« Nid de poule » de Michaël SAILLIOT

nid-de-poule Quatrième de couverture : Le week-end de Lionel et d’Emmanuelle aurait dû être parfait, mais les caprices de la route en ont décidé autrement. Leur véhicule accidenté, ils se retrouvent perdus en pleine forêt.

Leur escapade va alors très vite tourner en cauchemar.

Dans la vie, il y a des profondeurs dans lesquelles les amants aiment s’aventurer. D’autres… qu’il vaut mieux ne jamais explorer.

— Chronique —

Michaël, Michaël, jusqu’où pousseras-tu le vice ? Tu nous avais déjà un peu préparé avec Le Goût du Sang, ce style si particulier que tu arbores et que personnellement j’adore ! Tu oses des choses, un côté érotico-horrifique un peu poussé, ici cela devient carrément plus trash… Wow, j’ai failli arrêter ma lecture tellement j’étais dégoûtée. Oui parce que les amis, Michaël doit être un peu barré dans sa tête, emplie de fantasmes inavoués peut-être, allez avoue que tu retranscris dans tes écrits ces choses interdites et détestables pour ton bon plaisir, un exutoire en quelque sorte… Des choses à la fois farfelues et vraiment flippantes. Pourtant, tu réussis le tour de force de nous happer dans ton délire, à nous la faire aimer et d’en demander toujours davantage.

Cette histoire de Nid de poule, de créature informe qui s’y cache et qui rappelle en effet un film bien connu dans notre adolescence… est aussi incisive qu’un rasoir ; la douceur de lame sur votre peau au début ; délicat, fragile, elle vous anesthésie comme l’écriture de Michaël, c’est agréable, on continue, il vous endort et puis d’un coup ça coupe, ça fait mal et le sang gicle ! Voilà ce que j’aime chez cet auteur, là il va loin, très loin, il parait que cette histoire n’a pas trouvé sa place dans une anthologie et encore moins été acceptée par une maison d’édition, parait-il qu’il y a un côté burlesque un peu gênant. Personnellement, c’est ce que j’ai beaucoup aimé dans cette histoire, c’est un peu saugrenue, légèrement grotesque parfois, on hésite entre l’horreur et le rire (oui vraiment, punaise le coup de la langue acérée, c’est juste horrible et pourtant quelque part complètement risible. Michaël sort de ce corps, ne vient pas entacher ma pauvre âme de sainte ! )

Mais à qui s’en prend Michaël dans cette petite nouvelle ? Emmanuelle est une arriviste bimbo avec les formes qu’il faut là où il faut et qui manie judicieusement sa langue et son corps de rêve pour gravir les échelons, jusqu’à devenir assistante de direction. La pauvre, elle va morfler ! Lionel est un PDG d’une entreprise, la cinquantaine flamboyante, marié et qui décide le temps d’un week end, de prendre beaucoup de plaisir avec sa maîtresse. Un homme qui cache beaucoup de colère et qui le paiera très cher !

Oui mais que va t-il se passer ? Le désastre, ils se perdent, oui parce que le plaisir ça a du bon mais ça te fait aussi faire des conneries que tu paieras plus tard… Il fait sombre, une brume de plus en plus épaisse s’installe, puis la pluie torrentielle s’invite à la « body party », les amants se perdent dans la campagne puis dans la forêt où un nid de poule très particulier vient vite les arrêter… Et la suite est digne d’un film d’horreur de série B ! Le danger rôde autour du couple dont l’un des deux perd pied dans son stresse affligeant à l’autre des actes d’une violence extrême et quand un être atypique presque mignon pourrait-on dire s’invite au jeu, c’est encore plus barbare ! Non, non, je ne vais pas vous en dire plus, j’en ai déjà trop dit, Michaël va finir par se mettre en colère et quand on lit ce qu’il écrit, mieux vaut éviter !

Un point négatif ? Peut-être que cela est bien trop précipité ? Peut-être aussi que la fin est prévisible ? oui pour les deux questions et en même temps, nous sommes dans une histoire courte, donc il faut rester dans la dynamique et accélérer un peu les choses pour accrocher le lecteur, quant au dénouement, quoi de plus logique en fait ?

« Nutella ?  Barba-papa ?  Si tu aimes l’un ou l’autre, peut-être devrais-tu revoir tes goûts ? » me dit-il dans sa dédicace, heureusement, je n’apprécie pas franchement l’un et l’autre, et après cette lecture, ce n’est pas près de changer ! Et toi petit lecteur, vas – tu oser défier la texture fondante du Nutella ou bien l’odeur sucrée de la Barba -papa ? Si tu veux le savoir, tu sais ce qu’il te reste à faire et cela te coûtera juste 4 euros !

Et à toi Michaël ; je te dis à la prochaine évidemment !

— Roman lu dans le cadre du challenge —

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