Premières lignes #37

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Pour continuer sur les premières lignes de titres des éditions du Riez, je vous propose les premières lignes du roman « Le Goût des Cendres » de Maëlig Duval paru en 2014. Une bien jolie couverture qui renferme certainement une petite pépite qu’il faudrait que j’arrive à glisser dans ma PAL prioritaire…

le goût des cendres

Quatrième de couverture : Une jeune fille de province ambitieuse traverse guerre, révolution et épidémie avec toujours le même but : revenir vers sa famille auréolée de gloire.
Alors que les combats font rage aux frontières du royaume, elle s’introduit auprès des puissants d’une grande ville concurrente de la capitale et participe à un complot contre le roi.
D’amis en ennemis, d’espoirs en désillusions, elle se lancera par amour au cœur d’une insurrection, affrontera les préjugés pour sauver sa vie, connaîtra la traîtrise et l’amitié, sans jamais oublier son objectif : rentrer au pays et y être adulée.

Un royaume désenchanté qui n’est pas sans rappeler la Renaissance italienne et la Révolution française.
Une ville qui tente de sauvegarder sa grandeur en s’enivrant de théâtre et d’opéra.

Voici les premières lignes :

I

L’autre côté de la rivière

Aldire Quarathaïs de Petit-Erbein aurait désiré que son père la soutînt. Mais à peine au fait de son projet, il l‘avait saisie par les épaules et s’était écrié :

– Te fais-tu inconsciente ? Aller à Chaconne, quitter Tarraga, alors que le royaume est en guerre !

Elle avait rétorqué que le front se situait loin de Chaconne ; qu’Elodias, son fiancé, s’y trouvait bien, lui ; et que sans nouvelles, son devoir et son inquiétude lui imposaient de partir à sa recherche.

Six jours plus tard, elle sentait toujours sur ses épaules la peigne crispée de son père. Son regard courroucé la transperçait encore jusqu’au cœur et sa voix. surtout, sa voix tremblante de reproches résonnait en son esprit.

«Tu dois rester avec ta famille, en Tarraga ! Fais-toi penser de œ qui pourrait advenir si ton entourage était découvert ! On pourrait croire que tu t’adonnes au culte des déesses et te faire accusation d’outrage à la morale. Ici, nous pouvons te protéger!»

Sans répondre à son père. la jeune Elle s’était précipitée dans l’escalier jusqu’à sa chambre, au premier étage, et en avait claqué la porte avant de s’emparer d’un vase qu‘elle avait fracassé contre le mur. Piètre réconfort. Le culte des trois déesses n’avait plus droit de cité en terre de Ravagne depuis près de soixante ans ; et si Tarraga, dernière province assujettie au royaume, faisait exception par bien des côtés, elle n’échappait pas à cet interdit-là.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
Nadège
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire
Camellia Burrows

Publicités
Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Premières lignes #37

  1. Ping : Premières lignes #38 – Ma Lecturothèque

  2. Ping : Premières lignes #37 – Ma Lecturothèque

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s