culture millénaire d’une complexité et d’une richesse incroyables.
Alexia Dréau s’est installée à Bali en 2018. Dans ce livre, elle vous emmène à la rencontre de cette petite île du bout du monde, de ses habitants, de son histoire et de son quotidien. Qui étaient les Majapahits ? Qu’est-ce qu’un kampung ? Comment faire des offrandes ? Doit-on manger avec les doigts ? Qu’est-ce qu’une danse barong ? En quoi la limitation du tourisme de masse est-elle indispensable à la survie de l’île ? Ce petit guide culturel vous offre ainsi un panorama complet de tous ces petits quelque chose qui font l’âme de Bali. Vous n’y trouverez pas de bonnes adresses ou d’itinéraires mais une rencontre humaine avec un pays et ses habitants, un guide personnel et engagé qui donne à voir l’île des dieux au-delà des clichés et des stéréotypes. Car comme le dit l’auteure de cet ouvrage « Nous avons le pouvoir de transformer un voyage en apprentissage »… et c’est par là que cela commence !


Loin des guides touristiques bien connus de tous, Quelque chose de … est une collection des éditions Nanika qui présente les pays sous un autre aspect. Plus intime, elle fait la part belle à la culture et à l’histoire, des faits qui aujourd’hui caractérisent un peuple et ses traditions, une autre approche, une autre vision bien éloignée des spots touristiques de rêve.

Quelque chose de Bali est une rencontre entre le lecteur lambda, potentiellement féru de voyage, mais surtout curieux de découvrir des us et coutumes d’une autre culture, et d’un autre pays. C’est une invitation à vagabonder au travers des pages, à enrichir ses connaissances mais aussi à s’affranchir de ses idées préconçues. Bali est souvent vendu comme une destination de rêve faite de plages et de temples, de nature luxuriante et d’exotisme, la parfaite destination touristique de celui qui aime poser ses valises dans de grands hôtels et en sortir pour profiter de la piscine ou de la plage privée sous un climat favorable. A titre personnel, tout ce que je déteste. Honnêtement Bali ne me faisait pas rêver justement à cause de cette image de tourisme exacerbé, qui a force de tirer sur la corde dénature la richesse du pays mais pire encore son environnement écologique. Avec cet ouvrage, on découvre une toute autre facette de la contrée, riche, vivante, humaine et nature mais aussi un pays tout en contraste, profondément terré dans ses traditions et sa richesse culturelle, mais qui s’ouvre toujours davantage dans le tourisme de masse.

Sous un format de poche, l’ouvrage propose des chapitres ciblés  : Histoire, Traditions, Religion & Croyances, Arts & Culture et Bali au quotidien, chacun est agrémenté de sous-chapitres titrés de thème précis avec des points « Savoir » qui éclairent le lecteur à travers de petites anecdotes et informations précises. L’auteure propose une immersion intime et profonde au cœur d’un peuple particulièrement attachant, d’une vie de société, d’une organisation traditionnelle faite de mythes et de rites, d’une histoire qui explique l’état du pays aujourd’hui, de la religion hindouiste omniprésente et des diverses influences extérieures qui ont façonné le pays au fil du temps. Ce n’est pas vendu comme du rêve mais comme de l’authenticité avec sa beauté mais aussi ses aspérités. C’est aussi une découverte de paysages incroyables faites de volcans, de forêts luxuriantes, de rizières, d’étendues sableuses, de lagons aux couleurs marquées et d’océan. Pour l’auteure qui vit là bas, c’est une rencontre humaine et culturelle avant tout.

L’ouvrage est aussi un bel objet, la photographie de couverture est juste magnifique, la femme est exceptionnellement belle, et c’est certainement ce qui a attiré mon regard lors de la masse critique, superficiel mais j’assume ! On pourra peut-être lui reprocher le côté rétro des photographies intérieures, elles rappellent inévitablement les vieux ouvrages géographiques de nos parents et c’est assez dommage car à côté de cela, les illustrations et les cartes qui viennent dynamiser et éclairer notre lecture sont plutôt réussies dans leur simplicité et leur clarté.

En bref, Quelque chose de Bali est un ouvrage qui invite au voyage mais loin de vous vendre des lieux typiquement touristiques, des logements, des restaurants et des activités, il se veut surtout intime et authentique. Il offre une rencontre avec un Bali loin des clichés.

