Premières lignes #38

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes du roman d’Alain LARCHIER paru cette année aux éditions de l’Astre Bleu et que je vais entamer. Un roman d’anticipation sur fond de réflexion sur la société, roman qui promet donc d’être très intéressant.

le-paradis

Quatrième de couverture : Année 2092.

Pollution, bouleversements climatiques, surpopulation, montée des eaux, extinctions des espèces… la Terre agonise et l’humanité est au bord du déclin lorsqu’un vaisseau expéditionnaire lancé 20 ans plus tôt aborde une planète en tous points semblable à la nôtre. L’atmosphère y est respirable et sa surface couverte d’une végétation luxuriante.

Autre monde, autre civilisation, autres mœurs.

Les 12000 colons terriens, choisis pour leurs qualités intellectuelles exceptionnelles pourront-ils compenser les dix-huit siècles d’évolutions qui les séparent de leurs hôtes ?  sont-ils prêts à cohabiter avec les autochtones afin de saisir cette nouvelle chance qui s’offre à eux ? 

Les négociations et la confrontation de deux conceptions complètements opposées s’engagent.

Et si la finalité était de rendre le temps aux humains pour qu’ils puissent enfin vivre en harmonie avec la nature dans un monde délivré de toute servitude et compétition ?

Un monde qui donnerait un avant-goût du paradis.

Voici les premières lignes :

 » l. Réveil

John Baker ouvrit les yeux. La cabine avait son aspect habituel. Enfin presque, car il éprouva une impression d’étrangeté qu’il ne sut définir. Les différents écrans somnolents avaient interdit une fois pour toutes à l’obscurité de s’installer. Quelques chiffres faisaient vibrer des colonnes et seul le décompte des secondes sur l’horloge centrale affichait une pulsation régulière. La date indiquait 18 avril 2092. Le temps de la Terre, car sur le vaisseau, le temps réel n’avait plus vraiment de sens. On comptait des ”journées” de 24 heures pour respecter le cycle biologique mais avec le phénomène de la relativité, ces 24 heures représentaient environ 39 jours terrestres. Environ, car l’accélération ou le ralentissement du vaisseau changeaient ce rapport.

6 heures 45… John s’éveillait presque toujours au même moment, relativité ou pas. D’habitude, il sautait du lit pour prendre sa douche, entamant ainsi la routine d’un nouveau cycle d’activité sans surprise. Mais décidément quelque chose clochait et c’était horripilant de ne pas arriver à savoir de quoi il s’agissait. Aucun bruit… mais pas le silence total. Une rumeur ténue, inaudible, entretenait quelques décibels. Le silence absolu est mortel. Et qui aurait pu faire du bruit puisque tout l’équipage était en hibernation ? « 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire
Camellia Burrows
Au bazar des mots

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4 commentaires pour Premières lignes #38

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  3. vinushka64 dit :

    Intéressant ! Hâte d’avoir ton retour sur ce livre.

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