Premières lignes #108

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, je vous présente les premières lignes de Cœur de lapin d’Annette Wieners, c’est un thriller avec une héroïne qui travaille dans un cimetière, c’est d’ailleurs, je l’avoue, ce qui m’a appâtée dans le résumé car je lis finalement très peu de thriller !

Quatrième de couverture : Il est des secrets de famille plus mortels qu’un poison.
Elle était l’une des meilleures à la brigade criminelle. Aujourd’hui, Gesine Gordes s’occupe des fleurs dans un cimetière, immense, à la périphérie d’une grande ville allemande.
Un matin sans histoire, elle comprend que les couronnes mortuaires déposées à la chapelle par ses soins sont destinées aux obsèques de sa propre sœur, Mareike. Les deux femmes ne s’étaient pas vues depuis que Philipp, le petit garçon de Gesine, a perdu la vie dans des circonstances troubles. Si Mareike lui apparaît toujours comme la responsable du drame, sa disparition mystérieuse se met à hanter Gesine.
La police, qui privilégie l’hypothèse du suicide, risque de classer l’affaire sans suite, comme pour Philipp. Peut-être Gesine a-t-elle renoncé à la vérité depuis trop longtemps ? Cette fois, il lui faudra mener à bien cette enquête et se confronter au passé…


Voici les premières lignes :

1

Le chemin était cahoteux, le bitume sillonné de nombreuses racines d’arbres et, attachées sur le plateau du pick-up, les couronnes de fleurs commençaient à glisser. Or Gesine n ’avait pas une minute à perdre. Elle s’ engagea à vive allure dans l’allée qui menait à la chapelle. Sur le parvis, un homme était accroupi et regardait dans sa direction. Il tenait par la main deux petites filles qui se retournèrent à l’approche du véhicule. A quelques mètres de la porte principale, Gesine donna un brusque coup de frein et abaissa le pare-soleil.
Elle ne connaissait pas cet homme. Il correspondait peut-être en termes d’âge, mais elle ne l’avait jamais croisé. Par contre, elle éprouva un choc à la vue des petites filles. Leurs cheveux étaient longs et bouclés. Acajou.
Gesine eut beaucoup de difficultés à passer la marche arrière et se révéla incapable d’effectuer un demi-tour sous leurs regards. Surtout, ne pas attirer l’attention, ne pas éveiller les soupçons. De toute façon, elle était coincée avec les couronnes.


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Petite absence… Et retour !

Av2_tournéeMe voici de retour après une dizaine de jours d’absence due aux vacances que je n’ai pas passé chez moi mais dans ma terre natale ; La Bretagne donc pour ceux qui ne le savent pas… D’habitude je signale mon absence du blog mais là je n’ai pas pris le temps de le faire, j’en suis désolée.

Bref, j’ai quelques articles à venir, des avis sur des ouvrages graphiques (manga / BD) mais aussi des romans en réserves. Je vais tâcher d’avancer tout ça. Pour vous donner un aperçu de ce qui est en attente de rédaction :

Côté romans : Les Proies, dernier tome du dytique de Matt De La Pena, En miroir de Lily Haime et Fall, dernier tome de la trilogie de Candice Fox (que j’ai mis trois plombes à lire…).

Côté BD : L’intégral de Siegfried et le tome 3 d’Elfes : Elfe blanc, Elfe noir.

Côté mangas : Les deux premiers tomes de In these Words et l’intégrale de l’excellente série Tokyo Ghoul (soit 14 tomes) que j’ai lu ce mois-ci (je ne vous mets que les couvertures des premiers tomes sinon cela prendrait un peu de place…).

Vous constaterez donc mon retard… ^^’ Dès demain, je me remets au boulot !

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« 36 questions pour savoir si tu m’aimes » de Vicki GRANT

Quatrième de couverture : L’amour peut-il être provoqué ? Tel est le sujet de l’étude à laquelle participent Hildy, 18 ans, qui cherche à se lancer un défi, et Paul, 19 ans, qui n’est là que pour les quarante dollars qu’il peut empocher. Ils ne se sont jamais vus et doivent se poser 36 questions pour apprendre à se connaître comme « À quoi ressemblerait une journée parfaite pour vous ? », « Si une boule de cristal pouvait vous révéler la vérité, que voudriez-vous savoir ? » ou encore « Quand avez-vous pleuré pour la dernière fois ? ».

Au fil de leurs échanges, ils vont rire, pleurer, se mentir et apprendre à se connaître. Mais aussi découvrir les secrets douloureux que chacun essayait de garder enfouis. Cela suffira-t-il à faire naître des sentiments ?