Je remercie Babelio et son partenaire les éditions Nanika.

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« Cut the line » de Pascal RUTER

Quatrième de couverture : Ils sont cinq jeunes musiciens français à avoir été choisis pour une tournée au San Puerto, minuscule pays situé quelque part sur les contreforts de la Cordillère des Andes. À l’heure du retour chez eux, la situation politique est tendue et les menaces de coup d’état imminentes. Ils embarquent dans un avion vétuste pour faire une escale à Buenos Aires mais, lors de la traversée de la Cordillère, l’appareil s’écrase sur un sommet enneigé. Seuls rescapés, les jeunes gens tentent de survivre dans les conditions les plus extrêmes : la faim, le froid, la nature hostile et l’isolement vont les pousser à bout, révélant les pans les plus sombres de leur passé. Les jours passent, les secours n’arrivent pas…


Un roman haletant et percutant qui vous embarque dans une expérience humaine ultime ; survivre au froid, à la faim mais surtout à la déviance psychologique. Intense !


Cut the line est un roman mêlant littérature catastrophe et young adult. Il raconte le crash d’un petit avion transportant cinq jeunes musiciens français âgés de seize à vingt ans. Ces derniers revenaient d’une série de concerts exécutés dans un petit pays politiquement sensible ; le San Puerto. Lors de la traversée de la Cordillère des Andes, une tempête s’élève et le vieil avion s’écrase dans l’un des sommets les plus du mondes. Seuls survivants, les cinq jeunes gens vont devoir affronter le pire pour survivre.

L’histoire est très intimiste et évolue en huit clos pourtant, il n’y a absolument jamais aucune baisse de tension, la lecture est intense du début à la fin et jusqu’au bout, on se demande : survivront-ils ou pas ? Le plus intéressant est forcément la psychologie des personnages et l’évolution de l’être humain dans ce qu’il a de plus trivial face à cette situation extrême. L’auteur réussit à présenter cinq individus plus ou moins marqués par la vie malgré leur jeune âge, cinq personnalités pour cinq caractères qui n’évolueront pas de la même manière et surtout qui n’auront pas la même force de résistance psychologique.

On a deux personnages qui se distinguent énormément, Gillian en tête, il n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche comme les autres, il est taciturne, acerbe dans ces propos et solitaire, pourtant derrière cette facette parfois méprisante, il y a une grande intelligence et force de caractère. C’est clairement le personnage qui se dessinera un peu comme le leader dans la situation et personnellement celui que j’ai préféré. Ensuite, il y a David, le plus âgé et dont la vie est régie par un père dictateur, intransigeant et exigeant, le personnage est, malgré une vie qui se veut réussie, terriblement seul. C’est le bon samaritain du groupe, il a un côté très fraternel voire paternaliste, intelligent et raisonné, il connaît la montagne pour pratiquer régulièrement des treks hivernaux. Après, il y a les trois autres, Rachel qui traîne un secret qui la ronge, Roberto, le clown de service et le plus jeune et Myriam dont on ne sait pas grand chose, est le personnage le plus effacé.

Chacun va vivre la situation différemment, on suit les liens qui se tissent et les interactions entre eux, on observe les profils psychologiques qui s’affirment ou qui se perdent peu à peu, on voit la transformation physique et psychologique de chacun, certains sont plus forts, d’autres plus faibles. La confiance et l’union vont aussi être mis à mal par le temps qui passe et l’espoir qui bat de l’aile.

Le roman est émotionnellement intense et déroutant. Vraiment. On vit les émotions des personnages de façon extrême, la peur, la douleur, le froid, l’espoir qui s’étiole au fil des jours, les humeurs qui s’accroissent, le réveil de certaines rancœurs, de certains sentiments, tout est exacerbé, on décroche de la vie réelle pour vivre en petit comité dans des conditions particulièrement difficiles. Comment survivre ? Comment résister à la faim qui vous tenaille ? Comment supporter le froid ? Comment garder l’espoir d’une survie qui peu à peu semble s’éteindre ?

