[Absence] Petite absence et autres songes…

Bonsoir à tous !

Je ne suis pas beaucoup présente sur le blog en ce moment et j’accumule un retard de dingue. Je n’ai même pas édité mon bilan du mois de mars qui devrait paraître bientôt… Bref, quelques soucis de santé qui se sont éternisés m’ont tenu éloignée de la rédaction d’articles sur le blog. Je vais tâcher d’y remédier mais…

… Maintenant que la forme est presque complètement revenue, je vais partir une bonne dizaine de jours à partir de mercredi, je m’envole vers la très belle île de la Réunion (et le Piton de la Fournaise !!! Je suis plus excitée qu’une gamine à une veille de noël !) avec ma petite famille pour aller voir ma belle sœur et découvrir cette île française magnifique ! Ce qui signifie un silence radio pendant une quinzaine de jours…

Je vous dis à très vite pour de nouveaux échanges littéraires !

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Premières lignes # 159

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui ce sont les premières lignes de Mers Mortes d’Aurélie Wellenstein, ma lecture du moment. Un roman post-apocalyptiques aux thématiques fortes : écologie et avenir de l’homme sur fond de fantasy violente et sauvage. Je me régale avec cette lecture ! Ajoutons à cela que la couverture est superbe…

Quatrième de couverture : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.
Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.
Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?


Voici les premières lignes :

1

Oural s’accouda aux créneaux de la forteresse, ses avant-bras tatoués appuyés contre la pierre ocre et rugueuse, chaude de soleil. Le désert s’étalait depuis les remparts jusqu’à l’horizon tremblotant de chaleur. Difficile d’imaginer qu’il y a encore quinze ans de cela, une mosaïque de prés salés et de prairies inondées bordées de roseaux entourait la citadelle. La disparition des mers et des océans, par ricochets climatiques, avait métamorphosé cette région marécageuse en un chaos de roches basses, strié de crevasses, de sable fauve parfois vitrifié en coulures noires, et d’éboulis de terre rouge.

Oural tourna discrètement la tête vers sa garde du corps, qui se tenait, silencieuse, sur sa gauche. Comme lui, elle regardait le désert, mais ils n’y voyaient pas la même chose. Oural avait toujours été séduit par les mystères de ces grandes étendues arides, alors que pour elle, seuls comptaient le bastion, ses murs et ses sujets. Sa mine avait d’ailleurs quelque chose de réprobateur et ses doigts tripotaient la crosse de son fusil – comme s’ils avaient pu tout à coup être agressés. À part leur propre groupe de survivants, il n’y avait plus personne à la ronde. Quant à la principale menace de ce monde, Oural était le seul à pouvoir la contrecarrer.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Au baz’art des mots
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Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
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Le Parfum des Mots
Les lectures d’Emy
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Entre deux lignes

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« Voyage en Terre Rouge » de Simon BRÄNDLI & Stéphanie CHAULOT

Quatrième de couverture : Voyage en terre rouge est tout à la fois un récit de voyage et une réflexion sur Madagascar.
Stéphanie Chaulot et Simon Brändli retracent les mois passés là-bas fin 2010, peu de temps après le coup d’état qui a vu arriver Andry Rajoelina au pouvoir.
Dès les premières pages, nous sommes plongés dans ce que Madagascar a de plus beau et de plus terrible : d’un côté, une biodiversité unique au monde, un peuple chaleureux, courageux — dont la culture n’a rien de commun avec notre culture occidentale — un sous-sol parmi les plus riches du monde ; d’un autre coté, une situation économique, écologique et politique désastreuse, des convoitises nombreuses auxquelles n’arrive pas à faire face le peuple malgache, une situation qui se dégrade rapidement, un pays qui court inévitablement vers sa destruction.
Sac au dos à travers le pays, ils vous emmènent pour le plus incroyable des voyages…


Un ouvrage à la fois récit de voyage et documentaire d’un pays mal connu ; Madagascar et ses paysages nombreux, incroyables, magnifiques ; Madagascar et sa pauvreté humaine, Madagascar et sa situation écologique catastrophique…


Voyage en Terre Rouge est le compte rendu d’une expérience d’immersion malgache vécue par un couple, Simon et Stéphanie, il y a maintenant huit ans. Pour l’un, grand amateur des grands espaces et des voyages, le pays était à découvrir pour sa nature et son peuple, pour l’autre, une expérience familiale vivant dans le pays et une curiosité et un rêve de gamine à assouvir. C’est donc ensemble qu’il se lance le défi de passer trois mois à Madagascar. Pour cela, ils ont monté une association en France « Objectif Mada » afin de favoriser les échanges entres écoliers malgaches et Français, mais aussi dans l’objectif de les sensibiliser aux contions de ce pays dramatiquement pauvre et  corrompu mais tout aussi grandiose. Ainsi démarre, leur aventure, un dimanche de septembre 2010, au cœur même de la capitale déroutante, bruyante et polluée, Tananarive.

