Premières lignes #42

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de Résilience de Julia M. TEAN édité aux éditions Rebelle. Ce roman, je l’ai gagné dans le cadre d’un concours sur le blog de Kassyna Carotte « L’Oasis Livresque », un roman qui serait très dur et que j’ai très envie de découvrir.

resilience_

Quatrième de couverture : Vincent a tué son père, son bourreau. Ce meurtre aurait dû le délivrer, mais les fantômes du passé ne meurent jamais. Incarcéré, il doit affronter les souvenirs d’une vie détruite par le monstre qui l’a engendré.

Voici les premières lignes :

Prologue

L’odeur de brûlé lui donne envie de gerber. Ça sent la chair grillée et les poils de cochon. Devant lui, la fosse où le corps se consume a des allures de four. Un de ces fours dans lesquels on dépose la viande enve10ppée dans des feuilles de bananier avant de la recouvrir avec de grosses pierres chaudes. À défaut de pierres, il a balancé du bois sec et du combustible dans le trou, afinn que la chair soit totalement calcinée.

La vue du feu l’enhardit. C’est un redoutable barbecue salvateur, mettant à l’honneur la couenne de son père. Sa couenne, il l’a trouée à coups de couteau. Comme on teste la graisse d’un porc bien charnu, il l’a entaillée, consciencieusement, méticuleusement, en prenant garde de ne pas atteindre une veine ou un organe vital. Il l’a saigne, prenant exemple sur les Arabes de son quartier égorgeant le mouton le jour de l’Aïd. Sauf que le mouton est un porc de la pire espèce. Un enfoiré à la moustache impeccable et aux cheveux à la brosse. Un putain de tortionnaire ayant passé la majeure partie de sa vie à humilier et maltraiter un garçon aux allures d’asperge anémique. L’Asperge ? C’est lui. Vincent. Vincent vient de fêter son dix-neuvième anniversaire, et comme cadeau, il s’est offert un parricide emballé dans une vieille couverture dégueulasse et imbibée d’essence. Ça a fait un beau feu. Mais il n’avait pas envisagé le détail de l’odeur. Ce relent âcre et écœurant qu’exhalent les chairs rongées par les flammes. Elle lui colle à la peau, comme une seconde enveloppe. Un linceul. Celui du crime et de la délivrance.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :
Moglug 
Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows
Au bazar des mots
Akatsuki no manga

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6 commentaires pour Premières lignes #42

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  3. Je rejoins Lectoplum, ça commence très fort !
    Je suis curieuse de lire ton retour 🙂

  4. vinushka64 dit :

    Rolala ça commence fort ! Je n’avais jamais entendu parlé de ce livre, mais j’adore ces premières lignes bien sombres.

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