Le roman est vraiment bien écrit et transpose parfaitement les émotions et les transformations des personnages, c’est déroutant, on s’attache forcément à ces personnages même si certains se démarquent des autres, entre autre Gillian et David. L’environnement est vraiment bien décrit, on s’y croit, on ressent ce froid, ce vent glacé sur le visage, ce soleil qui se reflète dans la neige et vous brûle la rétine, ce paysage blanc et aiguisé à perte de vue, une solitude difficile, ces bruits nocturnes inquiétants de carlingue qui craque par les baisses de température… Tout autant de chose qui font de ce roman qui se déroule en huit clos une belle réussite, jusqu’à ce que, pour reprendre les termes d’un personnage cela devienne quelque peu « extravagant ».

Honnêtement si les quatre cinquième du roman sont vraiment excellents, le dernier cinquième m’a laissée perplexe d’une part par la tournure que prenaient les éléments, d’autre part parce que la fin ne répondait pas du tout à mes attentes, mais là il s’agit d’une affaire de goût certainement. Je ne m’éterniserai pas sur cette petite partie plus alambiquée que le reste car franchement le roman vaut la peine que l’on s’y penche et surtout que l’on s’y attarde tant la transmission des faits et le ressenti des personnages est percutant de réalisme.

En bref, Cut the line est un roman extrême de tout point de vue, extrême dans la psychologie des personnages bien rodée et approfondie avec une réelle évolution intéressante face à la situation et surtout distincte avec des caractères individualisés mais pas forcément stéréotypés, extrême dans le cadre et la situation dans lesquels évoluent les protagonistes, on est parfaitement immergé dans le froid et la dureté des montagnes mais aussi dans la partie triviale et humaine de l’épreuve, extrême aussi dans le déroulement de l’histoire avec une grosse partie cohérente et réaliste et une micro partie plus douteuse et perturbante. Tout cela pour vous dire que ce roman est une véritable réussite et on ne sort pas indemne de cette lecture !

Je remercie les éditions Actes Sud junior pour ce partenariat.

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Premières lignes # 174

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui ce sont les premières lignes de Eden Springs de Laura Kasischke, un roman paru aux éditions Page à Page en 2018. C’est un roman que j’ai récupéré dans la boîte à livres de ma médiathèque dont le sujet me tente bien.

Quatrième de couverture : Printemps 1903. Un prédicateur tente d’échapper au scandale en installant sa communauté dans le Michigan. Le charismatique Benjamin Purnell promet la vie éternelle à ses adeptes, en particulier aux belles jeunes filles. Comment expliquer alors qu’une adolescente ait été enterrée ?


Voici les premières lignes :

Un mot sur la Maison de David

Au printemps 1903, un prédicateur nommé Benjamin Purnell et cinq de ses fidèles arrivèrent à Benton Harbor, Michigan. 115 « suivaient une étoile » et cherchaient à échapper au scandale. En quelques années seulement, leur message se répandit à travers le monde et mille adeptes du « Roi Ben » rejoignirent les cinq premiers dans la colonie qu’il appela la Maison de David.
Benjamin Purnell naquit en 1861 à Greenup, Kentucky, où, selon ses dires, Dieu lui souffla l’idée de réunir des ouailles pour attendre la fin du monde qui ferait d’eux les derniers humains sur Terre. Le Second Avènement leur accorderait la « vie éternelle du corps » et ils vivraient ensemble à jamais dans ce même corps de chair et d’os.
Pendant des années, la Maison de David dut ressembler à un genre de paradis. Ses membres, pour la plupart jeunes et en bonne santé, construisirent des demeures aux plans anarchiques dans lesquelles ils s’installèrent. On racontait que les briques de ces maisons avaient du sable dans leur mortier. Qu’elles brillaient à la lumière du soleil.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
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Le monde enchanté de mes lectures
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Les tribulations de Coco
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Premières lignes # 172

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes du nouveau roman de Patrick Eris Quelques grammes de brutes dans un monde de finesse paru aux éditions Séma, un roman jeunesse qui s’annonce décapant et rafraichissant ! Le roman est sorti le 15 juin dernier.

Quatrième de couverture : La vie n’est pas facile lorsqu’on dirige une agence de mannequins. Certes, moi, Emilio Esteban, directeur de l’agence Esteban, n’ai que 13 ans, mais j’ai un QI stratosphérique et peux toujours compter sur ma grande sœur, Rhonda Jane ! Mais le jour où deux brutes ont fracassé la porte de mon bureau, je ne savais pas que j’allais me retrouver en plein Western. Une course-poursuite, des coups de feu, des trafics, un blanchisseur fou et encore et toujours des brutes… Il s’en passe de belles à la frontière mexicaine !


