« Dernières fleurs avant la fin du monde » de Nicolas CARTELET

Quatrième de couverture : Un futur sans abeilles, étouffé dans la grisaille de gigantesques latifundia. Un futur où l’humanité se meurt, privée de descendance. Albert, journalier agricole, répand le pollen à la main. Manon, sa compagne engagée à l’usine, sombre peu à peu dans la folie. Et dans la morosité du quotidien, une lueur, Apolline sous les cerisiers… les dernières fleurs avant la fin du monde. Après Petit Blanc, conte cruel et onirique, Nicolas Cartelet incarne son héros Albert Villeneuve dans un futur désenchanté, où les hommes luttent contre leur impuissance.


Un roman d’anticipation, brillant par son écriture, sombre par le sujet traité tant il parait réaliste ! Si vous n’avez pas idée de ce qui attend l’avenir de notre monde, lisez ce roman et vous en découvrirez une facette, mais peut-être cela sera déjà trop tard…


Dernières fleurs avant la fin du monde, dernier roman paru chez Mü éditions, dernière petite œuvre de l’auteur, petit par son gabarit, son nombre de pages (174), si petit et pourtant si grand par son contenu (euh je crois l’avoir déjà dit pour Petit Blanc, mais c’est tellement ça…).

Grand parce que Nicolas Cartelet a un style unique, une écriture belle et poétique, loin d’être pesante et lassante, loin d’être désuète. L’auteur a le rare talent d’écrire avec aisance, de jolies phrases avec des mots choisis avec soin, c’est instinctif, cela semble couler de sa plume comme il pourrait respirer, et c’est certainement cette facilité et ce talent d’écriture qui font de Nicolas Cartelet un grand écrivain en devenir. A mon avis l’homme de s’en rend pas bien compte, le personnage est simple et discret en public, nettement plus loquace en privé (je ne l’ai pas vérifié mais les « on dit »…) ou même sur la toile, jeune et pourtant, quel style ! Rien que pour la forme, il ne faut pas hésiter à le lire et niveau contenu, c’est souvent court mais riche et intelligent à l’image de Petit Blanc.

Grand, parce que ce roman est certainement visionnaire, sans être une réelle surprise pour autant sur ce qui nous attend dans l’avenir. Le thème de l’écologie et de la disparition des principaux pollinisateurs  ; les abeilles, est ici abordé de manière réaliste. Il suffit d’observer un minimum la nature pour comprendre que cela ne tourne pas rond. Ici l’avenir est sombre, lugubre et triste pour certains hommes, une terrible atmosphère éteinte où les habitudes et les actes ne sont plus vivants, mais linéarisés, irréfléchies, tout un ensemble de moutons qui ne cherche qu’à survivre plus qu’à vivre, c’est d’une tristesse.

Le roman se divise en deux grandes parties.

Dans la première, l’auteur décrit la vie d’Albert Villeneuve, personnage malléable et récurrent qu’il affectionne et que l’on avait pu voir dans Petit Blanc. Albert Villeneuve travaille dans une exploitation maraîchère, chaque jour, il se rend à pied à son travail, chaque jour bras tendus et épaules douloureuses, il pollinise les fleurs de cerisiers et chaque fin de journée est récompensée d’un lot de pommes de terre, qu’il ramène le dos voûté, la fatigue, la résignation sur les épaules, il rejoint son studio miteux, cuit ses pommes de terre pendant les trente minutes d’électricité quotidienne accordée à la cité, quand la gazinière fonctionne, cela va de soi. Rejoint par sa femme, Manon, travaillant à l’usine, qui n’est plus qu’une ombre de la belle jeune femme épousée il y a quelques années. Les discussions sont rares et le sexe aussi. Dans cette société du futur pas si lointain, les hommes ne bandent plus et les femmes ne tombent plus enceinte, l’avenir pour le peuple est incertain. Ce que décrit l’auteur est effroyable à sa façon, ces hommes, ces femmes avaient une vie avant, une vie plus heureuses, et puis il s’est passé quelque chose, on ne sait pas vraiment, on devine une catastrophe écologique, loin d’être douce, mais plutôt violente, rapide et irréversible. Est-ce l’avenir qui nous attend ? Dépeint ainsi, aussi gris, terne, sans couleur, même les pétales des fleurs sont d’une teinte des plus faibles. Seul les plus riches et les plus chanceux semblent encore vivre aisément, toujours à l’image du monde qui nous entoure, les petits sont écrasés mais en colère et se révoltent, les grands toujours plus flamboyants. Triste, réaliste, cela laisse un goût amer et une terrible désillusion pour un monde qui pourrait être si beau.