De là, le couple nous raconte leur périple au travers de la grande île, périple semble un faible mot face à la dureté et la réalité du pays. Une petite carte est intégrée en début d’ouvrage pour illustrer le parcours des auteurs, une carte qui manque de détails et qui aurait mérité un peu plus d’attention et de précisions pour le lecteur. Les débuts sont hasardeux et difficiles dans la capitale, des expériences avec l’économie malgache et de l’exploitation des « richesses » du vasaha (comprenez touriste étranger, qui est considéré comme riche par les malgaches), des approches étouffantes, imposantes, agaçantes à répétition, une pollution éprouvante… Tananarive n’offre pas un accueil des plus faciles au couple qui bénéficiera d’aides de connaissances pour s’en sortir.

Ils finiront pas prendre la route pour des kilomètres de pistes plus défoncées et accidentées les unes que les autres, pour découvrir la brousse du pays et ses paysages à couper le souffle mais aussi un constat alarmant, la culture sur brûlis qui est une véritable catastrophe écologique, détruisant des milliers d’hectares de végétations et de faunes endémiques associées. A bord des taxis – brousses surchargés à l’extrême, les conditions de voyage ne sont pas idéales pour des français qui ont des habitudes bien forgées. Pourtant le couple résiste, passe par des épisodes de maladies, de faiblesse physique et morale en découvrant la pauvreté du pays, les extrêmes aussi entre ceux qui n’ont rien et ceux qui font leurs courses au Leader Price, face à la corruption bien ancrée dans la culture, ici la justice prend un autre sens que le notre et ce ne sont pas toujours ce qui ont tord qui sont punis pour peu qu’ils aient les moyens financiers de se sortir  du pétrin. Au delà de ça, le couple découvre des personnalités malgaches attachantes, une véritable richesse de faunes et de flores, s’émerveillent face aux lémuriens et aux baobabs, tout autant de choses qui rendent ce pays unique et marquant pour le couple.

D’un point de vue écriture, l’ouvrage se lit très bien, on ne sait jamais vraiment trop qui parle, Simon ? Stéphanie ? les deux ensembles ?  Ce n’est pas tellement dérangeant en soi, on finit par s’y habituer à la lecture, on devine toutefois des caractères bien différents. Simon est plus aventurier avec une soif de découvrir et de vivre des sensations, Stéphanie est plus dans l’humain et les échanges avec les locaux. Ils ont l’avantage de rester honnêtes dans leurs propos, leurs émotions et leurs réactions, malgré une ambition de se rapprocher au maximum des malgaches et de leur façon de vivre (ce ne sont pas des touristes comme tant d’autres), ils restent profondément européens avec des habitudes de confort et alimentaires, même si cela restait des réminiscences ponctuelles, on sentait bien là leurs racines, certaines de leurs remarques peuvent aussi faire tiquer. Ce n’est pas forcément un reproche car on devine à quel point ce voyage n’était pas de tout repos, leur fatigue accumulée, les traitements anti-paludisme qui les affaiblissaient, la chaleur accablante, les conditions de transport et de vie difficiles, harassantes souvent. A mon sens, cet ouvrage est écrit comme ils ont ressenti les choses sur le moment, ce voyage ils se le sont pris en pleine figure et ne s’attendaient certainement pas à tout ce qu’ils ont vécu.

En bref, une expérience intéressante à découvrir qui ouvre un œil curieux sur ce pays qu’est Madagascar. On en apprend beaucoup, le constat est certainement plus dramatique encore que celui qui nous connaissons depuis notre « pays riche », on relativise, on réfléchit sur ces conditions souvent dégradantes et inhumaines. En même temps, on découvre un pays merveilleux aux richesses nombreuses, une partie de la population qui se contente du peu qu’ils ont, un peuple débrouillard, et peut-être une once d’espoir dans une jeunesse à sensibiliser urgemment.

Je remercie Babelio et son partenaire Yucca éditions pour cet envoi.

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« Rattrapage » de Vincent MONDIOT

Quatrième de couverture : Un échange de regards le jour des rattrapages du bac, et tout lui revient en pleine figure. Elle, c’est la jolie fille populaire, comme il en existe dans tous les lycées. Cette année, elle faisait partie de la meute, de ceux qui se payaient la tête de tous les « cassos » : les moches, les geeks, les nuls en cours. Lui, c’était leur proie favorite. La chasse s’est terminée dans une flaque de sang. Est-il trop tard pour qu’elle soit pardonnée ? Est ce qu’elle mérite même de l’être ?


