« Alfred Chocotte et le voleur de rêves » de Martial VICTORAIN

alfred-chocotte_ Quatrième de couverture : Alors que les fêtes de Noël approchent, les vols de rêves se multiplient à Saint Pistache.

Les habitants ne dorment plus.

Orius Mangeflan, le maire du village, confie cette mystérieuse enquête à Alfred Chocotte, détective aux méthodes un peu spéciales…

Mais ce dernier parviendra-t-il à mettre la main sur le voleur avant qu’il ne soit trop tard ?

Et quelles sont ces étranges lumières bleues aux fenêtres des maisons ? 

— Chronique —

A Saint Pistache, village isolé où l’hiver a posé ses valises, les habitants attendent la fête des lumières annonçant l’approche de Noël. Cependant, les réjouissances sont ternies par un étrange phénomène, les uns après les autres, les habitants se font voler leurs rêves, et ne peuvent plus dormir sans être envahis par des cauchemars. Chose étrange, ces cauchemars récurrents semblent tous avoir un lien. Orius Mangeflan, Maire gourmand du village fait appel au grand détective Alfred Chocotte pour appréhender le coupable. Armé d’Hercule son pendule, d’Édouard son miroir et de Chantal, sa lampe frontal, ce dernier se lance dans l’enquête.

« (…)La cliente est une boîte ! Avec une bouche plus grande que la gueule du four de mon Augustin ! Avec dix rangées de dents au moins ! Des tas de dent partout ! Charlotte Millefeuille mima la taille des dents longues comme des baguette de pain.(…) »

Si nous avons plus l’habitude de lire l’auteur dans des récits adultes où certaines idées fleurissent bon train sur notre société dans tout ce qu’elle a de plus dégénérative, ce petit roman jeunesse ne déroge pas à la règle, Martial Victorain a des principes, des idées, et un regard naturaliste et profondément humain sur l’homme et son environnement et ne s’en cache pas. Il traite toujours les choses intelligemment sans jamais imposer mais seulement évoquer des faits et amener les lecteurs à réfléchir à leur tour sur notre devenir… C’est donc une bien grande idée que d’avoir voulu à travers un récit bourré d’humour et de clins d’oeil terriblement enfantins de cibler aussi la jeunesse, des futurs adultes qui devront faire avec ce que nous leur laisserons.

« C’est en lisant que naissent les rêves, les enfants doivent apprendre ça. »

Passons le côté philosophique et bons sentiments de la chose, le roman est avant tout une histoire menée de front par un énergumène, un détective un peu spécial qui mène ses enquêtes de manière un peu farfelue voire carrément aberrante, un pendule pour trouver des indices, un véritable peigne pour passer les lieux « au peigne fin » ou encore un miroir qui l’aide à « réfléchir », Alfred Chocotte est un sacré personnage plus encore quand vous découvrirez sa petite expérience personnelle, qui a de quoi laisser dubitatif un adulte mais fera probablement sourire plus d’un enfant (personnellement, j’ai souri !).

A travers ses allers et venus au sein du village, l’enquêteur rencontre aussi des personnages dont la consonance des noms ajoute à l’atmosphère, peut-on dire burlesque ?, oui presque, Marguerite Deschamps, la fleuriste, Mademoiselle Hopiquet, maîtresse de l’école mais aussi Médor Fortune, le banquier, et j’en passe, ne gâchons pas l’effet de surprise ! Des surprises, il  y en a, des quiproquos aussi, sur des jeux de mots que l’auteur s’amuse à intégrer ici et là dans son récit, on sent bien que l’auteur a un fait un bon de quelques décennies en arrière pour retrouver ce qui enfant nous amusait tant sur les bancs de l’école.

« (…) – C’est comme les vaches alors ?
– oui si vous voulez . Comme pour les vaches, mais sans les œufs.
– Les vaches pondent des œufs ?(…) »

En bref, un roman jeunesse bourré d’esprit où jeux de mot et blagues douteux (oui il faut le dire quand même), foisonnent sous la plume espiègle de l’auteur, oubliez votre côté adulte et nourrissez votre côté enfantin, car dans chacun de nous veille un enfant !  Quand aux parents qui pourraient lire ces lignes, je ne crois pas me tromper en disant que vos petits vont certainement filer droit aux pays des rêves où Alfred Chocotte (qui a vraiment les chocottes) résout des énigmes avec de biens drôles d’objets.

Je remercie l’auteur Martial Victorain et les éditions de l’Astre bleu pour m’avoir offert l’occasion de découvrir la plume de l’auteur sous un nouveau jour.

logo_astre_bleu— Roman lu dans le cadre du challenge —

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