« Nous les caressions jusqu’à ce qu’elles scintillent de reflets dorés, du rose décoloré de leurs pétales, que nous voyions peu à peu s’ouvrir, et vibrer sous le baiser des plumes, semblait alors jaillir une lumière nouvelle : nous rendions vie aux cerisiers. »

Dans la seconde, il y a l’introduction d’un personnage ; Apolline, solaire, innocente, passionnée et qui ne semble pas avoir la même conscience que les autres. Apolline est la jeune fille du riche exploitant qui embauche Albert sur ses terres, un homme qui souhaite que sa fille soit éduquée et apprennent à lire. Albert se retrouve ainsi nommé professeur face à une jeune fille déroutante, pas franchement très attentive, on va vite comprendre pourquoi, et qui ne voue qu’un intérêt pour ce qui se cache sous un drap poussiéreux. Ce personnage amène de toute évidence une aura solaire à toute cette purée de poids qui encombrait les pages et l’histoire jusqu’alors.  Il y a là toute une introduction artistique, la musique, l’amour des mots, ce côté un peu fou, spontané, désordonné, qui vient réveiller la conscience d’Albert mais aussi son cœur, ces rires qui se déploient entre ces deux personnages viennent éblouir cette vie qui semble dériver toujours plus. Une lueur d’espoir peut-être dans ce monde si sombre et si fade.

« Et puis j’avais d’autres choses à penser, il y avait la question d’Apolline et de son apprentissage des mots, des choses plus importantes, j’en étais convaincu, qui rendaient insensibles celles très terre-à-terre de mes hommes, les petites indignations des petits. »

Dis comme cela, ce roman peut paraître un peu fou, on peut avoir cette impression qu’il ne se passe finalement pas grand chose, c’est davantage un constat, une description d’un avenir possible, pourtant ne doutez surtout pas que le contenu est à la foi fin et intelligent. C’est justement cette simplicité dans l’histoire renforcée par une écriture vive, directe et magnifique qui est intéressante ici. L’auteur fait prendre conscience de beaucoup de choses mais surtout d’un avenir où la mort des abeilles pourraient entraîner un effet « boule de neige », rendre la nature dépendante de nous pour se reproduire (et nous nourrir), pourrait appauvrir nos vies qui deviendraient stériles et sans joie, à peine révoltés, nous deviendront des êtres humains déshumanisés et désexualisés, un avenir où l’on s’éteindrait finalement peu à peu.

En bref, Nicolas à quand le prochain ?

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Premières lignes #120

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Masques de Lilly Grey paru aux éditions MxM Bookmark, une romance M/M  adolescente dans un milieu puritain et catholique. J’ai profité d’une offre de 3 epub achetés, 1 gratuit, et je l’ai démarré dans la foulée, c’est plutôt prenant et j’adore les schémas avec deux personnages différents, qui ne s’entendent pas et pourtant qui s’attirent dans les romances ! C’est assez sensible et parfois même violent.

Quatrième de couverture :  Daniel mène une vie d’adolescent ordinaire jusqu’au jour où il se voit forcé de déménager à l’autre bout de la France. Là-bas, il décide de se réinventer une vie et une ligne de conduite ; fini les histoires d’un soir et les excès en tout genre – ou presque. Il prend enfin le contrôle de sa vie.

C’était sans compter l’entrée fracassante de son voisin dans sa vie : Loan. Ils sont aussi différents que le jour et la nuit : l’un est gay, rayonnant et amusant. L’autre est homophobe, sombre et sarcastique.

Deux masques, deux facettes d’une même pièce.
« Qui se ressemble s’assemble » prétendent certains. « Les contraires s’attirent » clament d’autres. Et si les deux étaient possibles ?
Mais comment aimer autrui lorsque notre propre reflet nous fait horreur ? Quand les masques tombent, peut-être est-ce là que tout commence.