Un titre destiné aux ados sur les conséquences du harcèlement scolaire et du cyber-harcèlement et les remises en question personnelles, c’est brut et écorché, le style Mondiot dans toute sa splendeur !


Sortie prévue le 3 avril 2019

Rattrapage est un monologue d’une jeune adolescente qui se retrouve au rattrapage du bac dans l’enceinte d’un autre lycée. Elle doit passer l’oral qui pourrait s’avérer aussi salvateur que préjudiciable pour l’obtention de son diplôme. Ce jour là, ils sont un certain nombre à patienter dans le couloir, et elle reconnaît ce garçon assis, les écouteurs sur les oreilles, il ne semble pas l’avoir remarquer. Pourtant, elle se rappelle de ce qu’il a subi, ce qu’elle lui a fait avec les autres, jusqu’à ce qu’une marre de sang vienne faire cesser tout ça.

On suit donc les réflexions d’une adolescente jolie, bien fichue, populaire, une de ces filles qui a du succès auprès des garçons, une fille qui sort du lot parce qu’elle appartient à cette bande d’adolescents dont tous aimeraient secrètement faire partie. Elle raconte au lecteur cette année scolaire qui a viré au cauchemar avant de finalement finir dans le déni et l’oubli. Sauf qu’elle n’a rien oublié, sait qu’elle a fait beaucoup de mal et qu’avec cette bande de potes, des vidéos, des photos diffusées sur internet, ils sont allés trop loin. Revoir ce garçon, sur lequel ils se sont acharnés plus que les autres, celui que la plupart ont oublié, ravive en elle douleur et remords latents, tapis dans son cœur, dans sa tête, les réminiscences de ce qu’elle a été pendant presque une année lui explose au visage et toutes les interrogations qui en découlent ; comment réparer le mal qui a été fait ? Comment devenir une autre que cette pimbêche moqueuse ? Est-ce que ce garçon la déteste ? L’a t-il oublié ? Comment va t-il aujourd’hui ?

Ce petit roman respire le style Mondiot que j’affectionne particulièrement et que l’on retrouve d’une certaine manière dans ses autres écrits, Nightwork ou Les Mondes-Miroirs par exemple. On retrouve toujours des thèmes engagés, sensibles, durs aussi, avec un style d’écriture qui plonge en général le lecteur dans quelque chose de sombre, parfois même de glauque. Ici, l’écriture est encore plus brute, plus écorchée, comme si l’auteur avait craché son récit sur le coup d’une impulsion, d’un seul jet, c’est encore plus percutant finalement et cela apparaît en adéquation avec le sujet traité. C’est violent, réaliste, sans fioritures inutiles, c’est aussi plus tourmenté et virulent, émouvant dans sa simplicité. Je ne connais l’auteur qu’à travers ses écrits publiés mais aussi ceux de son blog « Survivre à la nuit », et l’on ressent une personnalité complexe, peut – être un peu « abîmé » aussi qui transparaît dans cet ouvrage.

On aborde là le thème du harcèlement scolaire et du suicide chez les adolescents psychologiquement plus fragiles dans cette étape de leur vie, l’adolescence, une période qui peut s’avérer aussi violente et destructrice que possible par les mots, les gestes, les actes et les réseaux sociaux, grand mal de notre époque… Mais, si l’ouvrage se veut fort et difficile parfois psychologiquement parlant, une once d’espoir demeure avec la notion du pardon et de reddition que l’auteur aborde aussi à travers son personnage qui se pose milles et une questions sur elle même, sur ces autres, soit disant amis, sur ce garçon marqué à vie par les cicatrices du drame.

En bref, un petit ouvrage au message fort qui résonne encore après la dernière page tournée, on pense inévitablement à ceux qui subissent ces harcèlements chaque jour, à ceux qui n’ont pas la « chance » de faire partie de la meute populaire, à ceux à qui l’on ne pardonne pas la moindre originalité, le moindre écart… à ces injustices quotidiennes qui peuvent tourner en drame. Un ouvrage qui je l’espère sensibilisera les adolescents, même si sans avoir d’idées préconçues à ce sujet, ce ne sont pas forcément ceux qui lisent qui sont les « bourreaux », ceux-là pourront peut-être s’allier, intervenir et se confronter à ceux qui violent chaque jour la dignité des autres. Encore un très bel ouvrage de cette collection forte et émouvante !

Je remercie les éditions Actes Sud junior et l’auteur Vincent Mondiot pour ce (double) envoi !