Petite lecture légère qui n’a pas d’autre prétention que de vous offrir un moment frais et romantique. Idéal en période de vacances !


Aussitôt reçu, aussitôt lu ! Avais-je envie de légèreté ? Oui indéniablement, je pédale un peu dans la semoule avec ma lecture en cours (un SP de la même ME d’ailleurs), non pas que cela soit inintéressant au contraire, mais j’ai mes périodes et en ce moment la légèreté à tendance à primer !

Bref, de quoi parle ce roman au juste ? On pourrait s’attendre à une suite de 36 questions associées aux 36 réponses des deux personnages principaux. J’avoue je m’attendais à cela, lire seulement l’entrevue de deux personnages et observer une relation naissante à partir de cette simple rencontre imposée dans le cadre d’une étude sociale (pour faible simple). Sujet intéressant en soi, mais l’ouvrage ne comporte pas que cela, on découvre également la vie privée des personnages hors entrevue, celle d’Hildy en particulier dans son cercle intime familial et amical, où cela ne rime pas forcément avec joie et bonheur, du moins pas que.

Quand Hildy se présente au doctorant qui prépare une thèse sur l’influence de sujets cibles et une certaine mise en condition dans le cadre de la naissance d’une relation entre deux personnes, c’est la catastrophe. « Relation », « amour », voilà des mots qui la font fuir plus que cela ne l’attire. Il faut dire également que la miss est nerveuse, et cela s’exprime par un débit de parole incroyable et des gestes maladroits au possible. Une personnalité intéressante mais un peu geignarde parfois dans sa relation aux autres, du moins à ceux qui ne sont plus présents dans sa vie, et dans sa relation avec les garçons. Hildy, c’est la cadette d’une famille de trois enfants, une sœur aimante et protectrice pour le petit dernier qui la dépasse d’une tête, celle qui tempère l’ombrage qui s’abat sur sa famille et qui étonnamment craque pour un garçon paumé, tatoué, sans diplôme, sans travail et qui ne cesse de la rabrouer. Et oui, encore un personnage féminin qui paraît faible et innocente mais… Un début de relation chaotique donc !

Paul n’est pas un grand bavard, 36 questions pour 40 dollars, ça ne se refusent pas surtout quand on vit sa situation… Cela aurait du ne durer qu’à peine une heure, mais c’était sans compté sur le bagou d’Hildy, curieuse et sincèrement intéressée par sa personne et ses secrets. Évidement, Paul est beau gosse et le tatouage de larme sous l’œil le rend certainement encore plus craquant Paul fait parti de ces personnages masculins qui se cache sous une carapace sexy et pragmatique, des joutes verbales cassantes pour éviter toute introduction dans sa vie personnelle mais Hildy est tenace et curieuse et là c’est un tout autre personnage qui se révèle avec un passé lourd et triste.

Vous allez me dire un peu stéréotypé tout ça ! Oui c’est vrai, mais les personnages ne sont pas dénués d’intérêt pour autant.

Finalement, ces 36 questions ne sont qu’excuse pour les personnages de s’épancher un peu sur leurs vies, leurs problèmes et leurs secrets, si au début la conversations est difficile, les langues vont se délier, plus chez Hildy que Paul, mais parfois dire des chose à un inconnu à quelque chose de libérateur. Mais, l’entrevue va tourner court, un mot de travers, une réaction exacerbée et on sort du cadre de l’expérience pour entrer dans les vies des personnages, particulièrement celle d’Hildy. On devine plus qu’on ne sait les conditions de vie de Paul. L’introduction de la vie privée de Hildy permet de mieux comprendre le personnage mais peut aussi avoir un effet perturbant, est-ce un bonne chose ou pas ? Là est la question. Peut-être que se concentrer sur le principe de base aurait été un risque potentiel d’ennui et de rapidité ou au contraire pousser l’expérience à l’extrême et analyser les réactions de l’un et l’autre des personnages auraient été plus innovateur et un peu moins dans le déjà vu ?

Au niveau du style de l’auteure, soyons honnête cela ne casse pas trois pattes à un canard, c’est une lecture facile, avec une grammaire et un vocabulaire des plus simples qui ne nécessitent pas une concentration intense pour la comprendre. Et desfois, franchement ça fait du bien, du bien au moral de lire une histoire mignonnette à souhait, du bien d’avancer efficacement dans une lecture, du bien d’avoir un peu de baume au cœur sans chichi, sans drame (bien que le fond du secret d’Hildy n’est pas des plus joyeux et que le passé de Paul est véritablement dramatique) et sans trop de fioritures de style. Donc, cela ne gêne pas mais vous êtes prévenu(e)s que ce n’est pas de la grande littérature.