Voici les premières lignes :

Chapitre 1

Un bruit de pas me sort de la contemplation de mon téléphone. Mon père se tient entre les murs nus de ma chambre, le regard pétillant.
— Nouvelle maison pour une nouvelle vie, susurre-t-il.
Je grince des dents. Son sourire s’agrandit. Je soupire.
J’ai tenu une semaine. Sept longs jours à écouter cette stupide rengaine, tel un cycle infernal. Je n’en peux plus. Il a gagné.
Je saute de mon lit, attrape des ciseaux par terre et éventre au hasard un premier carton.
Il me tapote la tête, satisfait, et ferme la porte derrière lui.
Je suppose que je devrais être content d’avoir quitté mon village de Bourgogne pour une grande ville du Sud, Montpellier. Je ne le suis pas.
La raison de ce changement rend son acceptation d’autant plus difficile. D’accord, les voisins m’ont vu embrasser un garçon dans la rue, et alors ? Cela ne requérait pas de s’exiler à l’autre bout du pays. Je n’ai même pas eu la possibilité de m’expliquer !
La spécialité de ma famille ? Faire l’autruche. Fermer les yeux et attendre que l’orage passe.
Si seulement mes parents n’étaient pas aussi croyants… Fervents catholiques, pour eux, plaisir rime avec péché. Inutile donc de préciser ce qu’ils pensent de l’homosexualité. L’enfer me tend les bras.
Après cet incident, les membres de l’église qu’ils fréquentaient se sont mis à chuchoter sur leur passage, à les éviter. Deux mois plus tard, ils vendaient la maison.
Malgré tout, derrière ce sentiment de colère et de rancœur se cache la reconnaissance. Il y a des adolescents qui sont jetés à la rue, humiliés et martyrisés par leur famille. La mienne a « juste » choisi d’ignorer la vérité. En comparaison, ce n’est pas si terrible.
Je suis l’enfant unique de parents âgés. Ils ont traversé le cauchemar des essais infructueux et des fausses couches. Même quand les médecins ont baissé les bras, ils ont continué à se battre.


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« Un cœur à l’abri » de Nora ROBERTS

Quatrième de couverture : Par un soir d’été dans un centre commercial de la banlieue de Portland, un jeune étudiant, Reed, profite de sa pause pour tenter de séduire une jolie serveuse. Au même moment, Simone, Mi et Tish, amies depuis l’enfance, entrent dans une des salles de cinéma. Alors que Simone vient d’être quittée par son petit ami, celui-ci débarque avec une nouvelle fille… Simone court en pleurs s’enfermer aux toilettes. C’est là qu’elle entend les premiers coups de feu. Terrifiée, elle appelle immédiatement la police. Grâce à son intervention, les secours arrivent. Les tireurs sont abattus et le massacre prend fin.
Trois ans plus tard, tandis que les survivants tentent de se reconstruire, Reed, devenu policier, constate que ceux qui ont échappé à la fusillade meurent les uns après les autres, tués ou apparemment victimes d’accident.
En réalité, le cerveau de l’opération a survécu et compte bien, dans l’ombre, achever son œuvre. 


Un romantic suspens idéal pour une lecture de saison ! Meurtres, enquête et romance sont au programme.


Trois amies sont au cinéma, Tish et Mi tentent d’aérer la tête et le cœur de Simone qui rumine et déprime depuis que son ex copain l’a quitté par SMS pour une blonde plantureuse, star du lycée et de l’équipe de Pompom girl. Elles rient tant bien que mal, puis Simone file aux toilettes pour assouvir une envie pressante. Alors qu’elle retournait dans la salle, des coups de feu résonnent, un homme s’effondre en sang devant elle. En panique, elle s’enferme et appelle Police secours.

Reed est un jeune serveur qui travaille dans un restaurant à l’ambiance familiale, il prend sa pause, file flirter avec la fille qui lui plaît et qui travaille dans un magasin de souvenirs à proximité, un rencard obtenu, il fait un détour pour saluer un ami et reprend la route du travail quand des bruits de pétard le surprennent, ce sont en fait des balles qui sifflent, c’est la panique, il attrape un enfant esseulé et file se cacher en le protégeant.

Trois ans plus tard, Simone étudie à New York et porte encore le deuil de ce jour cauchemardesque. Reed a entamé une carrière dans la police et prend très à cœur de suivre tout ce qui touche à cette folie meurtrière passée. C’est ainsi qu’il remarque que des victimes s’accumulent parmi les survivants, il est persuadé que ce n’est pas l’œuvre du hasard. Tapi dans l’ombre, une menace rôde et est bien décidée à se venger.

Ce roman, c’est avant tout une enquête policière officieuse plus qu’officielle, les trois adolescents responsables de la tuerie ont été tués, l’affaire est close. Pourtant, les meurtres recommencent et le personnage de Reed qui s’est « passionné » pour tout ce qui touche à cette histoire pense inévitablement à une affaire de vengeance qui va en effet vite se révéler être le cas. Le FBI est mis sur le coup, la police de Portland est écartée, cela n’empêche néanmoins pas Reed et sa coéquipière de discrètement faire leur propre recherche.