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Premières lignes # 156

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Le Livre Jaune de Michael Roch paru chez Mü Editions. Je viens de l’entamer car je n’avance pas mes lectures en ce moment et celui là me lorgne depuis que je l’ai reçu !

Quatrième de couverture : Un pirate s’échoue sur les rivages de Carcosa, la Cité d’Ailleurs. Persuadé d’être mort, il est amené au Roi en jaune, hanté par le souvenir de ses amours. Ce dernier lui propose de revenir à la vie s’il parvient à le débarrasser de sa malédiction.


Voici les premières lignes :

le vent balaie les pas sur le sel,
les plaines sont un lac nébuleux

« Je ne t’aime plus, et je ne sais pas pourquoi. »
Ces quelques mots résonnaient en moi depuis l’autre côté des océans. J’arpentais une grève de calcaire fouettée par 1e vent âpre. La mer scintillait de mille perles et mon cœur, mon cœur battant à tout rompre imprimait lettre après lettre entre mes côtes douloureuses l’écho de cette voix lointaine et méconnaissable. J’étouffais, car tout était soudainement devenu méconnaissable.
Je pensais avoir fait le tour du monde, par deux fois déjà, mais j’étais parvenu au bord d’une contrée nouvelle ; des terres illuminées de créatures’ indéfinissables dont le cœur immobile miroitait dans la nuit, des cieux vides de sens, fermés par un horizon serti de lunes, des vagues agitée de volatiles morts, gonflés par la fièvre.
J’y voyais autant qu’une nuit de pleine lune. Mais la platine de Diane avait disparu, ct les étoiles accrochées si hautes à la voûte céleste voilaient ma vision d’une lourde étoffe. Ce ciel insolite s’illuminait par vagues.


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« Le voleur de cœur » d’Avon GALE & Roan PARRISH

Quatrième de couverture : Responsable et discipliné, William Fox est devenu agent du FBI spécialisé dans le trafic d’œuvres d’art. Bien et mal, justice et injustice ; les différences sont nettes, et Will a passé sa carrière à en tracer les limites. Ses convictions lui ont peut-être coûté quelques relations, mais il ne souhaite pas faire de compromis sur ce qu’il sait être juste. Jusqu’à ce qu’il rencontre Amaury Vaughn.

À la tête de la fondation philanthropique familiale, Vaughn sait très bien qu’être riche et puissant lui permet d’obtenir presque tout ce qu’il veut. Et quand il rencontre l’adorablement grincheux et légèrement maladroit William Fox, il le veut plus qu’il n’a jamais voulu personne. Vaughn a l’habitude d’être désiré pour son nom et son argent, mais Will se fiche de l’un comme de l’autre.

Quand Vaughn recourt à de vieilles habitudes et tente d’impressionner Will en volant une peinture qu’il admire, leur lien naissant lui explose au visage. Vaughn doit réaliser que certaines choses ne peuvent pas être achetées ni volées. Mais un agent du FBI qui vit en suivant les règles et un voleur qui pense que les règles ne s’appliquent pas à lui peuvent-ils vraiment s’entendre ?


Une romance qui assure un moment de lecture divertissant et sans prise de tête mais qui manque toutefois d’un peu d’action !


William Fox est personnage très cadré avec des valeurs et des principes, il respecte la loi en tant qu’agent du FBI, il présente aussi une forme de stabilité familiale, une sœur jumelle Charlotte qu’il adore, une famille présente même si tout n’est pas rose. William aime l’art, a une vision très manichéenne des choses et ne peut accepter le moindre manque de respect de la loi, ne supporte pas que l’on fasse fruit de son influence pour obtenir les choses et encore moins quand cela inclut de jouer avec la vie des gens. Will est la rigueur et le respect incarnés, qui pourtant au fond ne serait peut-être pas contre quelque incartade pour vivre enfin une belle histoire d’amour.

Amaury Vaughn semble briller parmi les autres, sa chevelure argentée attire les regards, sa haute stature en impose et ce quarantenaire a une élégance innée avec une bienséance qui sied à son statut d’homme riche. Amaury aime les belles choses, le confort et la qualité. L’homme a de bonnes relations et obtient systématiquement tout ce qu’il souhaite. C’est un philanthrope qui use de son aura et de son nom pour obtenir des dons pour diverses associations artistique. C’est aussi un homme profondément seul, qui n’a plus de famille proche, il lui reste une amie qui vient toutefois de se marier et qui s’éloigne aussi. Amaury aspire a d’autre ambition, aimerait qu’on l’apprécie pour sa personne et non pour le personnage riche qui perpétue la tradition des Vaughn.

