« Drek Carter tome 1 : Cupidon Mortel » de Thomas ANDREW

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Quatrième de couverture : «J’ai eu beau tourner plusieurs fois la question dans tous les sens, je ne vois pas comment vous l’annoncer donc je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis un fantôme. Oui, c’est cela, un Casper qui hante les rues de New York. Comment en suis-je arrivé là ? Eh bien, si une sombre histoire de meurtres, de sorciers, de vampires et de loups-garous ne vous effraie pas, laissez-moi vous raconter. Tout commence le 14 février. Ironique, non ? Le jour de ma mort. Sérieusement… Qui parle de repos éternel ? Certainement pas moi !»

Avis :

Un roman au ton résolument décalé, original et qui offre enfin un héros masculin dans cet univers littéraire habituellement féminin ! L’auteur s’amuse à tourner en dérision certains clichés et fait de nombreux clins d’oeil à des références culturelles littéraires, audiovisuels et cinématographiques. Un roman à l’humour parfois un peu « lourd » mais complètement assumé par l’auteur qui exploite le filon pour nous offrir une lecture légère, sans prise de tête et pleine de fraîcheur !

Drek Carter, jeune trentenaire, médecin légiste gentleman et fleur bleu, voit sa vie basculée violemment, tué au cours d’un cambriolage qui aurait mal tourné. Depuis, il erre dans les rues New Yorkaises en tant que fantôme jusqu’au jour où un être le voit, un Sorcier pas si inconnu que ça et qui lui fait découvrir l’univers surnaturel du monde peuplé de Loup garous, Vampires et autres Démons. Drek est ébahi et pourtant il n’est pas au bout de ses surprises : des meurtres horribles sont perpétrés ; des hommes au cœur arraché sont retrouvés sans aucun lien apparent, c’est le début d’une enquête pour Drek qui attend patiemment de pouvoir enfin aller en paix vers l’au delà.

Premier constat, ce roman est plutôt innovant et original ! Pourquoi ? Tout d’abord, on plonge dans un univers masculin puisque le héros est un homme, qui de son vivant semblait bien sous tout rapport et qui se révèle en tant que fantôme plus agressif, ironique et un brin cynique, un Casper à la sauce John MacClane, Drek a donc continuellement un ton moqueur sur lui – même et sur les autres qui offre des moments de réflexions très amusantes. Ensuite, son statut de Fantôme, le rend plutôt « Faible » dans l’action, il ne peut pas intervenir physiquement dans les moments d’action, seuls les créatures surnaturels peuvent le voir, il doit donc se reposer sur sa répartie et ses déductions pour « servir » l’enquête. Enfin, à l’image de notre génération de trentenaire, Drek a des références culturelles faites des séries TV (Buffy, Charmed…) et des films (Die Hard…) des années 90 et l’auteur joue également sur l’ironie en citant entre autre Twilight, Paris Hilton ou encore Jean – Claude Van Damme, toujours avec un humour décalé et des comparaisons à des personnages appropriés.

Deuxième constat, les personnages sont ici complètement stigmatisés avec des côtés « négatifs » très prononcés mais qui font qu’on les trouve à la fois encore plus « grotesques » mais aussi plus « funs » en tant que créatures des ténèbres, plus souvent sombres et sexy, on a ainsi une Vampire Nymphomane et jubilatoire, un loup garou gonflé aux stéroïdes et au Qi proche du néant, un Sorcier novices aux talents limités ou encore un Fantôme junky.

Troisième constat, le roman se lit aisément et avec une rapidité déconcertante. Certes, le style de l’auteur est simple, léger et concis, toutefois il s’agit probablement de son but : divertir son lecteur en l’amusant et en l’emportant dans une histoire sans complexité d’interprétation menée par un personnage original et plein d’autodérision, c’est sans prétention, assumé et du coup très appréciable !

Alors quels seraient les points négatifs ? Il y en a quelques uns bien sûr, on retiendra entre autre, la mort du héros qui est tout sauf naturel puisque c’est un meurtre et le fait que 6 mois après, le personnage se pose enfin les questions sur le pourquoi du comment, cela surprend car on s’attendrait davantage à ce qu’il se pose la question dès le début. La réponse à cette question trouve partiellement sa réponse dans la seconde partie mais reste très énigmatique sur le qui ? Et pourquoi ? Quant à l’enquête, c’est assez basique encore une fois, on devine les choses avant qu’elles n’arrivent mais cela reste divertissant alors on lit le roman avec plaisir. Et enfin l’aspect un peu rapide des événements, des interventions des êtres mystiques que l’auteur nous présente à foison dans un laps de temps relativement court, encore une fois, c’est tellement « gros » qu’on sourit et qu’il convient absolument de le prendre au second degré.

En bref, un roman léger, aux clins d’oeil nombreux, bourrés d’humour et de personnages complètements décalés ! C’est suffisamment divertissant pour valoir le coup d’oeil alors pourquoi s’en priver ? Surtout qu’un événement inattendu à la fin du roman viendra certainement pimenter la suite des aventures de Drek Carter…

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