L’auteure a choisi d’étaler son histoire sur une dizaine d’année, ce qui nous permets de voir l’évolution des personnages, Reed et Simone d’un côté, mais aussi celle du tueur.

Reed Quatermaine est un personnage masculin très intéressant et plutôt attachant, on le découvre étudiant, très intéressé par une fille, à sortir avec son meilleur ami geek, un jeune homme qui vivait sa vie d’étudiante pleinement en s’amusant et en profitant de la vie sans forcément y voir un certain avenir. La fusillade et sa rencontre avec la policière Essie vont bouleverser sa vie et sa vision des choses. Reed devient policier avec cette folle envie de protéger et d’aider les autres. Une relation tendue va aussi se mettre en place avec le tueur. Reed, c’est le personnage protecteur par excellence, un personnage sain, vivant, intelligent qui aura une évolution logique et (un peu trop) facile.

Simone Knox est un personnage féminin assez complexe. Issue d’une bonne famille, son destin aurait du suivre celui de son père, devenir avocate et réserver ses week end dans des sorties au club en compagnie de sa mère et de sa sœur. Pourtant, ce jour fatidique va remettre les pendules à l’heure, Simone va quitter le foyer familial, commencer à s’émanciper et peu à peu trouver sa voix dans l’art. Elle va cependant vite être occultée par l’éblouissante Sissi Lennon, sa grand – mère. Un personnage haut en couleurs, magnifique, avec une aura zen et un esprit censé, un personnage que l’on a du mal à assimiler à une grand-mère tant elle est extravertie, pleine de vie et complètement délurée ! Je l’ai adorée, sa façon de voir la vie, d’en profiter, de l’assainir, son petit côté voyante, intuitif et surtout très empathique la rend vraiment extraordinaire.

Ce qui est intéressant avec ces deux personnages, c’est que même si l’on devine aisément qu’une romance naîtra entre eux, bien qu’elle ne démarre pas avant la bonne moitié du roman, c’est surtout tout ce qui tourne autour d’eux qui est intéressant, ce sont deux personnages qui ont des parents qui ont réussi dans un domaine qui ne leur convient pas, un peu en marge de leur famille donc, deux personnages psychologiquement traumatisés aussi qui ont subi le deuil et qui le gère chacun, d’une façon différente toutefois, encore aujourd’hui. Leur évolution, leur transformation, leur maturités, leur prise de conscience de soi, au cours du temps, sont aussi tout autant de choses agréables à lire et à découvrir.

Et puis, il y a ce tueur, on sait assez vite qui c’est, c’est un personnage malin, intelligent et méthodique. Un parfait sociopathe qui choisit ses victimes avec soin et n’hésite pas à les tuer aussi violemment que proprement.

On pourrait reprocher un côté très américanisé dans cette histoire, un côté un peu facile et un peu bisounours, les meurtres s’accumulent et salement pour certains, mais pour les personnages principaux, les choses se passent souvent vite et sans réelles difficultés, à l’image de Reed et Tranquility Island, ou de Simone et son talent artistique. Clairement, j’avais l’impression d’être face à un feuilleton américain. Mais, finalement, ce n’est pas gênant, c’est du Nora Roberts, on sait que c’est très romancé, qu’on est là pour être divertit et cocooné aussi quelque part, elle se lit bien, raconte des histoires complètes avec des personnages assez fouillés et des intrigues qui tiennent bien la route. On passe donc un bon moment avec cet ouvrage, une lecture estivale parfaite !

En bref, un roman qui promet suspense et romance, des personnages attachants, sans prise de tête pour un moment détente au bord de la plage ou de la piscine en se dorant au soleil. Il vaut le coup d’oeil ne serait-ce que pour le personnage de Sissi Lennon !

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour cet envoi.

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« Momo, intégrale tomes 1 & 2 » de Jonathan GARNIER & Rony HOTIN

Quatrième de couverture : « Hey le bon dieu ! Dis à mon papa qu’il faut qu’il rentre vite ! Et dis-lui que je lui fais des gros bécots ! Et mamy aussi, elle lui fait des bécots ! … Même si elle pique un peu… »

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l’enfance. Le temps des copains, des découvertes, des petite bêtises, des grands bonheurs et des gros chagrins. Le temps aussi d’un émerveillement constant que contrarient parfois les réalités du monde adulte.