Si vous attendiez une pseudo enquête du FBI face à un voleur d’art, et bien vous serez terriblement déçus car il n’y a rien de tout ça ! Le roman tourne essentiellement sur la confrontation des deux personnalités qui s’opposent par leur vécue, leur origine et leur activité professionnelle. Les seules choses qui semblent réellement les réunir sont leur amour de l’art et les mauvaises histoires de coeur. Leur rencontre va bousculer le petit monde bien rôdé de chacun et va surtout pimenter et faire tanguer les idées préconçues de l’un et la désinvolture de l’autre. On fait donc ici la part belle à la psychologie extrême des personnages et à leur relation souvent houleuse et manquant de crédibilité.

Parfois, c’est même un peu poussif notamment du côté de William, qui peut paraître rabat-joie, même si sur le fond il n’a pas complètement tord, on aimerait qu’il se laisse aller dans cette relation, mais il y a toujours ces principes qui viennent s’imposer à lui. De son côté, Amaury vit dans cette bulle protectrice depuis des années, avec l’habitude d’obtenir tout ce qu’il veut de manière légale comme illégale, s’il veut quelque chose, il l’obtient ! On est vraiment sur deux personnages aux antipodes l’un de l’autre, ce qui annonce une romance avec pas mal de remous mais qui peut aller vers l’excès. Par ailleurs, l’ensemble manque un peu de dynamisme et d’action, pas d’inquiétude, quelques moments intimes viendront faire grimper la température lors de votre lecture, toutefois ça reste assez plat sur l’intrigue, des heurts, des confrontations, des va-et-vient, des incompréhensions, des tensions et des rabibochages chaudes et enflammés !

En bref, le roman propose une homoromance basée sur la psychologie très opposée des personnages, c’est en général un cocktail plutôt appréciable. Il est juste dommage qu’ici cela tourne trop à l’excès, Will est trop manichéen, Amaury parfois trop sensible, et les réactions sont un peu poussées à l’extrême, ce qui manque de réalisme. Sans oublier le manque d’action ! Ce n’est pas déplaisant, loin de là, mais ça peut vite tourner en rond pour celles et ceux qui attendaient une intrigue policière, une affaire de goût et d’envie, la lecture peut correspondre parfaitement à une lecture doudou. A vous de voir !

Je remercie les éditions Netgalley et son partenaire MxMBookmark pour ce partenariat.

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Premières lignes # 155

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Voyage en Terre Rouge paru aux éditions Yucca. Un ouvrage de voyage mais pas que, si l’on y trouve l’attraction touristique de Madagascar, les auteurs racontent aussi des aspects plus politiques, économiques et sociales, l’envers d’un décor magnifique.

Quatrième de couverture : Voyage en terre rouge est tout à la fois un récit de voyage et une réflexion sur Madagascar. Stéphanie Chaulot et Simon Brändli retracent les mois passés là-bas fin 2010, peu de temps après le coup d’état qui a vu arriver Andry Rajoelina au pouvoir.


Voici les premières lignes :

AU COMMENCEMENT…

« Alors, ça y est, vous partez ? »

C’est avec ces quelques mots que nos proches, tous sans exception, nous interpellent depuis quelques jours. Oui nous partons, c’est décidé. Nous avons les billets, la date est fixée : départ le 25 septembre 2010, pour un retour trois mois plus tard. La destination : MADAGASCAR…

Mais revenons au début de l’aventure.

Juin 1997

Stéphanie n’a que treize ans lorsque son père part deux semaines à Madagascar pour tenter d’y trouver du travail. Le projet n’aboutira pas, mais la jeune fille rêve depuis ce jour de ce pays du bout du monde, dont elle ne sait rien, mais dont on lui parle tellement.
Son oncle qui habite là-bas lui prédit qu’elle viendra. Elle le prend comme un défi et garde l’idée dans un coin de sa tête.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

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Qui a rejoint ma PAL ?

walkyrie6

Voici les livres qui ont rejoint dernièrement ma PAL (ou ma bibliothèque, certains étant déjà lus…) depuis le mois dernier.


Du côté des services de presse : De ce côté là j’ai été servie, beaucoup de choses sont arrivées en même temps dont des imprévus… Les éditions Actes Sud junior m’ont envoyés Le prochain Vincent Mondiot, Rattrapage, Ma vie n’est pas un roman, au regard du synopsis, il est probable qu’il me plaise ! Enfin, Les étonnantes Aventures du Merveilleux minuscule Benjamin Berlin devrait être plutôt intéressant !

 

Grâce à la masse critique privilégiée de Babelio, j’ai pu recevoir Mers Mortes d’Aurélie Wellenstein illustré magnifiquement par Aurélien Police, j’ai hâte de m’y plonger ! J’ai par ailleurs reçu Voyage en Terre Rouge dans le cadre de la masse critique générale, avec mes envies d’ailleurs, c’est un type de littérature qui m’attire de plus en plus, ici ce sera un voyage au cœur de Madagascar !

