Premières lignes #33

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, il s’agit des premières lignes de « La Geste d’Ellowan » de Fenriss, un recueil de nouvelles paru aux éditions Michel Lafon.

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Quatrième de couverture : Découvrez un contenu inédit lié au film Les Seigneurs d’Outre Monde. Un recueil de nouvelles inédites qui vous plongeront au coeur de L’Outre Monde avant ou après avoir vu le film !

Voici les premières lignes :

« Prologue
« Peu d’entre nous ont eu la chance d’approcher les Incarnats. Quelques rares élus ont pu les servir, d’autres les ont aperçus au détour d’expériences marquantes ou mystiques mais bien que nul n’ignore leur présence en Eravys, ces créatures restent très secrètes. De leur apparence, nous ne savions que ce que la rumeur voulait bien en dire et pour l’ensemble de l’Humanité, les Incarnats n’étaient qu’une force qu’on vénère, qu’on respecte ou qu’on craint. Pourtant, bien plus qu’Ashuir ou toute autre divinité d’Eravys, les Incarnats sont intervenus directement sur notre monde, comme a pu le faire Rashalden durant la Grande Guerre, et c’est sûrement cette proximité qui leur a permis d’influer sur l’histoire Eravys aussi durablement. »
Texte tiré des annales de la Fratrie Scripiste

Environ 100 ans avant la Grande Guerre
Le soleil se levait à peine sur le Brandour lorsque Ermon sortit du temple de Slivanie. Il avait donné de sa personne toute la nuit pour honorer l’incarnat et retournait maintenant chez lui vers un repos bien mérité. Il ne put s’empêcher de penser à quel point la capitale avait changé depuis que l’empereur Anton avait fait de Slivanie, Incarnat du Feu et de la Passion, la divinité tutélaire du Brandour. Le temple d’Ashuir, notamment, qui ne désemplissait jamais il y a encore quelques années était aujourd’hui totalement déserté par ses fidèles et s’approchait de plus en plus sûrement de l’état de ruine. Mais ça ne touchait pas Ermon qui n’avait jamais vraiment été croyant. S’il fréquentait le temple d’Ashuir à l’époque, c’était uniquement pour que sa femme le laisse tranquille. Si Ermon n’avait jamais eu le goût de la religion, il avait toujours eu celui des femmes. C’est probablement la raison qui l’avait poussé à épouser plutôt corps que âme la religion de Slivanie. Il l’honorait depuis aussi souvent qu’il le pouvait, n’hésitant pas à se dévouer plusieurs fois par nuit avec autant de prêtresses que possible. Et sa femme n’avait rien à y redire, après tout, c’est elle qui avait toujours soutenu qu’il manquait de spiritualité. Mais s’il était parfaitement comblé de sa nuit, Ermon allait découvrir ce matin-là que nos engagements, aussi futiles soient les raisons qui nous ont poussé à les prendre, ont toujours des conséquences. »

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire

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