« Orgueil et préjugés » de Jane AUSTEN

Orgueil-et-prejuges

Quatrième de couverture : Pour les Anglaises du XIXème siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais il faut parfois savoir renoncer à son orgueil . Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit. Un classique universel, drôle et émouvant.

Avis :

Une belle surprise ce roman ! Etant un classique de la romance historique, on peut s’attendre à lire un texte long, peut-être ennuyant et surtout très prude, et bien pas du tout ! Il s’agit ici d’une vraie romance au sens romantique du terme avec son lot d’humour, de personnages endiablés et haut en couleur et de paysages et demeures anglais superbes, un classique  absolument fantastique !

Elizabeth Bennet, deuxième fille de la famille est avec sa soeur Jane, une fille bien élevée et intelligente qui présente un caractère pimenté par sa répartie spontanée, son humour incisif et son franc parlé. Sa rencontre avec un certain M. Darcy, hautain et froid comme la pierre, en parallèle de la romance innocente de sa soeur avec M. Bingley, réserve drames à la sauce anglaise, quiproquos risibles et paroles assassines. Mais pas seulement cela, car quand l’orgeil est écarté et les préjugés envolés, c’est une belle histoire d’amour qui ne fait que commencer.

Ce roman vaut particulièrement pour ses personnages bien individualisés et aux personnalités démarquées. Elizabeth entre autre n’a pas d’égal, rappelons que le roman se passe au XIXème et qu’à l’époque, le rôle des femmes étaient très limité et leur vivacité d’esprit n’était pas forcément bienvenue. Pourtant Lizza est l’archétype de la femme moderne de l’époque, pleine de vie et d’intelligence, jouant sur les taquineries et ayant un humour fin so british. Un personnage frais et attachant, respectant les codes de politesse et de la hiérarchie sociale tant que cela est fait dans un juste retour du respect de sa personne. M. Darcy, un personnage énigmatique, dédaigneux de prime abord et aux réflexions plus que douteuses, on n’arrive cependant jamais à le détester, son côté inaccessible souligne surtout un caractère réservé et plein de charme. Vous finirez par l’adorer. Ensuite, il y a M. Bennett, complètement en marge des us et coutumes dus à son rang, on le sent très observateur et ses sous-entendus ironiques le rendent jubilatoire. D’autres personnages ont également un rôle important mais ils paraissent bien fades faces à ces trois là ; la douce et innocente Jane qui aspire à croire à la bienveillance des autres, Mme Bennet est absolument insupportable dans son but unique de marier ses filles à de bons partis, elle est très comique dans ses grands états d’âme, M. Bingley est bien effacé face au charisme de M. Darcy, quant aux autres soeurs Bennet, l’une aspire à vivre le nez dans ses livres et les deux autres à charmer les officiers de passage près de chez elles.

Par ailleurs, on soulignera la beauté Anglaise dans toutes ses formes ; l’élégance, les manières, la politesse, les paysages ou les demeures de standing (Netherfield et Pemberley), la cour des hommes pleine de charme et de poésie, tout en sourire et en regard échangé. Certes, c’est assez prude, la vertu est ici préservée, mais le charme agi et on est agréablement embarqué dans cette romance passionnément platonique.

Quant au style de l’auteure, il est juste très agréable à lire. Des mots d’une finesse, un phrasé poétique et une écriture  posée et élégante indéniable. Jane Austen est une grande Dame, surprenante dans sa modernité d’idées pour l’époque, ce roman apparaît être avant gardiste tant les thèmes évoqués sont révélateurs d’une ironie et d’une vision juste de cette société qui laissait peu de place aux femmes. L’argent était le moteur de mariage arrangé, l’amour était complètement exclu de la bienséance hiérarchique et le mariage n’était pas forcément heureux. Quant aux règles sociétaires régies par les richesses des uns et des autres, il était inconcevable d’imaginer une fille de faible fortune mariée au propriétaire riche de Pemberley.

En bref, ce roman vaut amplement tous les avis élogieux existants depuis des dizaines d’année, un classique à découvrir ! Il est probable que je lise d’autres livres de cette auteure car l’innocence et la passion de son œuvre m’ont complètement charmée.

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2 commentaires pour « Orgueil et préjugés » de Jane AUSTEN

  1. Rinne dit :

    Si tu aimes la plume de Jane Austen, je te conseille Persuasion (oui, c’est mon préféré :P)

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