« La vie en mieux » d’Anna GAVALDA

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Quatrième de couverture : Deux histoires. Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune.

Avis :

Une première lecture de l’auteure Anna Gavalda ! Le style d’écriture familier et les idées qui s’enchaînent sans lien apparent l’ont quelque peu rendu désordonné et laisseront le lecteur perplexe.

Mathilde a 24 ans, étudiante des Beaux Arts en « pertitude », arrondit ses fins de mois en pratiquant un boulot sans intérêt. Elle vit en colocation avec deux jumelles qui pourraient être ses mères, qu’elle a perdu violemment. Alors que ses colocataires lui confie une somme mirobolante à transmettre à  leur artisan pour les travaux de leur appartement, Mathilde perd son sac. Affolée et persuadée d’avoir tout est perdu, elle est étonnée lorsque le jeune homme qui a retrouvé son sac, le lui rend quelques jours plus tard dans son intégralité. Commence alors pour Mathilde une réflexion philosophique et un constat navrant de sa vie, elle décide de tout laisser en plan et de se mettre à la recherche du jeune homme.

Yann a 26 ans, diplômé d’étude supérieure, malgré cela il travaille en tant que vendeur dans un magasin d’électroménager. Il est en couple avec Mélanie avec qui il n’est plus vraiment heureux, leur différence et leur origine ont fait qu’ils vivent ensemble par habitude plus que par amour. Un jour, alors que Yann est seul pour la énième fois, il propose son aide au voisin du dessus pour déplacer un meuble encombrant. Pour le remercier, ce dernier l’invite à boire un bon verre de vin et à dîner. Yann fait alors connaissance avec la notion de bonheur familiale et d’amour qu’il envie ; un homme amoureux d’une femme extraordinaire et aimante et deux petites filles adorables à la bêtise facile.

Il s’agit de deux histoires indépendantes, deux nouvelles plus qu’un roman a part entière, ne cherchez pas de liens entre eux, il n’y en a pas ! Deux histoires de jeune adulte face à leur vie ratée qu’ils occultent sans même s’en rendre compte, se laissant croire que tout va bien, jusqu’au jour où une rencontre va leur faire prendre conscience des choix qui s’offrent à eux.

Dans la première histoire, on reste perplexe face au « déclic » de la jeune femme et son idée de rechercher dans toute la ville, l’homme qui lui rend son sac et qu’elle ne connaît pas. Un premier récit décousu, les idées s’enchaînent, l’écriture « parlé » est très familière et déroutante, cela donne une impression d’une série de mots alignés les uns derrière les autres sans vraiment de but autre que des constats énumérés défilant dans la tête de l’héroïne. Par ailleurs, la fin est plus que déconcertante, attendue mais pas tout à fait comme ça.

Dans la seconde histoire nettement plus intéressante, on suit un homme, qui malgré un niveau d’étude conséquent se retrouve à vendre des aspirateurs, en couple avec une femme rarement présente et directive qu’il ne semble plus vraiment aimer. Yann est un garçon bien, gentil et serviable, manipulé par les codes sociétaires que sa conjointe lui impose. Sa rencontre avec une famille pleine de vie, bordélique et aux jeux théâtraux complices, lui fait prendre conscience de ce qu’il lui manque le plus dans sa vie : le partage et l’amour des autres. Le récit se passe sur 24 heures : de quelques moments insipides de sa vie, en passant par une rencontre pleine de sourires, à des échanges merveilleux intimistes et la décision ultime est prise. C’est rapide, violent et osé, un peu naïf peut-être mais on approuve tout de même cette fin plutôt émouvante. L’écriture « parlée » est également familière mais plus posée et moins brouillon que dans le premier texte.

Vous l’aurez compris, à travers deux histoires indépendantes et très inégales, Anna Gavalda traite de sujets actuels sensibles pour de nombreux jeunes adultes : des diplômes en bataille qui ne servent pas, les emplois précaires, la vie en société qui nous impose un masque d’acceptation pour entrer dans le moule… et notre quête à tous, l’amour passionnel sans mode d’emploi, juste naturel, intuitif et sincère.

En bref, un livre bien cher pour ce qu’il contient et qui ne laissera pas un souvenir mémorable aux lecteurs. La seconde nouvelle sauve in extremis cette œuvre littéraire mais ne suffit pas à en faire un livre de qualité. Il se lit vite mais s’oublie aussitôt lu !

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2 commentaires pour « La vie en mieux » d’Anna GAVALDA

  1. froggy80 dit :

    Pas pour moi ce roman… mais il est noté pour le challenge !!

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