« Le protectorat de l’ombrelle tome 1 : Sans âme, une histoire d’Alexia Tarabotti » de Gail CARRIGER

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Quatrième de couverture : Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !  Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Avis :

L’ambiance à la fois fantastique et steampunk de ce roman apporte une nouveauté et un rafraîchissement dans mes lectures du genre qui commençaient à être lassantes. Composé un personnage atypique aux répliques percutantes voire impertinentes, vieille fille de son état et à l’éducation due à son rang et vous obtenez Alexia qui est tout sauf sans personnalité !

Alexia Tarabotti, sans âme, vieille fille de bonne famille, explore les mondanités accompagnées de sa mère et de ses deux jeunes demi-soeurs. Un soir, à nouveau ennuyée par cet énième bal où la nourriture est rare, elle se réfugie dans la bibliothèque de la demeure. Là un homme, qui n’est autre qu’un vampire, l’accoste, la menace pour finalement mourir sous le coup défensif de son ombrelle. Bien sûr Lord Maccon, un bel écossais Loup-garou incroyablement agaçant, est mis au parfum et enquête sur cet « accident ». Alexia est dans sa ligne de mire, mais aussi menacée par d’étranges êtres d’un groupuscule extrémiste.

Le roman dénote des écrits du genre, d’une part par son atmosphère steampunk et fantastique ; l’époque Victorienne avec ses femmes prudes aux manières irréprochables, dirigeables, machines à vapeur et engrenages, et créatures surnaturels, se côtoient, d’autre part par ses personnages principaux , Alexia et Lord Maccon, ovnis du genre, dans ce monde qui ne leur correspond pas. Alexia est un personnage drôle, rafraîchissant et intelligent, cette vieille fille de 26 ans, d’origine italienne n’aspire plus à se marier et cache un secret à sa famille ; il s’agit d’une paranaturelle, un être sans âme qui semble annihiler tout effet surnaturel des créatures qu’elle touche. A côté de cela, elle est curieuse et pleine de répartie, dans cette époque puritaine où le rôle des femmes se limite à sourire, être jolie et manquer d’esprit, Alexia est tout le contraire, un physique tout en exotisme qui aspire davantage au plaisir de la chair qu’à une femme au foyer, et un franc parlé qui ne cesse de faire honte à sa famille. Bien sûr, Alexia a également le don de s’attirer les amitiés de personnages douteux (Lord Akeldama entre autre) et des ennuis à foison. Lord Maccon, Alpha de la meute Loup Garou de la ville et au service de la reine pour toutes enquêtes concernant les êtres surnaturels, est un personnage irascible, imprévisible et souvent perdu entre sa nature « animale » et les attitudes convenables de la société. Le Comte est respecté mais inspire aussi beaucoup de craintes et de méfiance. Excepté pour Alexia, laquelle semble exacerber son agressivité, leur rencontre est souvent ponctuée de joutes verbales acerbes, de regards incendiaires et d’irrespect partagé et pourtant…  Heureusement, le Béta de la meute, le professeur Lyall, plus doux et plus engageant que son alpha, apporte un apaisement attendrissant et tient là un rôle primordial sur la santé mentale de son alpha. Quand à Lord Akeldama, le vieux vampire édulcoré et à la personnalité acidulée, est plein de tendresse pour Alexia et est très mystérieux.

Concernant l’histoire de fond, l’enquête est plutôt palpitante et sombre le lecteur dans un groupe aux attitudes monstrueuses où la peur de la différence et des capacités d’autrui les entraînent dans des actes extrêmes et morbides. Cela apporte énormément de profondeur à un récit qui s’annonçait léger en apparence. L’auteure a par ailleurs un style assez dynamique à l’image de son héroïne, un côté posé et élégant mêlé à un côté brute et franc, cette dualité apporte des phases de lectures douces entrecoupées d’action et de dialogues irrésistibles. On ne s’ennuie donc jamais même si on peut reprocher une certaine longueur au démarrage de la lecture.

En bref, une belle surprise que ce roman : une ambiance originale, une héroïne dépaysante et piquante et une enquête pleine de crédibilité. Que demander de plus ?

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3 commentaires pour « Le protectorat de l’ombrelle tome 1 : Sans âme, une histoire d’Alexia Tarabotti » de Gail CARRIGER

  1. Contente que ça t’ait plu, j’aime beaucoup cette série! Je n’ai pas encore osé lire le dernier tome … car après, plus d’Alexia!

  2. louve2a dit :

    ah je suis contente que ta lecture fut bonne !! Je te conseille vraiment de lire la suite (ils sont tous sortis en poche en plus) parce que tu verras qu’il y a une réelle évolution des personnages et de l’univers !

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