Chez Netgalley, j’ai pu recevoir quelques romances qui ne demandent pas de grosses réflexions mais permettent de bien se vider la tête ! Le dernier fracas tome 1 : La ballade du roi et de son chevalier, déjà chroniqué, Maudit Cupidon, chroniqué également, et Le voleur de Cœur que j’ai lu aussi.

Enfin, l’auteur Anthony Holay m’a envoyés les suites des aventure de Kenan, Redresseur de foi, saison 2. J’ai fini les épisodes 3 et 4 et j’attaque les épisodes 5 et 6 !

Du côté des achats : Seul et unique achat du mois, Le livre jaune de Michael Roch paru chez Mü éditons, si je suis sur la réserve avec cette nouvelle charte graphique, je reste très attentive aux parutions de cette ME, encore plus avec cet auteur qui est l’un de ceux que j’affectionne particulièrement après son Moi, Peter Pan !

Du côté des cadeaux et récup’ : Là aussi, j’ai été gâté ! Phitanie tome 1 : L’autre monde et Céder la place, une nouvelle d’Emmanuel Quentin. Ils sont lus et je tâche de les chroniquer au plus vite !

Ensuite, j’ai profité qu’un collègue se débarrasse de certains ouvrages pour récupérer deux Thrillers/policier avec Dossier 64 et Dust.

Ainsi que les 4 intégrales de La Romance de Ténébreuse (plus pour mon homme que pour moi, de si gros pavés écrits aussi petit, ça me file le bourdon ! Mais sait-on jamais que je m’y mette un jour !).


Pas mal d’ouvrages donc ce mois-ci mais surtout dus aux services de presse et aux ouvrages que j’ai récupérés d’un collègue. En même temps, 6 ouvrages sont déjà lus ! Il faut que je sois moins curieuse pour éviter l’excès de SP qui viennent drastiquement ralentir mes lectures personnelles, mais là c’est pas gagné ! ^^’

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« Le Grand Fracas tome 1 : La ballade du roi et de son chevalier » de Camille WRIGHT

Quatrième de couverture : Hadrian de Courtelle, champion invaincu et adulé, remet une nouvelle fois son titre en jeu au tournoi annuel. Pour l’occasion, les chevaliers de Calibor sont venus de tout le royaume dans l’espoir de le détrôner en combat singulier. Malgré tous leurs efforts, ils s’inclinent les uns après les autres face à leur vaillant adversaire qui s’impose sous les acclamations du peuple. Cette formalité expédiée, le noble aspire à retrouver au plus vite le calme et la sérénité de ses terres, loin de ce monarque impossible pour lequel il nourrit un si vif ressentiment. Le seigneur de Courtelle est en effet un homme entier, qui ne souffre de ployer devant nul autre. Or, Aldric lui rappelle sans cesse qu’il est cette exception qui confirme la règle. Son roi. Hélas pour Hadrian, une lame empoisonnée va contrecarrer ses plans et le mettre face à des sentiments dont il n’avait pas même conscience…


Un premier tome qui mêle habilement complot politique dans une ambiance moyen âgeuse et prémisse d’une romance subtile. Une fantasy plutôt rafraîchissante !


Sortie prévue le 15 avril 2019

Au royaume de Calibor, le roi Aldric assiste au tournoi annuel qui permet à un noble d’obtenir le très convoité titre de chevalier et protecteur du monarque. Depuis quelques années, le titre est détenu par Hadrian de Courtelle, un noble chevalier, fier et fort, indétrônable pour tous. Cette année ne déroge pas à la règle, Hadrian a vaincu tous les prétendants au titre avec une facilité déconcertante. Pourtant, Hadrian voue une certaine rancune contre Aldric, ce dernier s’amusant ouvertement à le défier de ne pas respecter son roi comme il se doit. N’ayant qu’une envie, rejoindre sa demeure, cette idée est vite abolie par l’intrusion d’un meurtrier en pleine festivité royale qui blesse Aldric mais aussi plus sévèrement encore son protecteur.

Honnêtement, je m’attendais à lire une romance pure et dure sur fond de fantasy médiévale. Finalement, c’est un peu plus profond que cela et surtout l’auteure joue énormément sur la confrontation des deux personnages embarquée à déjouer les affres d’un meurtrier. Si vous souhaitez lire une romance qui aboutit rapidement à une relation avec des scènes osées, passez votre chemin, l’auteure joue la carte du temps dans la relation et vous ne trouverez rien de tout cela dans ce premier opus. Par contre vous y trouverez une intrigue royale bien amenée et construite où tous les doutes sont permis et des joutes verbales bien senties et franchement amusantes entre le roi et son chevalier.