Voici les premières lignes :

Chapitre 1
Une brute peut en cacher une autre

J’étais en train de vérifier pour la millième fois la comptabilité de l’agence de mannequins Esteban le jour où la porte de mon bureau vola en éclats.
Correction : j’avais fini de vérifier la comptabilité sur mon ordinateur, ce qui ne m’avait pas pris bien longtemps, puisque je la tenais scrupuleusement à jour, et m’étais connecté sur un des nombreux services informatiques auxquels j’étais abonné, en sus du fameux Internet qui, à l’époque, était plus confidentiel qu’aujourd’hui. Là, je suivais une passionnante conférence en ligne sur les Croisades et leurs conséquences, et en étais encore tout azimuté. C’est pourquoi, lorsque je vis entrer un inconnu époussetant les restes de ma porte sur sa veste, immédiatement suivi d’un deuxième larron bâti sur le même modèle, ma réponse ne fut pas vraiment appropriée :
 – Allons, Messires ! Par ma foi, oncques ne vous permit de faire ainsi irruption en cestoit logis !
Mon français n’était pas parfait encore que mille fois supérieur à celui de l’Américain moyen et mon français médiéval guère plus avancé (il faut dire que les occasions de le pratiquer sont rares).


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
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Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
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« La fille des deux mondes tome 2 : Deux pieds sous terre » de C.C. HUNTER

Quatrième de couverture : Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir.
Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà.
Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret.


Un second tome plus intimiste  mais aussi un peu plus sombre où on l’en apprend beaucoup sur les personnages et l’univers.


Vous me mettez des univers de morts, d’entre-deux, de fantômes et d’esprits, de vengeance, d’actes inachevés et de secrets révélés, pour peu qu’une romance complexe vienne s’y greffer et le tour est joué, je tombe dedans à pieds joints et passe un agréable moment. C’est complètement le cas avec ce second tome de La fille des deux mondes. Pourtant, ce n’est pas forcément le titre le plus original qui soit, mais il a le mérite d’être divertissant, prenant et surtout efficace. Personnellement, je ne lui en demande pas plus et à ce sens, c’est une lecture estivale idéale pour celles et ceux qui seraient tentés.

Dans cet opus, Riley se retrouve confrontée à un fantôme un peu plus endurci que les autres et qui semble surtout plus dangereux, un prisonnier, tenace et insistant. Pourtant les apparences vont s’avérer trompeuses, le danger ne rôde pas forcément dans l’au-delà mais dans la réalité où la jeune fille pour aider à nouveau un fantôme à trouver la paix, va devoir déambuler dans les mauvais quartiers de la ville à la recherche d’un chef de gang. A côté de cela, Riley se confronte à Hayden et son secret, tiraillée entre ses sentiments et ceux du jeune homme, mais aussi à son père, qui malgré sa bonne réputation et sa gentillesse, porte encore les stigmates de la mort de sa femme.

C’est dans cette base d’intrigue, plus intimiste que le premier tome, qu’évolue Riley, si on connaît déjà bien le personnage principal, on en apprend beaucoup plus sur celui d’Hayden notamment, qui n’est autre que Carter, le garçon populaire du lycée qu’elle n’a pas connue en arrivant au lycée puisqu’il était dans le coma. Hayden, ne souhaitant pas que ce secret influence la vie de la jeune fille, s’efface un peu et laisse finalement la place à d’autres personnages un peu plus présents. Le père d’Hayden qui porte lui aussi ses mystères ce qui amène Riley à en découvrir un peu plus sur sa mère et à se poser énormément de questions sur le passé de cette dernière. Tout comme Kelsey, la meilleure amie, qui n’a pas la vie simple avec une mère volage et à qui Riley tente de cacher sa faculté de voir les fantômes s’enfonçant un peu plus dans ses mensonges.