En bref, une jolie romance agréable à voir naître, des personnages plutôt bien façonnés psychologiquement avec chacun leurs soucis propres bien qu’un peu caricaturés, et une autre façon de traiter la relation humaine à travers des questions intimes et ciblées, dommage que le principe ne soit pas allé plus loin. Agréable moment de lecture, simple et efficace, on ne lui en demande pas plus.

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour ce nouveau partenariat.

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« Boom » de Julien DUFRESNE – LAMY

Quatrième de couverture : « Si vite, tu es devenu mon meilleur ami. Mon meilleur pote, à la vie à la mort.

Indécent de dire ça.

Pendant trois ans, tu m’apprends mille trucs. T’es Robinson, MacGyver, Dora l’exploratrice combinés. Tu me montres comment rafistoler un grille-pain, allumer un feu, faire des nœuds marins. Tu m’apprends même à conduire. Trois ans de confidences, de joie, de gueule de bois. Trois ans de gueule de joie, c’est ça. »


Un monologue d’un jeune homme à un autre, l’un survivant, l’autre mort dans un attentat. Fort et sensible, Boom est un court roman « d’une seule voix » qui crie la douleur de celui qui reste dans le deuil et qui doit tâcher d’avancer avant de sombrer…


Etienne est l’adolescent fêtard, celui qui accumule les conquêtes et les bêtises alcoolisées, celui qui fonce avant de réfléchir aux conséquences, le téméraire, celui qui ouvre sa bouche pour s’affirmer mais aussi faire son intéressant, celui probablement qui se cache sous une façade pétillante et insouciante, et pourtant tout cela va s’éteindre au cours d’un voyage scolaire à Londres. Depuis, la culpabilité et la peine ont pris le pas sur sa joie de vivre et sur ses rires…

Timothée était le gentil garçon, celui qui réfléchissait, savait s’arrêter, la politesse incarnée, plus posé et réservé, un ami fidèle, celui sur lequel on pouvait compter, l’intellectuel, celui qui rêvait de Londres et pourtant, aujourd’hui il n’est plus, mort violemment et subitement dans un énième attentat ridicule…

Etienne et Timothée, c’est un coup de foudre amical, un regard, un sourire et le charme opérait sur ces deux êtres bien différents l’un de l’autre, un lien indéfinissable, trois ans de relation fusionnelle, trois ans d’amitié intense, trois ans à rattraper les années où ils ne se connaissaient pas encore et puis BOOM ! Cela s’est achevé aussi vite que cela avait commencé. Aujourd’hui, Etienne tente d’écrire les mots qui pourraient soulager, submergé par les émotions ; la perte, le manque, la culpabilité. Comment avancer après tout ça ?

L’ouvrage est certes très court mais très intense, très fort, très sensible, on se prend sans peine en plein cœur la douleur qui terrasse Etienne, ce sentiment qui le rend léthargique à subir le quotidien avec ce manque terrible d’un être qui ne sera plus jamais là (le proverbe « un seul être vous manque et tout est dépeuplé » prend ici tout son sens). Il parle à Timothée, lui dit ce qu’il pense et ressent. Le thème du deuil est justement traité, avec pudeur et sensibilité, mais aussi avec colère et culpabilité, il s’agit d’un deuil adolescent, moment d’un être où tout est exacerbé, notamment les états émotionnels. En cela, le personnage d’Etienne est très réaliste.

Le roman est façonné de manière anarchique, tantôt des souvenirs, heureux le plus souvent, tantôt le ressenti présent, une impression que cela part un peu dans tous les sens, un peu brouillon dans l’organisation des idées, mais n’est ce pas cela de ressentir et vivre pleinement les émotions, les attraper comme elles viennent, puis les coucher sur du papier, cela sonne encore plus réaliste au final et je pense que c’est ce que l’auteur recherchait, évoquer l’état de deuil d’un être adolescent, de façon brut et certainement pas finement taillé, cela aurait manqué de spontanéité tout simplement.

En bref, un court roman qui se dévore et se ressent, un petit joyau qui ne demande qu’à briller dans vos cœurs. Très belle lecture !

Je remercie les éditions Actes Sud Junior pour ce nouveau partenariat et l’auteur pour la dédicace surprise !

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Premières lignes #106

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Le Dernier Rêve de la raison de Dmitri Upskerov paru aux éditions Agullo. Un roman qui s’annonce à la fois poétique, fantastique et un peu loufoque aussi, un conte philosophique qui sera, je l’espère, passionnant à lire.

