Premières lignes #45

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes d’un ouvrage que j’ai pu lire en avant première grâce au peuple de Mü que je remercie encore vivement, car il s’agit de « Moi, Peter Pan » de Mickaël Roch, un roman qui sort le 22 février prochain et que j’attendais impatiemment.

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Quatrième de couverture :

« – Tu pleures ?
Les montagnes sont bleues derrière ses yeux. Une couleur de pluie passée qui regarde, une fois au sol, le souvenir amer de son nuage.
– Peter, répète-t-elle, tu pleures ? »

Offrant une nouvelle vision du personnage, complémentaire et à la fois détachée de celle imaginée par James M. Barrie, Michael Roch revisite le mythe du garçon qui ne veut pas grandir.

Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, onirique et d’une poésie saisissante à lire en empruntant le chemin vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu’au matin…

Ces premières lignes démontrent la poésie d’écriture de l’auteur qui est un vrai virtuose des mots pour aborder de sujets simples qui nous concernent tous. Il ouvre à une réflexion fine et intelligente. Enfin, je n’en dis pas plus, sinon je n’aurai plus rien à vous dire dans mon avis. Sur ce, je vous laisse lire ces fameuses premières lignes.

Chapitre 1

Il n’y a pas de miroir au Pays Imaginaire. Alors tous les matins, moi, Peter, Roi des enfants perdus, Prince des poux, Comte des grimaces et des jeux de Gros-mots, je m’assois sur une souche, un trône de verdure enraciné au centre du Village de Cocabanes, celui des enfants perdus, et j’attends. J’attends d’inspecter les tignasses de mon petit peuple.

À peine tirés de leur sommeil, les garnements de misère me présentent leurs coiffes, papillons éphémères qui ne dureront pas plus d’une journée. Je contrôle la présence de poux, j’étudie la forme de leurs rêves, je tâte la texture de leurs souhaits. Je demande poliment d’abord, puis je rajuste la barbe à papa qui leur sert de cheveux en détachant avec délicatesse le surplus filandreux qui leur servira de petit déjeuner.

Une fois coiffés et repus par leurs propres idées, je les envoie inventer leurs jeux ailleurs, partout et tout autour, car, au Pays Imaginaire, on a toujours le temps de créer quelque chose de neuf, ou de beau, et de croire en la magie des commencements. Surtout le matin.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :
Moglug 
Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows
Au bazar des mots
Akatsuki no manga
Mon univers fantasy

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6 commentaires pour Premières lignes #45

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  3. vinushka64 dit :

    J’ai la version de James M. Barrie dans ma PAL. J’aime beaucoup la couverture de celui-ci !

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