A côté de cela, des vérités et des révélations sur le fonctionnement de cet univers fantomatique et spirituel apparaissent et permettent de mieux appréhender le contexte du récit. J’avoue apprécier cette ambiance bien particulière entre la vie réelle et l’au – delà, dans les deux cas, Riley est loin d’être tranquillisée. Elle ne va pas hésiter à se battre pour qu’Hayden revienne parmi les vivants ou à affronter des hommes d’un gang local pour permettre à un fantôme de « s’effacer ». Riley a un côté bon samaritain, qui se retrouve souvent dans des situations complexes voire difficiles mais qui, sans surprise, s’en sort plutôt bien en général. La fin m’a toutefois eu, un sursaut dans ma lecture, je ne m’y attendais pas ! Cela relance tout l’intérêt pour le tome 3 !

En bref, un second tome tout aussi prenant que le premier, la partie enquête s’estompe un peu au profit de révélations forts intéressantes sur les personnages mais aussi sur l’univers dépeint. Reste que cela n’est pas des plus original mais que l’ouvrage présente une fluidité de lecture appréciable et promet un bon moment dans une ambiance fantastique pleine de bons sentiments. Chouette lecture !

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour ce partenariat.

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« De roses et de sang tome 1 : Déviance » de Callie HART


Quatrième de couverture :

Sloane. Je ne suis pas fière de ce que j’ai fait. De ce que j’ai dû faire. De ce que j’ai dû abandonner. Mais je recommencerais tout, encore et encore, pour la retrouver. Même si cela finit par me tuer. Je dois trouver Alexia.

Zeth. Elle veut que je l’aide, mais je m’y refuse. Elle veut que je sauve sa sœur, mais j’en suis incapable. Elle veut faire de moi son héros, mais je ne suis pas un homme bien. Je suis sa malédiction. 


Une dark romance qui n’est pas assez sombre et qui reste surtout très classique et déjà vu.


Déviance est le premier tome d’une série de dark romance « De roses et de sang » qui comporte au moins cinq autres tomes. Pour tout vous dire, je ne pense pas donner suite à cette série dans mes lectures futures car je ne vois pas comment avec les bases d’intrigue posées dans ce premier opus, on puisse tenir sur six tomes. A mon avis, les longueurs, les « je t’aime, moi non plus » et les rebondissements intempestifs et non crédibles doivent s’accumuler (ou pas). Je pensais que c’était un one – shot. Déviance est un titre divertissant sans être extraordinaire.

Ce premier opus fait son job avec un schéma que l’on connaît trop bien malheureusement. On a une romance naissante entre deux personnages que tout opposent, l’une médecin, innocente, intellectuelle et d’apparence fragile, l’autre homme de main avec un bagage nettement plus hardcore, violent et mystérieux et les éléments narratifs qui vont bien, les deux personnages se retrouvent à vivre une expérience (sexuelle bien entendu), unique pour l’un comme pour l’autre, et à collaborer bien malgré eux. Objectif ? Retrouver Alexia, la sœur de Sloane, qui a probablement été enlevée et vendue dans le milieu que Zeth touche du doigt sans forcément approuver les méthodes. Cependant, cela reste très classique et déjà vu, avec des personnages peu originaux et une histoire qu’on connaît par cœur… Sans oublier les scènes de sexe qui n’ont rien d’émoustillantes.

« Quand je dis que je suis un fantôme, ce n’est pas juste une métaphore. Je suis bien vivante. Ou tout du moins, certains jours, la douleur est si intense que je sais que mon cœur bat toujours dans ma poitrine. Mais quand je dis que je suis un fantôme, c’est parce que je suis invisible aux yeux de la plupart des gens. Je suis la fille en arrière-plan. Je suis cette femme à la taille moyenne, au poids moyen, à la couleur de cheveux quelconque, celle sur qui les yeux ne s’attardent jamais. »

Sloane a accepté de vendre ses charmes, et bien plus, à un inconnu pour obtenir des indices sur la disparition de sa sœur. L’inconnu c’est Zeth, ce dernier à un penchant pour la domination et toute la panoplie SM qui va avec, dominateur certes mais avec une certaine douceur. Évidemment tout n’est pas simple, car les deux personnages après leur première rencontre ne vont plus se voir pendant un long moment. Mais un concours de circonstance va remettre Zeth sur la route de Sloane, et cette dernière va le reconnaître. Le lien entre ces deux personnages se maintiendra par la présence d’un autre personnage, une jeune fille suicidaire et junkie, qui s’est beaucoup attachée à Zeth.