Quatrième de couverture : Ilyassov le Tatare, vieux vendeur de poisson solitaire, vit dans le souvenir de sa bien-aimée morte noyée. Il subit des métamorphoses qui lui permettent de retrouver brièvement son amour perdu. Sinitchkine, inspecteur de police, est chargé de résoudre le mystère de la disparition du vendeur


Voici les premières lignes :

l. CRIMÉE

Ilya Ilyassov le Tatare vendait du poisson frais dans un magasin qui s’appelait Alimentation. Ce vendeur avait entre autres à sa disposition un grand comptoir de marbre, couvert des entailles qu’avait causées un énorme trancheur, alourdi de morceaux de plomb pour que le couteau ne glisse pas de la main quand on avait affaire à un poisson particulièrement grand, dont il n’était pas facile d’ouvrir le ventre dur.
Pour être plus précis, Ilya n’était pas supposé se limiter au poisson frais, péché sur place dans un grand aquarium aux eaux sombres, à l’aide d’une épuisette dont le manche de chêne avait été poli à en briller par ses mains calleuses. Le Tatare vendait aussi du poisson surgelé, qu’il ne considérait pas comme du poisson, mais les demandes insistantes des clients l’avaient obligé à en fournir. Les clients expliquaient que le poisson congelé convenait bien pour les tourtes au levain, agrémentées d’œufs durs émiettés. Par ailleurs, il était bon en simple friture à la chapelure, et il était irremplaçable pour nourrir toutes sortes d’animaux domestiques chats, chiens… Une gentille créature d’âge vénérable nourrissait même de cabillaud congelé un canari à la voix puissante, qui mourut bientôt de la très profonde solitude dans laquelle il se trouvait.


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« La ronde des saisons tome 3 : Un diable en hiver » de Lisa KLEYPAS

Quatrième de couverture : Qui aurait cru que, après ses amies Annabelle et Lillian, ce serait au tour de la timide et bégayante Evangeline Jenner de trouver un mari ? Et quel mari ! Non content d’être un débauché notoire, un aristocrate plein de morgue, Sebastian, lord Saint-Vincent, vient de trahir son meilleur ami en tentant d’enlever sa riche fiancée… C’est pour échapper aux griffes de sa famille qu’Evangeline a signé un pacte avec ce diable d’homme. Car en échange de sa protection, Sebastian aura sa fortune, mais il n’aura ni son corps ni son cœur.


Avis succinct, le roman ayant été lu en décembre…


Un diable en hiver est le tome que je préfère pour le moment, tout simplement à cause de son schéma, une jeune fille qui paraît fragile et innocente et qui se révèle bien plus forte et maline qu’elle n’y parait, et un homme à la mauvaise réputation dans son rang, débauché notoire et en perdition totale. Il y avait de valeurs sûres pour me réjouir et me faire passer un très bon moment cocooning !

Comment imaginer Evangeline Jenner, une des « laissées pour compte », adorable jeune fille timide et discrète, se présenter au vaniteux Lord Saint Vincent à la réputation scabreuse  pour lui proposer un mariage de convenance ? Et pourtant, un soir, elle se présente à la porte de Sébastian, fuyant une famille qui la maltraite et prête à tout pour sauver sa personne et son héritage quitte à l’offrir au sulfureux débauché de l’aristocratie londonienne. Un homme qui n’a pas hésité à trahir son ami en kidnappant la future femme de celui-ci pour s’accaparer sa richesse. Un mariage précipité qui offrira la liberté pour l’une, la fortune pour l’autre mais sans avoir à tenir le devoir conjugal.

Lord Saint Vincent a des finances difficiles, tellement, qu’il n’a pas hésité à enlever Lillian pour qu’elle devienne sa femme sachant pertinemment qu’elle lui préférait Lord Westcliff et qu’elle ne répondait à ses avances que pour rendre ce dernier fou de jalousie. Un jeu de séduction qui a tourné au vinaigre pour Sébastian, qui se retrouve seul et amoché au bord du gouffre. Ce séduisant libertin, adorant jouer de son charme pour convaincre les plus nobles des jeunes femmes, se révèle pourtant tout autre en compagnie d’Evangeline. S’il n’hésite pas à user du silence et à la rabrouer, il est étonnement à l’écoute et protecteur avec elle, des petites attentions par-ci, par là qui s’accumulent, des petits sourires en coin, tout autant d’indices qui dénotent un homme plus sensible et plus abîmé qu’il n’y paraît. Ah le fameux personnage masculin au comportement douteux mais qui au fond est un amour ! Personnellement, j’adore ces personnages là, je trouve leur psychologie plus intéressante, connaître le pourquoi d’une telle attitude, comprendre leur mal être, leur besoin d’être comme ils sont pour se protéger, Sébastian est de ce genre là.

