Premières lignes #28

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, il s’agit des premières lignes du roman « Les Arbres, En hiver – Meutres en série dans le Jura », le nouveau titre de l’auteur Patrick ERIS qui sort demain aux éditions Wartberg.

les-arbres-en-hiver

Un roman que l’auteur m’a très gentiment offert lors du salon du livre de Ménétrol et qui je l’avoue me tente énormément. La couverture est très énigmatique et le synopsis tout autant. Ma nouvelle lecture s’annonce sous le signe du polar policier sublimé d’une touche de fantastique peut-être ? On ne sait jamais trop avec l’auteur… Voici ce début de roman :

« Au commencement était la forêt.

Elle a toujours été là ; longtemps avant que le premier embryon d’être humain ne rampe hors du limon primordial, elle se dressait, majestueuse, déjà grouillante de vie. De vie et de mort. Même en ces terres du Jura qui furent si longtemps englouties sous les océans, au point qu’ils y laissèrent leur empreinte salée. Simple question de temps. La forêt attendait son heure, et lorsque les flots reculèrent, elle vint essaimer peu à peu sur ce nouveau domaine.

Peut-être est-ce pour cela que, à part quelques populations de soi-disant « sauvages » animistes ayant passé un marché avec mère Nature, l’homme en a toujours eu peur ? Des forêts sombres et oppressantes de Finlande à celles de Bavière, immenses et périlleuses, génératrices de légendes transmises de bouche à oreille que retranscrirent les frères Grimm et tant d’autres, ce roseau pensant qu’est l’homo sapiens les a toujours peuplées de menaces protéiformes, de créatures meurtrières, des chimères nées de ses terreurs superstitieuses qu’il a mises en scène dans mille contes fantaisistes. La forêt, ce labyrinthe feuillu où rôdent le loup, le vampire, le wendigo, les sorcières, les géants, les trolls, les elfes, les fées, et quoi encore ? Un lieu où il ne faut jamais s’aventurer après la tombée de la nuit sous peine des pires horreurs. Du moins est-ce le message de ces innombrables récits transmis depuis le commencement des temps. La forêt peut être nourricière en offrant bois et gibier, mais elle est également source de grands dangers.

Peut-être est-ce pour cela que l‘homme n’a eu de cesse de vouloir la domestiquer en vain. La forêt n’en a cure. »

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
• La Chambre rose et noire
Lily (Au café bleu)
• Mon Univers fantasy
• La bibliothèque de Céline
• A la page des livres
Mokamilla
• Lectoplum
Vague Culturelle
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire

Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Premières lignes #28

  1. Ping : Premières lignes #29 – Ma Lecturothèque

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.