Le personnage d’Hadrian présente un caractère taciturne, fermé et froid, on ne se frotte pas aisément au chevalier qui a pour rôle de protéger la couronne. Il apparaît plutôt brut de décoffrage et malgré toutes les tentatives des filles de la cour pour le séduire, le noble reste fidèle à son épouse, la joviale Clarence, cousine proche du roi. Et ce ne sont pas les comportements d’ Aldric qui risque de le dérider, bien au contraire, De Courtelle doit sans cesse se retenir pour faire montre de respect vis à vis de son roi. Très formel, Hadrian respecte ses engagements, il est fidèle et loyal, et seule sa femme semble pouvoir l’attendrir un minimum. J’ai bien aimé ce personnage, toujours sur la retenue quand Aldric est dans les parages, toujours incisif sans être agressif quand ils se retrouvent tous les deux. On devine qu’il y a tout un mélange de sentiments dans ce corps massif et qu’il ne faudrait pas grand chose pour que cela déborde.

Quant à Aldric, il est quelque peu différent. Le roi est fort, fier et courageux, très respecté et aimé de son peuple dans lequel il s’immerge pour plus de proximité, n’hésitant pas à braver les champs de bataille en période de guerre. Comme beaucoup de souverain, il a une reine mais aussi beaucoup de maîtresses. Il s’amuse ouvertement à narguer Hadrian qui représente son petit grand de folie dans toutes les responsabilités qui lui incombent, attendant toujours des réactions vives mais un minimum contrôlées. Le roi a également la réputation d’apprécier les hommes, chose qu’il n’a jamais démentit lui valant quelques charmes et séductions de certains. Et les bruits de couloir vont bon train sur une relation potentielle entre le roi et son champion…

Cette relation tumultueuse va pourtant prendre un virage inattendu lorsque des tentatives de meurtres vont s’opérer au château. Le roi va se retrouver alité, blessé par une dague empoisonnée. Complot politique ? Tentative de déclencher une guerre ? Les suspicions vont s’accumuler, sans forcément avoir de véritables réponses. Des tortures d’un genre particulier, des interrogatoires muets, des espions sur le qui vive vont amener des révélations inattendues. Dans un même temps, le roi doit faire bonne figure face à son peuple, assurer la venue imminente d’un héritier et gérer les avances présomptueuses d’un jeune noble. De son côté Hadrian se rapproche du roi, étonnamment les deux hommes en viennent aux confidences mais accumulent aussi les non-dits, des sentiments éclosent, des gestes physiques aussi, parfois peu être un peu trop rapidement acceptés par Hadrian ?

J’ai bien aimé que l’auteure prenne le temps dans cette relation entre les deux personnages, on sait pertinemment qu’il y a anguille sous roche, que les confrontations accumulées sont le reflet de non-dits et de sentiments absolument pas assumés voire niés et on adore les voir se chercher, enfin disons qu’Aldric ne ménage pas les nerfs d’Hadrian et c’est plutôt frais et drôle ! Par ailleurs, ajouter un fond d’intrigue à tout cela, donne une profondeur intéressante au récit, certes on suit avidement la relation des deux personnages, mais on cherche aussi à comprendre l’origine de ces actes contre la couronne. Franchement, ça se lit bien et se suit agréablement.

En bref, un premier tome prometteur qui pose bien son environnement et ses personnages, si vous aimez les histoires médiévales, les affrontements entêtés entre les protagonistes et les relations qui prennent le temps, vous devriez être parfaitement contentés !

Je remercie NetGalley et son partenaire MxM Bookmark pour ce partenariat.

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« L’île des disparus tome 2 : Le secret brouillard » de Camilla et Viveca STEN

Quatrième de couverture : Le printemps est là, et pourtant, un épais brouillard a envahi l’archipel suédois. D’après la légende ancestrale, cette brume opaque annonce de terribles événements. Bientôt, elle va noyer les navigateurs et perturber les signaux des GPS, troublant l’équilibre de l’île.

Changelin parmi les humains, la jeune Tuva tente par tous les moyens de découvrir la vérité, sur elle-même et sur le danger qui menace sa terre natale. Aux côtés de son meilleur ami Rasmus, et de Maria, sa fidèle alliée mara, la jeune fille comprend qu’une créature mythique offensée par les hommes s’est réveillée sous la forme de ce brouillard. Le peuple des océans dont elle pensait être la seule survivante est loin d’avoir dit son dernier mot.