Evangeline Jenner vit dans un contexte familiale très dur, elle est abusée par sa famille qui n’attend d’elle qu’elle hérite de la fortune de son père, malade et sur son lit de mort. Une famille qui n’hésite pas à la maltraiter, à la rabaisser et à envisager un mariage de force avec un cousin bedonnant. Bref, Evangeline est plutôt mal lotie ce qui explique son manque de confiance en elle, son bégaiement lors de conversations avec d’autres aristocrates. Pourtant, elle ne va pas hésiter à se présenter à Lord Saint Vincent, quitte à trahir une amie et à se retrouver avec une mauvaise réputation, elle n’a pas vraiment le choix si elle veut garder une once de liberté. Et elle va lui tenir tête ! Afin de se marier au plus vite, avant qu’Evangeline ne soit récupérer par sa famille, ils vont entamer un long voyage ensemble et apprendre à se connaître, et même à s’apprécier. Étonnamment, la jeune femme ne craint pas Sébastian et cela donne lieu à de savoureux échanges qui viennent faire pétiller nos petits coeurs.

Dans ce tome finalement assez intimiste entre les deux personnages principaux, on fait aussi la connaissance d’un personnage intrigant, mystérieux et charmant, Cam Rohan, un gitan, n’apparaît seulement que sur quelques pages mais m’a bien donnée envie de découvrir l’autre série de l’auteure « Les Hattaway ».

En bref, un nouveau tome qui se lit vite et offre un doux moment de lecture plein de romantisme entre deux personnages écorchés qui se révèlent l’un auprès de l’autre. Passionnant ! Il ne reste plus qu’à lire le tome 4, celui de Daisy, j’espérais tant avec Cam mais cela ne semble pas se présenter ainsi… Affaire à suivre !

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« Nos Vagues à l’âme » de Georgia CALDEIRA

Quatrième de couverture : « Cette douleur qui est la mienne, cette blessure, je la chéris. Puisque c’est tout ce qu’il me reste… » Parfois, l’amour ne suffit malheureusement pas à tout résoudre, et quand ressurgissent les démons du passé, le fragile équilibre qu’avaient réussi à trouver Louis et Emma vole alors en éclats. Si Emma est parvenue à prouver à Louis qu’il pouvait exister une fois descendu de son piédestal, saura-t-il de son côté lui confier les clés de son plus noir secret, prouvant ainsi qu’il a fait d’elle son exception ? Une traversée houleuse, entre vengeance, passion et déchirements, en quête d’un salut qui ne pourra se réaliser qu’à travers l’autre.


Une suite à la hauteur du premier opus ! Les cœurs sont toujours abîmés et ne cessent de saigner mais il est intéressant de découvrir comment ils peuvent se panser pour s’éveiller à d’autres choses. Une romance passionnée et passionnante !


L’auteure nous avait laissés sur un cliffhanger assez terrible à la fin du premier tome, un revirement de situation après avoir galérer pendant tout le premier tome à suivre les tribulations des deux personnages qui s’attiraient, se détestaient, mais au final se comprenaient bien plus qu’ils ne le pensaient. Ce second opus reprend là on l’on s’était arrêté, Emma a claqué la porte et coupé tout lien avec Louis, ce dernier quant à lui ne comprend pas ce revirement de situation et est prêt à tout pour retrouver Emma, la reconquérir et surtout comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’elle le quitte aussi soudainement après ce moment qui n’appartient qu’à eux.

On se retrouve donc dans une configuration bien différente du premier, là où on était dans l’apprivoisement, ici on est dans quelque chose de plus sombre, plus difficile et nettement plus virulent entre les deux personnages surtout du côté d’Emma… L’expression « passion amoureuse » prend ici tout son sens, pas de demi-mesure, pas de temps mort, juste des confrontations, des émotions fortes, des incompréhensions, des non – dits, des heurts qui ne s’apaiseront pas aisément, loin de là. L’auteure va jouer avec nos nerfs et les émotions de ses personnages.

Emma va subir une transformation progressive, entre haine et vengeance, le personnage va se perdre dans la colère, dans les paroles blessantes et dans les gestes qui ne lui ressemblent pas. Envolée la jeune fille sage et gentille, Emma est prête à beaucoup de chose pour prouver à Louis qu’elle a tourné la page, qu’elle peut se prendre en main et vivre sa vie. Soyons honnête, le personnage sombre dans des dérives qui sont assez peu réalistes au regard de son profil, de son caractère et surtout de son manque de confiance en elle, même si on la sent pas très à l’aise dans certaines attitudes, notamment les plus aguichantes. Dans la première partie du roman, Emma n’est plus franchement elle – même, elle réussit plutôt bien son coup, puisque Louis est dévasté et profondément blessé par son attitude et que même sa meilleure amie ne la reconnaît plus et n’accepte pas forcément cette attitude quelque peu maladroite.