 


Un gros coup de cœur pour cette intégrale tendre et émouvante !


Momo est une petite fille qui vit avec sa grand – mère, une maman partie (on le suppose du moins) et un papa qui travaille sur un bateau plusieurs semaines durant ne pouvant assurer son éducation. A 5 ans, cette gamine est pleine de caractère et très vivante, à la fois maline et pleine d’espièglerie, elle vous fera rire, vous attendrira et vous émouvra durant ces deux tomes !

Momo râle beaucoup mais avec elle on retrouve tous les bonheurs et l’innocence de l’enfance, la relation avec l’aïeule, sa vie quotidienne faite de tours angoissants chez le poissonnier du coin, impressionnant par sa stature et sa barbe, et pourtant à qui elle tient tête, de dessins merveilleusement enfantins, de courses – poursuites avec son chat, d’observation de l’océan où elle attend impatiemment le retour de son père, de querelles avec la bande de garçons du coin qu’elle n’hésite pas à affronter, de faux conflits avec sa grand – mère qui fait tout ce qu’elle peut pour éduquer cette boule de nerfs en l’absence de son papa.

Momo, c’est tout simplement, ces enfants remuants et pleins de vie, qui vous épuisent rien qu’à les regarder !  C’est un personnage attachant et « atta-chiant », franchement elle est adorable, un peu trouillarde, se fait des films avec son imagination débordante et se montre revêche même face aux plus âgés ! Sa rencontre avec Françoise, une jeune adolescente citadine en vacances chez ses parents, va lui apporter beaucoup et vice et versa ou encore Tristan, le bad boy à la banane qu’elle surnomme banane sans la moindre inquiétude, et qui se révèle finalement pas si vaurien que cela, au contraire. Des rencontres, des amitiés, qui forgent la vie de notre petite Momo.

Graphiquement, le personnage de Momo est dans la veine des enfants Miyazaki, elle a un style très « manganisé », et j’ai bien aimé ce style que le dessinateur lui a donné, elle n’est pas trop féminine non plus, ce qui accentue son caractère tranché, ses humeurs et ses colères, les enfants n’auront, sans nul doute, pas de problème pour s’identifier à elle.

 

Le plus important reste sa relation avec sa grand – mère, une vieille veuve au sourire édenté et aux câlins piquants mais surtout plein d’amour pour sa petite fille qui n’a pas une vie facile avec ses parents absents. On sent toute la tendresse de cette relation qui deviendra rapidement tout en émotion. On en tire également l’importance des liens avec nos aïeuls, l’importance d’y prêter attention et de ne pas les oublier, à l’image de cette grand-mère qu’elle croise régulièrement et qui attend patiemment un coup de téléphone de sa famille. On sent toute la nostalgie qui imprègne l’ouvrage d’un ancien temps sans problèmes adultes.

Et puis il y a l’introduction des soucis d’adulte justement, la réalité violente pour une enfant de 5 ans, qui vient ternir, ombrer, cette enfance innocente que Momo trouve injuste, et pourtant où le bonheur et la simplicité des choses dominent, mais qui vient surtout rendre l’ensemble très réaliste et très émouvant pour ouvrir à de nouveaux horizons.

Ainsi, l’émotion, l’amitié, l’amour, la tendresse, les petits bonheurs simples et innocents, la nostalgie d’un temps ancien, sont tout autant de choses qui font de cet ouvrage un condensé de très bons moments de lecture.

Le dessin est simple mais très efficace, il n’y a pas de fioritures, ce qui rend l’ouvrage accessible aux plus jeunes avec des couleurs à la fois chatoyantes et vives, un peu  à l’image de Momo qui est aussi pétillante que tendre. Les bulles ne sont pas forcément très nombreuses, une planche entière peu en être dénuée et pourtant être terriblement expressive !

En bref, une très belle bande – dessinée, j’ai craqué pour Momo sur la couverture et j’en suis tombée amoureuse en lisant son histoire ! Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette petite fille, garçon manqué, espiègle et au caractère bien trempé. On s’attache, on s’émeut, on vit tout simplement en sa compagnie.

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« Le jour où le bus est reparti sans elle » de BEKA, MARKO & COSSON

 

Quatrième de couverture : Clémentine est un peu perdue et cherche des réponses à ses doutes existentiels. Heureusement, la vie réserve toujours des surprises à ceux qui sont prêts à les recevoir. Des rencontres insolites en histoire de sagesse, qui sait si Clémentine n’a tout simplement pas trouvé le chemin vers le bonheur…


Petite BD sympa, pleine de bons sentiments et de réflexions philosophiques
(et un brin utopiques ) !


