« Francesca, Empoisonneuse à la cour des Borgia » de Sara POOLE

Francesca

Quatrième de couverture : Rome, été 1492. Dans les entrailles de la ville éternelle, le mal s’est réveillé. Le meurtre brutal d’un alchimiste va déclencher une course désespérée pour mettre au jour un complot visant à éteindre la lumière de la Renaissance pour replonger l’Europe entière dans les ténèbres moyen-âgeuses. Déterminée à venger l’assassinat de son père, Francesca Giordano défie toutes les convenances en s’octroyant la charge d’empoisonneuse au service de Rodrigo Borgia, l’homme à la tête de la plus célèbre et la plus dangereuse famille d’Italie. Elle devient la confidente de Lucrèce Borgia et l’amante de César Borgia. En démêlant l’écheveau de la traîtrise et de la duperie, Francesca se lance à la poursuite du meurtrier de son père, allant des tréfonds du ghetto juif de Rome au sommet de la chrétienté elle-même, le Vatican. Sans le savoir, elle va ainsi provoquer l’ultime confrontation entre des forces immémoriales prêtes à utiliser ses désirs les plus enfouis pour accomplir leurs noirs desseins…

Avis :

Un thriller historique un peu long à démarrer mais rapidement haletant.

Francesca, fille d’empoisonneur, veut venger le meurtre violent de son père et se fait engager auprès de l’ancien employeur de celui – ci, Rodrigo Borgia. Il Cardinale ne ménagera pas ses attentes auprès de la jeune fille devenue sa protectrice empoisonneuse. Au XVème siècle, à la cour des Borgia, on aspire à la papauté.

Ce roman mélange subtilement histoire de la chrétienté à une époque où l’on s’éloigne de la bonté de la religion et de thriller où les convoitises papales engendre complots, meurtres et trahisons. Francesca, à peine 19 ans se retrouve au cœur des machinations et des stratégies meurtrières dans l’unique but de venger la mort de son père, sauvagement battu et assassiné. Au service de Borgia et plus particulièrement de sa protection, elle devra se salir les mains, faire preuve d’initiative, de connivence et d’intelligence pour assurer son rôle et devra faire face à un ennemi angélique et puissant emporté par sa folie antisémite. Borgia n’est pas un employeur facile, exigent, loin des principes dus à son rang de cardinale, il collectionne les femmes, les enfants illégitimes et n’hésite pas à prendre des mesures drastiques pour obtenir ce qu’il veut. Grâce aux alliés de Borgia : Vittoro, le chef de garde de la Familia, tenant à cœur son rôle mais aussi surprenant protecteur de Francesca, César, le jeune fils de Borgia, amant de l’empoisonneuse et guerrier prometteur à la jeunesse désinvolte,  et ceux de Francesca : Rocco, le verrier et l’homme mature éconduit vouant avec son fils de profonds sentiments pour Francesca, ou encore David, du ghetto juif, cherchant à protéger les siens du joug oppressif de certains membres de la chrétienté, Borgia aura toutes les chances pour obtenir la papauté.  D’autres personnages ont aussi leur rôle importants : Lucrèce, la discrète fille de Borgia qui semble en savoir bien plus qu’elle ne devrait et la Bella, la très jeune amante de Borgia.

L’auteure offre donc un condensé d’histoire passionnant et tragique à travers une Rome du XVème où les familles puissantes mènent leur jeu, où le peuple juif est mis à mal, parqués au cœur d’un ghetto insalubre et fuyant l’oppression d’autres pays d’Europe et où les convictions religieuses sont balayées par des hommes païens avides de pouvoir et aux sombres péchés, le Vatican est ici lieu de terribles actes indescriptibles. Le tout est dynamisé par une enquête et des personnages forts. On pourra reprocher à cette œuvre quelques longueurs au démarrage, le temps de poser les bases du récit puis rapidement on est pris dans les aventures (et mésaventures) de Francesca qui malgré son jeune âge est un personnage réaliste et auquel on s’attache. Par ailleurs, l’auteure a une écriture agréable à lire, posée et intelligente. On sent la finesse de ses connaissances par de nombreuses références aux personnages et faits historiques.

En bref, une lecture certes longue mais riche en actions et en tumulte sentimental. Un thriller historique proche du film « Au nom de la rose » en moins « sanglant » et plus « clinquant ». Une belle découverte !

Je remercie Les éditions Pocket et Louve du Forum Mort Sûre pour ce partenariat.

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Un commentaire pour « Francesca, Empoisonneuse à la cour des Borgia » de Sara POOLE

  1. LadyMina dit :

    Oh non, j’ai failli l’acheté hier et maintenant je regrette de ne pas l’avoir pris !

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