De son côté Louis va ressombrer dans ses cauchemars et ses fantômes, le personnage était prêt à se reconstruire, Emma était une excellente motivation pour prouver qu’il pouvait changer, être un autre, mais ce n’était qu’un équilibre fragile qui va de nouveau voler en éclat. Pourtant, Louis va se reprendre et ne pas se laisser démonter. Si dans le premier opus, on déteste en grande partie le personnage, ici on l’adore ! Sa transformation psychologique est passionnante à suivre, on apprend enfin ses terribles secrets et les révélations sont pires que ce que l’on pouvait imaginer même si Louis vit dans le déni et assure assumer ce passé, il est évident que cela explique beaucoup de chose dans son attitude hautaine et dégueulasse avec la gente féminine.  On peut vraiment parler de rédemption et de pardon à travers ce personnage masculin fort séduisant.

On suit donc le chassé croisé de ces deux personnages profondément abîmés par les expériences passées, on connaît ceux d’Emma, on sait qu’elle est mal dans sa peau, complexée jusqu’à la moelle et qu’il y a beaucoup de travail pour qu’elle puisse reprendre une vie plus classique, oser manger devant les autres par exemple, penser un peu à elle avant les autres et cesser son attitude revêche et butée qui la cloisonne complètement dans ses ressentiments. Mais si dans le premier tome, c’était Emma le pilier, ici c’est Louis qui prend la relève pour les deux, c’est Louis qui ose faire sortir Emma de cette coquille rigide qu’elle s’est bâtie quitte à raviver sa colère et la mettre dans des situations embarrassantes, prise dans son propre jeu. Louis en devient un personnage extraordinaire, qui surmonte beaucoup de choses et qui fait preuve de beaucoup de volonté pour récupérer ce qu’il a perdu. Reste que lui aussi a psychologiquement quelques problèmes à régler mais qu’il semble plus ouvert  à le faire notamment avec l’aide de sa psychologue et de son cahier d’état d’âme.

L’auteure à travers ses deux personnages a certainement souhaité évoquer quelques thématiques actuelles, à travers Emma, parler de ces beautés glacées qui n’en sont pas, de ce manque de confiance en soi omniprésent chez les jeunes filles comme chez les adolescentes, de ce rapport à la nourriture qui peut être difficile pour plus d’une, à travers Louis, de séquelles qui peuvent vous changer un gamin adorable, de pardon, de reconstruction, de blessures autant physiques que morales qui peuvent être difficile à outrepasser, à travers le couple, que l’amour, le regard de l’autre, le soutien et la bienveillance ne sont rien d’autres que de l’humanité. Peut-être un peu idéalisé le message dans cette histoire, mais néanmoins atténué par des profils psychologiques travaillés et intéressants.

En bref, un second tome fort et passionné où les blessures et les secrets du passé refont surface, l’amour est au rendez – vous entre deux personnages qui traînent de sacrées casseroles et qui ne cesseront de faire vibrer nos petits cœurs de romantique. Personnellement, je l’ai dévoré !

Je remercie Louve du forum Mort Sure et son partenaire J’ai lu pour ce partenariat.

              

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C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de mars.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour obtenir mon avis sur le roman ou le titre en question. (Il manque pas mal de chroniques qui arrivent au plus vite !). 


Mon favori : L’île des disparus m’a emporté dans ses brumes mystérieuses, j’ai adoré cette ambiance particulière et cette touche de féerie. Un ouvrage qui se dévore !

Du côté des très bonnes lectures : La légende des quatre : Le clan des loups est un excellent premier tome où les jeunes personnages sont immergés dans une bit lit fort intéressante et pleine d’humour ! Nos vagues à l’âme, la suite de Nos chemins de travers est aussi prenant que le premier opus, une belle romance idéale pour les fleurs bleues romantiques. En miroir, est une romance M/M sur fond de thriller. L’intrigue est soutenue et bien amenée même si l’on découvre assez vite les choses. La romance est toujours passionnée comme du bon Lily Haime !

La Maison abandonnée est un roman horrifique pour adolescent très efficace. Boom traite d’un sujet difficile, le deuil perçu par un adolescent de dix-sept ans, une lecture courte, volontairement un peu brouillonne dans la façon d’agencer les idées, mais tellement sensible. Les épisodes 7 & 8 de Kenan, redresseur de foi offre une fin pleine de révélation et d’action.

 

Du côté des bonnes lectures ou des lectures mitigées présentant quelques défauts : Les épisodes 5 & 6 de Kenan, Redresseur de Foi sont un peu plus lents que les précédents, une chute de la dynamique qui a un peu essoufflé ma lecture malgré la qualité de celle-ci.