Clémentine est une jeune femme en pleine quête d’elle – même, de bonheur et d’avenir ; depuis peu elle fait partie d’un groupe de méditation et de développement personnel avec qui elle a projeté de partir un week end en séminaire. Le jour du départ, elle prend donc le bus qui s’arrête faire une pause auprès d’une épicerie bio perdue en pleine forêt, Clémentine s’offre un petit tour aux toilettes et voilà que le bus repart, sans elle. Elle se retrouve seule et sympathise avec Antoine, le gérant, philosophe et plein de sagesse qui ne cessera de raconter des petites histoires à Clémentine pour qu’elle prenne conscience de l’importance de certaines choses et l’insignifiance de d’autres.

Ne le cachons pas, cette BD est dans la veine des romans feel good, le genre d’ouvrage qui a de l’idée mais qui le traite de manière un peu surréaliste, on reste dans une fiction pleine de bons sentiments, idéalisée et manichéenne. Bien que les réflexions amenées soient censées et devraient finalement être monnaie courante dans la vie de tous les jours, on est là pour vous faire réfléchir au sens de la vie, à comment trouver le bonheur en se contentant de ce que vous avez sans forcément chercher plus, l’améliorer pas de petits gestes, bref c’est très philosophique et sage avec cependant quelques pointes d’humour qui viennent rafraîchir ce qui aurait pu vite devenir ennuyeux.

Ces idées fondamentales pour ouvrir vos chakras au monde dans ce qu’il a de plus beau, même dans ces côtés négatifs, sont illustrées par des petites histoires inspirées de contes zen éparpillées dans l’ouvrage racontées avec beaucoup de sagesse par Antoine, gérant d’une épicerie perdue en pleine forêt, qui vit seule dans une grande maison sublime, et qui comme par hasard médite lui-même sur le sens de la vie, un des points qui laisse dubitatif quand même, mais soit pourquoi pas ?

Les rencontres sont bien faites (toujours ce hasard incroyable), Clémentine fait donc la connaissance d’Antoine et de son soutien sage et intelligent, mais aussi d’une femme, Chantal, qui salue les panneaux de circulation ou encore un jeune PDG en quête d’un retour aux sources et à la simplicité. Cela a parfois du bon d’être abandonnée pour être mieux entourée…

Du côté graphique, j’ai particulièrement aimé la colorisation choisie, très lumineuse, vivante, mais aussi chaleureuse et le coup de crayon est assez particulier, très « arrondie », très doux tout en étant très expressif, en parfaite adéquation avec le sujet traité. On sent globalement une symbiose entre l’écrit, les croquis et les couleurs.

En bref, une bande – dessinée qui se lit bien et qui donne à réfléchir mais qui le fait avec peut-être un poil trop de facilités pour la rendre crédible. Mais peut-être, n’était-ce pas le but recherché ? En tous cas, je lirai la suite avec plaisir car des moments « feel good » sont toujours bons à prendre !

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Premières lignes #119

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Marked Men tome 3 : Rome de Jay Crownover paru chez Hugo Roman. Une romance brute et torride à l’horizon sur l’énigmatique personnage de Rome ! 😉

Quatrième de couverture : Intrépide et pleine de vie, Cora Lewis est aussi celle qui veille sur ses amis  » bad boys  » tatoueurs, d ans le salon Marked où elle officie comme perceuse. Derrière son apparente joie
se cache un coeur brisé et Cora est bien décidée à ne plus jamais se laisser embraser par une passion dévorante.
Elle attend maintenant l’homme parfait, sans bagages douloureux ni histoire dramatique, avec qui elle pourra s’engager. Et elle rencontre Rome Archer.
Sous ses airs rassurants d’ancien soldat, Rome est en fait têtu, autoritaire et rigide. Pas très  » homme parfait  » ! Et surtout il revient du front…
Si Rome avait l’habitude d’être le grand frère protecteur, le fils aimant, le b on soldat, aujourd’hui il n’est aucun de ces hommes-là. Traumatisé, il cherche un moyen de survivre et de reprendre le cours de sa vie, malgré les démons de la guerre qui le rongent. Pour cela, il pensait être seul, jusqu’à ce que Cora débarque dans sa vie et l’éclaire de mille couleurs.
Parfois les mauvais chois sont les meilleurs.