Si Sloane est assez fade dans ce personnage d’héroïne prête à se cramer les ailes pour retrouver sa sœur et devenant un peu trop rapidement dépendante de Zeth, ce dernier est forcément plus intéressant. On n’aimera pas forcément ses relations avec les femmes, sa façon d’obtenir ce qui veut de Sloane et de la faire flancher sur ses principes les plus endurcis, mais on avouera que ces zones de faiblesse sont intrigantes, ses méandres psychologiques également et cette dualité qui le tourmente encore plus. Zeth est un personnage sexy (parfois décrit un peu trop de manière excessive) que l’on va détester et adorer à la fois. Dommage que ce ne soit pas poussé un peu plus loin.

« Une lueur d’irritation danse dans ses prunelles quand je prononce son nom. Il s’avance vers moi et tend sa main, effleurant ma mâchoire du bout de ses doigts. Mon immobilité le laisse pensif et intrigué tandis qu’il touche ma peau. Je suis incapable de bouger.
– Si tu n’aimes pas regarder, Sloane, tu peux participer. »

On en vient à un autre point qui m’a laissé un goût de trop peu, j’ai trouvé que cette dark romance manquait de ténèbre. Alors oui on a des scènes plus ou moins violentes, un peu crades aussi parfois, mais cela reste dû au milieu dans lequel évolue Zeth. Cela manque de piquant, d’extrémité, c’est trop lisse tout simplement et trop attendu sans surprise. On est bien loin de l’intensité extrême développée dans Captive in the dark, qui pour le coup est une vraie dark romance. Du côté du style d’écriture, il n’y a pas grand chose à dire, c’est simple et sans prise de tête.

En bref, un titre qui divertit mais qui n’est pas le meilleur du genre même si j’ai une faible expérience en dark romance, trop de clichés et une intrigue bien trop souvent moulinée dans les romances. A conseiller aux amateurs et amatrices du genre.

Je remercie NetGalley et son partenaire MxM Bookmarks pour ce partenariat.

               

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« … Et un peu de vérité » de Hyacinthe REISCH

 

Quatrième de couverture : L’ours blanc raconte qu’il est le roi de tous les animaux, d’un pays blanc. Est-ce vrai ce qu’il raconte ? Pourquoi mentirait-il ?


… Et un peu de vérité, ouvrage pédagogique, œuvre d’art pictural ?

Œuvre poétique et philosophique, illustrations pures et sublimes qui invitent aux rêves, aux histoires, d’une douceur laissant libre cour à la tendresse du lecteur… Un conte enchanteur mené par un personnage doux et fort ; le roi de tous les animaux.

Encre de chine et coups de pinceau épurés, détails et intensité dans autant de simplicité. Œil subjugué et esprit emporté, avec l’ours blanc et l’indien Yun, dans une évasion polaire et animale, dans un visuel chaleureux pour un environnement glacial.

Texte fluide, riche, intelligent, beau tout simplement, des idées, des prémices de réflexions instillés ici et à là au jeune, à l’enfant, pourquoi paraître avant d’être ? Pourquoi magnifier ce qu’il est déjà ?

Réalité, imaginaire, limite trouble, ouverture à l’histoire, à l’envie d’y croire, peut-être aussi se sentir autre un instant, émergé d’un réel monotone pour un moment d’exception. Où est la vérité, est-elle réellement importante ? Vérité d’adulte, histoire enfantine, vérité d’enfance, histoire d’une vieillesse éprouvée ?

… Et un peu de vérité, évoque le mensonge et ses diverses notions à nuancer, ici celui d’être un peu plus qu’une réalité, étoffer son histoire, mais aussi confronter cette vérité d’adulte à celle de l’enfant. Un programme minutieux et ambitieux pour les plus jeunes, certainement plus accessible aux plus grands.

Le visuel est sans fausse note, d’une poésie rare, à la fois délicat et intense, parsemé de rares touches colorées pour plus de force.

Une belle œuvre, soignée et intelligente, qu’il serait dommage de ne pas s’initier au talent de Hyacinthe Reisch.

Je remercie Babelio et son partenaire les éditions Le Chineur pour l’envoi ce très bel ouvrage.

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