Du côté des bulles : L’intégrale de Siegfried est une bande – dessinée d’Héroïc Fantasy absolument géniale. Le graphisme est sublime et l’intrigue nous emporte dans la mythologie nordique que j’affectionne particulièrement. Qualia under the snow est un manga yaoï de qualité qui offre une très jolie romance et des réflexions matures sur pas mal de choses.

Enfin, j’ai avancé dans la série manga L♥DK, un shojo plutôt sympa qui malgré le nombre de tomes garde tout son intérêt !


Et j’ai entamé :


5 romans, 3 nouvelles, 1 intégrale BD et 5 mangas, je suis plutôt contente de ce mois !

RDV le mois prochain !

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« Kenan, Redresseur de Foi épisodes 5 à 8 » d’Anthony HOLAY

Quatrième de couverture : Maël se réveille au palais d’Alstore, encore sous le choc des horribles événements. L’esprit embrumé, il écoute son ami Joas lui faire part de la situation et de ses doutes. L’Officiant supérieur n’a alors qu’une idée en tête : en référer à sa Reine. De leur côté, Kenan et Pline retournent chez l’adolescent, où une bien triste nouvelle les attend. Leur face à face avec les Mères Harpies pourrait bien changer plus d’un destin…


Suite et fin en apothéose des aventures de Kenan et des sombres créatures qui peuplent les contrées d’Alstore. Une lecture courte, intense, concise qui va à l’essentiel, si vous aimez le Dark Fantasy, les héros mystérieux et les intrigues basées sur les trahisons, alors cette petite série pourrait bien vous plaire !


Épisode 5

Dans cet épisode, on retrouve Maël l’officiant supérieur en charge des redresseurs de foi. Accompagné de son fidèle ami Joas, il se retrouve sous la protection de la Reine au palais. Les soupçons d’une traîtrise au sein de l’ordre est évoquée : Qui ? et Pourquoi ?

L’avènement est lancé et la recherche de l’agent des ténèbres en cause du massacre des officiants demeure une priorité pour la reine et l’officiant supérieur, Maël, la protection des derniers serviteurs de Sahâ aussi. Il est donc décidé de rapatrier les redresseurs de Foi avant une éventuelle nouvelle attaque des forces du mal.

La reine Léonore prend ici un peu plus d’importance, belle, intelligente et intrigante, elle gère d’une main de maître le royaume depuis le décès de son mari, Childéric. Elle semble soutenir Maël et avoir une grande confiance en lui.

Cette épisode est un peu plus lent, plus intimiste, il est fortement concentré sur les échanges entre Maël et Joas et entre Maël et Léonore et repose essentiellement sur les soupçons de traîtrise. On cherche à savoir qui est en cause. L’auteur grâce aux réflexions de ses personnages donnent des indices mais embrouillent aussi profondément ses lecteurs. On doute en même temps que Maël qui peine à croire à la trahison d’un des siens. Et pourtant cela converge en ce sens…

Épisode 6

Dans cette épisode, on retrouve Kenan et Pline après leur terrible combat et les découvertes qu’ils ont pu faire dans l’antre de la Sorcière. Malheureusement, leur retour est sous le signe d’une annonce funeste et malheureuse. Pline décide d’accompagner Kenan jusqu’à Alstore laissant derrière lui ce qu’il lui reste de famille.

La mort, le désespoir, la souffrance, le deuil domine dans cette épisode qui est une nouvelle fois relativement calme et intimiste entre Kenan et Pline. On suit leur voyage à travers les contrées menant à Orélia, les humeurs et les émotions de Pline, perdu dans sa souffrance et que Kenan tente d’alléger ou du moins tente d’apprendre à Pline à vivre avec.

On en apprend d’ailleurs davantage sur le passé de Kenan fait également de douleur et d’une mort qui le hante chaque jour. Le personnage cache beaucoup de secrets que l’auteur nous distille au compte goutte.

J’ai bien aimé ce temps mort, cette pause, cette accalmie avant la tempête. On est dans cet épisode très éloigné des combats ou des interventions surnaturelles mais davantage dans l’émotionnel.

Pendant ce temps au palais, on continue à découvrir Léonore et son intimité, des secrets sont dévoilés sans forcément servir l’intrigue en soi, une rapide introduction sur d’autres histoires à venir ? Il se passe vraiment de drôles de choses autour de cette énigmatique reine.

Épisode 7

La recherche du  traître avance. Maël pense à l’un des anciens officiants restant : Balin. Pour déceler la vérité, Maël doit mettre au point un puissant sérum de vérité afin de délier les langues les plus récalcitrantes et connaître les secrets de l’artefact volé dans la salle des objets maléfiques.

