« Le Club tome 2 : Pour l’amour de Rose » de Robin SCHONE

le club 2 Quatrième de couverture : Rose Clarring voit mourir à petit feu son mari stérile qui noie son amertume dans l’alcool. Depuis qu’elle fréquente le club des Messieurs et des Dames, elle a compris bien des choses sur les relations entre les hommes et les femmes. Désormais, quitter son époux est pour elle une obligation morale. Elle sait pourtant qu’elle n’a aucune chance d’obtenir le divorce. Sauf peut-être si Me Jack Lodoun, avocat réputé et député, intercédait en sa faveur au Parlement. Jack accepte, à condition qu’elle ne lui cache rien. De cette intimité troublante va naître le désir et, pour la toute première fois de sa vie, Rose se sent enfin aimée pour elle-même. Mais la société victorienne réprouve les femmes trop libres et les rejette.

— Chronique —

Ce second tome est en dessous du premier. Il reprend un peu trop ce qui avait été développé dans le premier opus à savoir, la découverte d’une femme aux choses du sexe : désir, passion, plaisir à partager avec un homme ainsi que ces droits étouffés à l’époque par une politique pro masculine. On a toutefois, une histoire divertissante et intéressante mais l’ensemble m’a paru trop « mécanique » et pas assez « romantique ».

A 33 ans, Rose est mariée depuis plus de 15 ans à un homme qu’elle a profondément aimé les premiers temps et qui aujourd’hui n’est plus que l’ombre de lui-même, souffrant dans l’alcool et l’indifférence de ne pas avoir eu d’enfants. Se voyant happée dans cette déchéance qui les rend malheureux tous les deux, elle décide de divorcer. Elle fait appel à Jack London, avocat à la cour et parlementaire qui pourrait peut-être lui obtenir cette liberté. Si Maître London est retissant au début, il finit par accepter de plaider pour Rose. La relation professionnelle va vite s’embrumer dans une relation plus intime faite de découvertes, de désir, de plaisir et peut-être aussi un peu d’amour, mais à cette époque, la liberté féminine à un prix.

Rose fait partie du Club des Messieurs et des Dames, après le procès de Frances contre son fils qui voulait l’enfermer dans un asile, la réputation des différents membres du club est salie et bafouée, Rose, elle, devient la prétendue femme adultère. N’ayant pas d’enfants et le club ayant eu des discussions sur la contraception, les amalgames sont rapidement faits et Maître London en a rajouté dans sa plaidoirie. Rose ayant décidé de quitter le domicile conjugale pour s’installer dans une humble demeure, se retrouve seule, une réputation qui lui attire les regards assassins de la haute société, les commérages infantiles des uns et la désapprobation violente des autres. C’est dans cette ambiance rude et hostile que Rose tente de se reconstruire, de retrouver sa liberté perdue depuis tant d’année. Elle souhaite divorcer, son mari sombrant dans l’alcoolisme, ayant quitté le lit conjugal depuis une dizaine d’année, ils n’ont pas d’enfants et sont malheureux tous les deux d’une situation qui dure depuis trop longtemps. Le divorce délierait les liens entre eux, Jonathan Clarring n’aurait plus cette femme lui rappelant sans cesse son incapacité à rendre une femme enceinte et elle pourrait de nouveau vivre.  Mais à cette époque Victorienne, les droits des femmes sont très limitées et les cas de divorce bien trop souvent délibérés en faveur des maris. Elle n’a pas d’autre choix que de consulter Jack London, l’avocat qui a terni la réputation du club et de ses membres, celui qui a fait d’elle une soit disante femme adultère.

Jack London est un personnage d’apparence ambitieux, froid et calculateur, un bon avocat à l’avenir prometteur au sein du parlement appartenant au parti conservateur. C’est aussi un homme libre qui a connu l’amour une seule fois auprès d’une femme mariée, une femme qu’il a initiée aux plaisirs de la chair dans toutes ses formes, une femme qui ne lui appartenait pas, une femme qu’il a perdu sans un au revoir, sans pouvoir assister à ses obsèques, une douleur qu’il traîne depuis. Quand Rose lui propose de la représenter pour divorcer, il refuse d’abord, pourtant rapidement la jeune Clarring l’appâte avec ses questions innocentes, ses gestes naïfs et sa soif d’être aimée pour autre chose que son utérus. Jack se laisse prendre au jeu et accepte.

Peu à peu, les deux personnages amoureux d’un autre, une femme morte pour l’un, un homme perdu pour l’autre, se retrouvent dans les jeux du désir et de la passion. Rose en participant aux conversations du Club a pris conscience qu’un homme et une femme pouvait aussi s’aimer pour autre chose que d’être un couple avec des enfants. N’ayant pas une grande expérience, elle demande à Jack de l’initier, de lui montrer ce qu’est le plaisir, elle se sent aimer pour elle, pour son corps peut-être aussi mais bien différemment de ce qu’elle a toujours connu, et cela l’exalte. Jack quant à lui se découvre à nouveau attiré, passionné par une autre femme que celle qu’il a perdue, il répond à ses questions avec une franchise déconcertante (et peut-être aussi un peu exagérée), les échanges sont là, parfois sous un effet d’énumération d’actes qui se suivent les uns les autres, ça manque de fluidité ou de naturel, chose que l’on avait dans le tome 1 où c’était aussi un peu déconcertant et naïf mais ici la sauce ne prend pas aussi bien et c’est bien dommage.

En bref, un second opus un peu décevant par rapport au premier tome, cependant je soulignerai l’audace de l’auteur qui loin de se limiter à l’érotisme classique, ouvre sur des pratiques diverses et variées, on n’est donc pas dans la redondance d’un seul acte mais bien dans l’initiation de l’échange sexuel sur toutes ses formes, le plaisir et le désir n’ont pas de limite. Le tout à une époque victorienne chaste et pleine de préjugés, ce qui accentue davantage encore cette libération féminine face à ses désirs d’une part, face à ses droits d’autre part. C’est à la fois coquin et intelligent. Un tome qui se lit donc très bien mais qui ne porte pas la même intensité passionnelle que le premier !

Je remercie Louve du Forum Mort Sure et son partenaire J’ai lu pour ce partenariat.

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