Premières lignes #34

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui (et avec un peu de retard), je vous présente les premières lignes du roman « Le Caméléon », ma prochaine lecture, sorti récemment aux éditions Pygmalion. Je vous passe le prologue puisqu’ils ont eu la bonne de le mettre en quatrième de couverture…

cameleon

Quatrième de couverture : Et si les hommes étaient d’extraordinaires caméléons du sentiment ?Les garçons croient-ils aux contes de fées ?Drôle de question !Surtout quand ils approchent la trentaine, ressemblent à des anges au corps sublime, gagnent bien leur vie grâce à un travail qui les éclate, conduisent des voitures de luxe, ont un appartement de rêve, des copains à la pelle et une petite amie qui recueille les suffrages de leur famille tout en flattant leur orgueil.Franchement, à quoi ça servirait de verser dans des fariboles de ce genre ?Un train entre Lille et Paris n’a rien d’un carrosse, un appartement parisien, rien d’un palais, et une clé USB, rien d’une baguette magique.Chaque femme vit plusieurs existences à la fois. Tour à tour fille, amie, s?ur, mère, compagne? amante. Derrière la façade lisse d’un quotidien presque banal se cache bien souvent l’autre femme, celle de l’ombre, de la nuit, celle qui rêve, celle qui fantasme, celle qui aime.Révélée par Voisin, voisine et la série La Société, ANGELA BEHELLE est devenue la figure incontournable d’une nouvelle littérature.

« 1
TGV 6533, Lille-Paris

Je déteste les transports en commun. J’évite soigneusement le bus et le métro; le train ne fait pas exception à la règle. Si ma bonne éducation ne me l’interdisait pas, je maudirais Zacharie. M’imposer ce déplacement précisément le jour où ma voiture est en révision… Je me demande s’il ne l’a pas fait exprès. Et pour couronner le tout, il tombe un crachin glacial qui pénètre jusqu’aux os. Le hall de la gare de Lille est bondé. Il y a là autant de véritables voyageurs que de personnes uniquement désireuses de s’abriter un moment de la pluie incessante qui rebute même les plus téméraires. Une forte odeur de nourriture chatouille désagréablement mon nez. Un gars vient de se placer tout près, avec un énorme sandwich américain. Il grignote machinalement ses frites, du moins celles qu’il ne laisse pas négligemment tomber par terre. Qu’à cela ne tienne, ça fait le bonheur des pigeons. Ces volatiles voraces ont d’ailleurs une plus belle allure que leurs congénères parisiens. Gras et dodus, ils arpentent le sol sans craindre les humains auxquels ils doivent leur généreuse pitance. L’un d’eux s’empare d’une longue frite blanche et mollassonne et s’envole précipitamment dans un fracas d’ailes avant que les autres ne la lui disputent. Je consulte l’heure -un peu plus de seize heures vingt -, le goûter nordiste sûrement. « 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Songes d’une Walkyrie
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire

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