Voici les premières lignes :

Chapitre 1
Cora, le 4 juillet

C’est la chose que je préfère dans la vie, avoir tous les gens que j’aime au même endroit au même moment. Ajoutez à cela une journée de congé, de la bière fraîche, un barbecue et des feux d’artifice, et je suis la reine du monde. J’aurais d’ailleurs été folle de joie s’il n’y avait pas eu un nuage noir et menaçant qui flottait au-dessus de ma tête, décidé à gâcher ma journée.
C’était un week-end prolongé et tous les mecs du salon de tatouage où je travaillais, ainsi que les autres, Jet, Asa, et les filles, étaient rassemblés dans le jardin de la nouvelle maison de Rule et Shaw pour un barbecue. C’était une sorte de pendaison de crémaillère. Tout le monde avait une bière à la main, et Rule et Jet s’occupaient du barbecue, même s’ils avaient l’air un peu ridicules. C’était censé être un moment sympa pour se détendre, mais l’un d’entre nous y mettait sacrément de la mauvaise volonté.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Qui a rejoint ma PAL ?

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Voici les livres qui ont rejoint dernièrement ma PAL depuis le mois de juin
(ou ma bibliothèque, certains étant déjà lus…).


Du côté des services presse : Trois titres ! Je me suis laissée tenter par le dernier Nora Roberts, Un cœur à l’abri, sorti aux éditons Michel Lafon et j’ai eu la surprise de recevoir deux titres en avant-première (ils sortent fin août) des éditions Actes Sud junior, Dancers et Ueno Park, qui ont tous deux l’air très chouettes !

 

Du côté des achats : un seul roman, Dernières fleurs avant la fin du monde, mais j’achète toujours les sorties de Mü éditions et encore plus quand c’est Nicolas Cartelet qui écrit…

Ensuite, quatre mangas qui me tentaient beaucoup, L’étrange de la plage, L’étranger du Zéphyr tomes 1 & 2, et Hidamari ga kikoeru, des yaoïs tous très beaux !

Enfin, deux BD commandés chez France Loisir, l’intégrale de Momo absolument géniale et Le jour où le bus est reparti sans elle.

 

Du côté des cadeaux : The End de Zep, la couverture est parlante et l’ensemble est de qualité !

Voilà ce sera tout, je me suis essentiellement concentrée sur les œuvres graphiques…

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C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de juin.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour obtenir mon avis sur le roman ou le titre en question, toutefois ce mois-ci je suis très en retard, seuls quatre titres ont été chroniqués pour le moment. Mais je vais tâcher de rattraper ça…


Mes favoris : Deux titres ce mois-ci que j’ai du mal à départager… Derniers fleurs avant la fin du monde, je crois bien être amoureuse de l’écriture de Nicolas Cartelet et la thématique écolo-post apocalyptique abordée ici, j’y suis très sensible donc forcément, j’ai accroché à cette lecture. Chéloïdes, c’est le premier roman de l’auteure que je lis, j’ai adoré cette écriture brute et écorchée, cet univers techno-punk captivant et étourdissant, Morgane Caussarieu est certainement une auteure à suivre aussi ! Bref, deux très belles lectures, d’un genre très différent, mais qui traitent de sujets à la fois forts et sensibles.

Du côté des bonnes lectures : Pour les trois titres qui suivent, j’ai apprécié ma lecture mais il m’a chaque fois manqué un petit truc pour que cela deviennent de très bonnes lectures. Tragic Circus aborde le monde du cirque ancien avec ces talents et monstres souvent sombres et mystiques, Le Prince charmant existe… Je l’ai inventé est une chick lit parfaite pour la saison et L’âme sœur est très axé sur la psychologie des personnages et est assez perturbant.

   

Du côté des titres graphiques : En bande dessinée, j’ai adoré l’intégrale de Momo et The End de ZEP, deux titres qui m’ont beaucoup touchée pour des raisons très différentes, la thématique n’ayant rien à avoir, thème familial et jeunesse dans l’un, thème écologique dans l’autre. Le jour où le bus est reparti sans elle, dans la lignée des romans « feel good », sympa à lire mais un peu trop utopique.

Du côté des mangas, je reste actuellement dans le yaoï doux, poétique et tout en pudeur, L’étranger de la plage et sa suite L’étranger du zéphyr tomes 1 & 2 (d’autres sont à venir) m’ont beaucoup plus, j’avais pu apprécier le mangaka sur un titre précédent et ceux-ci ne m’ont pas déçue bien au contraire !

