Premières lignes #35

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes d’un roman qui me fait très très envie depuis que je suis allée au salon de Ménétrol, lieu où je l’ai acheté. Il s’agit « des Temps Assassins tome 1 : Rouge Vertical » de Pierre Léauté, paru aux éditions Le Peuple de Mü, le roman est juste sublime entre l’illustration et la couverture hardback.

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Quatrième de couverture : La mort vous libère de tout. Sauf de vos démons intérieurs.
Après une vie de trahisons, d’aventures et de défis, les flammes de l’enfer lui sont interdites.
Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.
Du moins, c’est ce qu’elle croit…

Cela donne envie n’est – ce pas ? Attendez de lire les premières lignes :

« Marseille, 5 août 1925

Le quai principal de La Ciotat, à demi plongé dans l’ombre du géant, fourmillait d’une agitation peu coutumière. Sous un soleil éclatant dont les dames se protégeaient par un arc-en-ciel d’ombrelles, des centaines de bras s’affairaient en contrebas. Des porteurs de bagages, des soldats permissionnaires enlacés par leurs amies, des soutiers au linge encore blanc, et les officiers de marine arborant avec une fierté non dissimulée des uniformes rutilants. Dans une file d’attente de la deuxième classe, un cafetier vendait sans vergogne un franc le verre de pastis. Le bougre avait du succès, il faut dire qu’une chaleur écrasante s’était abattue depuis plusieurs heures sur le quai d’embarquement. Seuls un fou ou un Marseillais pouvaient supporter pareil climat, sinon peut-être les passagers de ce navire qui inaugurait une croisière reliant la cité phocéenne à Beyrouth, via Alexandrie. Certains d’entre eux portaient malgré tout de splendides complets-cravates, se tenant avec une morgue certaine, le menton perché haut sous un feutre sombre. Des Anglais, probablement.

Des éclats de voix brisèrent cependant à bord le silence pesant. Un jeune garçon en pleurs se tenait les hanches près de la rambarde de la passerelle. À ses pieds, une lourde caisse de bois gisait, éventrée, laissant couler un liquide brun à flots réguliers. L’alcool appartenait à un lord qui venait tout juste de corriger le maladroit. Un passager, attendri par le garçon, glissa une pièce dans la poche de son pantalon. »

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire

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3 commentaires pour Premières lignes #35

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