Une seconde fois, la mère et la fille Sten nous plongent dans l’atmosphère brumeuse et langoureuse des mythes de la mer Baltique, une réussite !


Depuis l’automne dernier, Tuva sait qu’elle est différente, c’est une changlin, un être de légende capable de respirer sous l’eau grâce aux branchies qu’elle cache, aux êtres humains qu’elle fréquente, avec une écharpe. Grâce à son chant, elle a pu vaincre les créatures qui menaçaient les hommes et hantaient les eaux de la mer Baltique l’automne dernier. Aujourd’hui, le printemps tente avec peine de percer un brouillard épais et étrange qui s’est installé depuis quelque temps dans l’archipel, déroutant les plus fins navigateurs. Tapie dans l’ombre, une nouvelle menace semble se profiler, la brume n’est pas innocente et tente de noyer les hommes, « le pacte est rompu » susurre la voix à la fille de l’eau, « les hommes doivent périr pour leur imprudence ». Plongée à nouveau dans le folklore de l’archipel et ses origines, Tuva va devoir affronter un mythe oublié, rancunier et extrêmement vengeur.

Ce que j’aime particulièrement dans cette série, c’est l’atmosphère ténébreuse et lourde où l’on peine à respirer, le lecteur est très vite embarqué dans l’archipel suédois qui vit dans l’humidité ambiante de ce brouillard dense et imposant. De ce phénomène qui s’intensifie et dure depuis des semaines, certains avancent un problème climatique qui se serait déjà produit par le passé causant de grand dégât, d’autres plus discrets abordent les mythes oubliés, un pacte entre les humains et le peuple de l’Océan, une cause plus mystique. Il se dégage ainsi une ambiance austère, qui s’installe peu à peu et se densifie au cours du récit, les gens vivent reclus et les croyances passées se réveillent. Le froid, l’humidité et le brouillard épais sont le présage de réveils d’anciennes légendes locales, de créatures agonisantes et terrifiantes, menaçantes, hantant aussi bien les fonds marins que les cimetières locaux.

C’est dans ce contexte que Tuva, l’héroïne et fille de l’eau, doit faire à nouveau face au danger pour protéger les hommes et ceux qu’elle aime. Les auteures, à travers ce personnage, exploitent beaucoup de thématiques sensibles ; la différence d’une part, mais aussi l’amitié, Tuva se liant avec Rasmus, un jeune garçon de son âge bien qu’ici leur amitié soit mise à rude épreuve et que l’on voit finalement assez peu l’adolescent, les liens filiaux difficiles, une mère absente qui ne supporte pas de voir ses branchies et un père qui se néglige en proie depuis trop longtemps au chômage ou encore la sensibilité écologique maritime, Tuva appartenant au peuple des Océans. On peut dire que la petite Tuva du haut de ses douze ans doit gérer beaucoup de choses et pourtant elle fait preuve de beaucoup de courage et n’hésite pas à prendre des risques pour découvrir et résoudre les mystères. A côté de cela, Tuva se rapproche de Maria, la mara appartenant au petit peuple sur qui elle va pouvoir beaucoup compter dans cette aventure, on en apprend ainsi davantage sur ce personnage qui s’impose un peu plus dans ce tome. C’est aussi le cas avec le personnage énigmatique d’Osterman, en arrêt maladie dès le début du roman, on apprend plus tardivement que c’est un peu plus complexe et les révélations qu’il va apporter vont éclaircir les suspicions de Tuva sur cet étrange brouillard.

C’est donc un ouvrage qui porte essentiellement ses réflexions sur l’écologie et qui est surtout là pour sensibiliser le jeune public visé par les auteures. La pollution des océans et particulièrement celle de la mère Baltique, peu profonde, est un phénomène catastrophique quasiment irréversible. Mais si ce sujet est omniprésent dans l’histoire, d’autres sont aussi abordés tel que les problème de société (alcoolisme, isolement, chômage…) de cet archipel en marge du continent. Le pardon n’est pas esquivé au contraire, il est surtout question de prise de conscience et d’agir au plus vite pour limiter les désordres déjà engendrés.

En bref, ce roman vaut surtout pour cette atmosphère très particulière qu’il dépeint, la brume enrobe son lecteur pour le plonger avec Tuva au cœur des légendes de la mer Baltique terriblement polluée et dans un archipel où les hommes et les femmes perdent leur jovialité. Tout cela est très pesant, l’écologie et les problèmes de société local sont omniprésents. Le tout est amené avec une certaine simplicité au travers du personnage de Tuva et de ses aventures mythiques pour sauver les hommes malgré toutes leurs erreurs.  Franchement une réussite !

Je remercie les éditions Michel Lafon et plus particulièrement Camille pour cet envoi.

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