« Les Chevaliers des Highlands tome 3 : la Vigie » de Monica McCARTY

leschevalier-des-highlands-tome-3

Quatrième de couverture : 1307. L’Ecosse se déchire dans une guerre de succession sanglante. Membre de la garde d’élite de Robert de Bruce, Arthur Campbell, surnommé la Vigie pour ses talents d’éclaireur, a pour mission d’infiltrer le clan MacDougall afin de préparer l’attaque. L’opération lui plaît d’autant plus qu’il voue une haine féroce à John MacDougall, seigneur de Lorn, l’assassin de son père. Mais au château de Dunstaffnage, il retrouve cette ravissante inconnue à qui il a sauvé la vie un an plus tôt. Cette beauté n’est autre que la fille de John, Anna MacDougall, désormais son ennemie. Et cette fois, il doit causer sa perte.

Avis :

Une romance historique de qualité qui se confirme encore avec ce troisième opus.

Arthur Campbell, dit la Vigie, est en mission d’espionnage dans le camp ennemi depuis 2 ans. Las de devoir faire semblant et, parfois de tuer ses compatriotes, il espère que sa mission va prendre fin et qu’il pourra enfin se battre au côté de ses frères guerriers. Pourtant, Bruce lui propose une dernière mission, s’infiltrer dans le camp MacDougall, géré par Lorn, l’assassin de son père. Au château de Dunstaffnage, Arthur reconnaît Lady Anna, la fille de Lorn, qui n’est autre  que la jeune femme qu’il a sauvée un an plutôt. Loin de le laisser insensible, Anna fera tout pour attirer l’attention de cet énigmatique chevalier.

La Vigie, il avait quitté prématurément les rangs de la garde d’Elite du roi Bruce pour une mission secrète. On le retrouve pour notre grand plaisir dans ce tome.  Arthur est un ancien gringalet qui a du montrer plus de courage et de volonté que les autres pour devenir le puissant guerrier qu’il est aujourd’hui. Son don d’observation, ses sens affûtés et son instinct démesuré lui ont valu les griefs et le rejet des autres qui voyait surtout en lui un être au pouvoir surnaturel. Personnage plutôt effacé, discret et attentif, on sent qu’il arrive à un stade où sa mission chez l’ennemi anglais lui pèse et il ne rêve que d’une chose retrouver ses alliés. Pourtant, cette dernière demande du roi Bruce le satisfait, il a enfin l’occasion de se venger de la mort de son père en nuisant funestement à Lorn. Ce qu’il n’avait pas prévu en revanche, c’était d’être aussi troublé par la beauté et la générosité de Lady Anna, qui le déstabilise profondément par le panel d’émotions qu’elle lui fait ressentir, lui si solitaire et stoïque en temps normal. Lady Anna est tout son contraire, souriante, proche de sa famille et pleine de vie. Elle cherche à aider les siens pour ne pas qu’ils périssent dans cette guerre. Elle joue notamment un rôle de messagère pour son père et est prête à prendre un homme qu’elle n’aime pas pour époux afin de trouver de nouvelles alliances à l’armée de son père. Ce dernier va même jusqu’à lui demander de surveiller Arthur car il doute de son allégeance. Pour Anna l’observation va vite se transformer en toute autre chose, elle est irrémédiablement attirée par ce guerrier, malgré ses doutes, qui la fuit sans cesse, têtue et obstinée, elle ne le lâchera pas jusqu’à ce qu’il cède.

Le contexte historique est ici occulté au profit de l’histoire d’amour du couple qui prend une place très importante au détriment des histoires secondaires. Cela donne une impression de huit clos entre les deux personnages, l’intrigue est plus posée, il y a moins d’action, moins de violence mais plus d’échanges, de joutes verbales et de séduction entre Arthur et Anna, ceci correspond aussi complètement au caractère de ce héros plutôt posé par rapport aux héros des deux premiers tomes. Du coup, c’est un peu en dessous du tome précédent (qui était exceptionnel) mais en étant tout de même très passionnant. Un petit bémol cependant pour ce jeu du chat et de la souris, avec au début Arthur qui fuit puis ensuite c’est Anna, ce qui nous fait tiquer un peu, voire nous lasse d’attendre l’inévitable. Par ailleurs, le personnage de Lachlan MacRuairi est introduit par ses nombreuses interventions, un personnage fort énigmatique à la réputation exécrable et donc au potentiel énorme !

Monica McCarty nous offre encore une pure romance historique savamment imagée par sa maîtrise du passé écossais et de ce pays au peuple et paysage magnifiques. Les Highlanders deviennent des guerriers mythiques dont il est difficile de résister.  C’est juste addictif, une écriture fluide et efficace, des échanges loin de toutes niaiseries excessives entre nos deux protagonistes principaux et une histoire de fond prenante qui nous conduisent inlassablement à vouloir se ruer sur le suivant.

Loin de moi l’idée de vous faire l’apologie de la romance historique que je le lis très peu, mais cette série vaut vraiment le coup d’être lue !

Challenge un baiser avec plaisri

Publicités
Cet article, publié dans Historique, Romance, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s