 

Enfin, j’ai eu un gros coup de cœur pour le premier opus de Hadamari ga Kikoeru. La thématique (le handicap invisible) est sensible et très intéressante ! Par contre, je cherche désespérémentle tome 2 qui n’est plus édité pour le moment, a priori le tome 3 sort ce mois-ci, j’espère qu’ils réapprovisionneront les tomes précédents !


Actuellement, je suis dans Un cœur à l’abri de Nora Roberts, lecture idéale pour la saison !


Voilà, 4 romans, 3 BD et 4 mangas lus !

RDV le mois prochain !

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[Absence] Mois de juin chargé !

Bonjour à tous,

je suis peu présente sur le blog en ce moment et il y a peu d’articles publiés.

Comme d’habitude depuis quelques années maintenant, la période fin d’année scolaire (avec préparation des spectacles des activités extra-scolaires, les entraînements qui vont avec, la kermesse, etc…), l’anniversaire de mon petit, la préparation de l’anniversaire de ma grande et le jardinage potager m’ont pris beaucoup de mon temps ces dernières semaines.

Bref, sans vous étaler ma vie privée, je suis très occupée !

J’ai beaucoup (trop) d’articles à rédiger pour vous donner quelques titres à venir :

Du côté des romans :

  

Du côté des ouvrages graphiques :

Je sais, je sais, en faisant la liste, je me rend compte de mon retard, c’est la cata !
De belles lectures en tous cas, que j’espère vous faire découvrir bientôt !

Et puis, il faut que je vous parle de mon voyage du mois de mai aux Açores aussi !

D’ici la fin de semaine ou début de semaine prochaine, je devrais retrouver un rythme plus régulier.

A très bientôt !

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Premières lignes #117

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes du dernier Nora Roberts Un cœur à l’abri paru aux éditions Michel Lafon et qui annonce un romantic suspens intéressant !

Quatrième de couverture : Par un soir d’été dans un centre commercial de la banlieue de Portland, un jeune étudiant, Reed, profite de sa pause pour tenter de séduire une jolie serveuse. Au même moment, Simone, Mi et Tish, amies depuis l’enfance, entrent dans une des salles de cinéma. Alors que Simone vient d’être quittée par son petit ami, celui-ci débarque avec une nouvelle fille… Simone court en pleurs s’enfermer aux toilettes. C’est là qu’elle entend les premiers coups de feu. Terrifiée, elle appelle immédiatement la police. Grâce à son intervention, les secours arrivent. Les tireurs sont abattus et le massacre prend fin.
Trois ans plus tard, tandis que les survivants tentent de se reconstruire, Reed, devenu policier, constate que ceux qui ont échappé à la fusillade meurent les uns après les autres, tués ou apparemment victimes d’accident.
En réalité, le cerveau de l’opération a survécu et compte bien, dans l’ombre, achever son œuvre. 


Voici les premières lignes :

Chapitre Premier

Le vendredi 22 juillet 2005, Simone Knox commanda un grand Fanta à l’orange pour accompagner ses pop-com et ses bonbons Swedish Fish. Ce choix son grand classique lorsqu’elle s’offrait une soirée au cinéma changea sa vie, et la lui sauva très probablement. Jamais plus elle ne but de Fanta.
À cet instant, elle n’avait qu’un désir, s’installer dans la salle avec ses deux « meilleures amies pour la Vie », et se fondre dans l’obscurité.
Car sa Vie à cet instant, pour le reste de l’été et peut-être pour toujours était d’une nullité totale.
Le garçon qu’elle aimait, celui avec lequel elle sortait exclusivement depuis sept mois, deux semaines et quatre jours, ce garçon avec qui elle avait imaginé vivre son année de terminale main dans la main, cœur à cœur, l’avait larguée.
Par texto.
« Marre de perdre mon temps, veux kk1 prêt à tout faire avec moi. Et c’est pas toi. C’est fini entre nous. A+ »
Certaine qu’il ne pensait pas ce qu’il avait écrit, elle avait tenté de l’appeler, mais il ne répondait pas. Elle lui avait envoyé trois messages, n’hésitant pas à s’humilier.
Puis elle avait consulté sa page MySpace. En vérité, « humiliation » était un terme trop faible pour rendre compte de sa souffrance.
« Troqué ancien modèle (défectueux) contre un nouveau.
Exit Simone !
Welcome Timmy !


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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