Premières lignes #29

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « Repose-toi sur moi » de Serge Joncour, roman contemporain paru aux éditions Flammarion.

reste-pres-de-moi

Quatrième de couverture : Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.Dans ce grand roman de l’amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l’univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l’égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister.

J’ai à peine entamé le roman mais il y a vraiment quelque chose qui s’en dégage, je ne connais pas du tout l’auteur, sa plume est en tous cas très agréable.
Je vous laisse en juger :

« Avant de sonner au portail Ludovic prend toujours une grande inspiration, histoire d’accélérer son rythme cardiaque, se préparer au coup de sang ou à l’accueil glacial. Ensuite, il se tient droit, torse bombé il campe son gabarit et attend que la porte s’ouvre. Mais là, quand il voit apparaître la vieille femme sur le perron de ce pavillon défraichi, il comprend que cette fois l‘épreuve sera tout autre ; ne pas s’apitoyer.

Dans le salon, Ludovic choisit le grand fauteuil de l‘autre côté de la table basse. la vieille dame met un temps fou à se poser. il se dit qu’elle doit sûrement en rajouter. à moins qu‘elle n’ait vraiment mal au dos, aux jambes, un peu partout visiblement. Il en profite pour sortir les documents de la chemise qu’il a apportée, un simple dossier en carton qu‘il gonfle de tout un tas de feuilles blanches pour faire de l’effet, mais déjà la vieille femme se relève, elle marche péniblement vers le couloir et dit qu‘elle va chercher ses lunettes, seulement elle ne sait plus où elles sont.

Trois minutes après elle n‘est toujours pas revenue. Cruel temps mort. »

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
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Les Livres de George
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• La Chambre rose et noire
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