L’officiant Maël est épris de doute face à son échec pour établir une potion de vérité avec l’aide de son fidèle ami Joas, ils passent leurs journées à lire d’anciens manuscrits et à concocter des potions, toujours sans succès.

La majorité des redresseurs de foi sont rentrés au palais sur ordre de la reine et de l’officiant supérieur Maël. Ces derniers attendent des explications sur ce retour précipité. On sent que le danger approche. Les redresseurs de foi se rassemblent au palais dépouillés de leur Kriss (arme magique et bénite) et de leurs fioles de potions, parqués dans une salle dans l’attente.

On fait connaissance avec d’autres redresseurs de foi, plus ou moins fins et plus ou moins avenants. La tension monte dans cet épisode, rappelons que les redresseurs de foi sont d’anciens taulards condamnés et que réunir autant d’anciens malfrats dans une même pièce attise les querelles, cela donne lieu à des entrevues musclées et menaçantes.

L’officiant se présente à eux mais ils sont rapidement acculés sans armes et donc sans défense, par le traître inattendu… Bien que personnellement, je l’avais déjà repéré depuis un moment, l’effet de surprise et la violence qui l’accompagne va certainement perturber un peu les lectures, plus de temps mort et de calme, la violence et le gore se réveillent !

Épisode 8

On retrouve dans ce début d’épisode Pline, laissé seul par Kenan, dans un bar. Il est accosté par une femme de plaisir. Pendant ce temps là au palais, c’est le carnage. La poignet de redresseurs de foi survivants tente de s’en sortir face à la menace ravageuse et destructrice.

Kenan est toujours aussi impassible et observateur même si on le sent plus fébrile face au danger qui se présente à lui. Il reste toutefois méticuleux, intelligent et fin stratège face à l’adversité ! Et il en faudra face à la menace à contrecarrer.

C’est certainement l’épisode le plus trash, le plus gore et donc le plus horrifique de la série. Le sang coule à flot, les os explosent, les entrailles dégueulent et la cervelle vous éclabousse. Après plusieurs épisodes relativement calmes, l’auteur revient à de la véritable dark fantasy avec son lot de combats, ses créatures bien dégoûtantes et une fin explosive et haletante qui vient boucler magistralement cette première série d’épisodes qui devraient certainement voir une suite !

En bref…

Une série qui promet une intrigue intéressante même si certains détails semblent l’éparpiller ou alors annoncer les prémices d’autres aventures peut-être. L’ensemble est de qualité mais pas forcément au même niveau sur chaque épisode. L’auteur joue beaucoup avec le dynamisme de son récit avec des coups de sang et des accalmies fulgurantes ! Toutefois, l’ensemble se tient et offre un bon moment de lecture sombre et sanglante. Nul doute que nous devrions revoir prochainement Kenan et ses acolytes. J’oubliais, un bon point pour les couvertures qui sont très jolies et en parfaite adéquation avec l’ambiance.

Je remercie Anthony Holay pour m’avoir une nouvelle fois renouvelée sa confiance.

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Premières lignes #105

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Boom de Julien Dufresne – Lamy qui paraîtra aux éditions Actes Sud Junior le 4 avril prochain. Un roman pour adolescents qui traite une nouvelle fois d’un sujet sensible, le deuil.  Je suis très curieuse !

Quatrième de couverture : Étienne était l’ami fêtard, l’incorrigible. Timothée, le garçon bien éduqué aux drôles de tics – il disait boom tout le temps. Une belle aventure de trois ans jusqu’à ce voyage scolaire à Londres. Jusqu’à ce que Timothée soit fauché par un fou de Dieu sur le pont de Westminster. Depuis la tragédie, Étienne cherche les mots. Ceux du vide, de l’absence. Étienne parle à son ami disparu en ressassant les souvenirs, les éclats de rire.


Voici les premières lignes :

Je n’ai pas dormi cette nuit.
Je me réveille essoufflé. C’est ta faute.
Je fais des cauchemars qui ressemblent à des marathons. Dans les rues noir
et bleu, je te cherche. J’ai traversé des clairières, des villes, des hémisphères.
Maintenant, j’ai les jambes moites et les dents qui grincent. Dans
les draps, je suis en sueur. Regarde mes mains ! Je les frotte contre
le tissu mais mon trouble reste. De là où tu es maintenant, tu dois
bien rigoler. Après les cauchemars, j’ouvre les yeux.
Je répète toujours.
Où es-tu ?


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Pousse de Gingko
Au baz’art des mots
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La couleur des mots
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La Booktillaise
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Au détour d’un livre
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