Premières lignes #52

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes du roman « 14 appartements » d’Agnès KARINTHI paru très récemment aux éditions de l’Astre Bleu. Un roman contemporain qui a l’air, une fois n’est pas coutume au sein des parutions de la maison d’édition, de mettre les relations humaines en avant, chose qui devrait beaucoup me plaire !

Quatrième de couverture : Quatorze appartements raconte le parcours initiatique de Véronique Roland. Fraîchement installée à Lyon, déçue par son mari et pressentant la routine qui la guette, elle décide de renverser la vapeur et frappe aux portes de ses voisins pour tisser des liens. En réponse, elle rencontre l’indifférence des uns, la solitude des autres, l’infidélité et l’amitié.

Voici les premières lignes :

J’avais espéré des montagnes de notre installation à Lyon. Pas que notre vie antérieure n’ait été satisfaisante, c’était même plutôt le contraire. Mais donner aux enfants l’autonomie qu’une bourgade de banlieue ne leur offrait pas, profiter de ressources culturelles et commerciales à deux pas de chez nous, voilà autant d’avantages sur lesquels j’avais compté pour améliorer notre quotidien. Dans les faits, c’est sur mon humeur que j’ai pu mesurer les changements les plus palpables. De positive je suis devenue sarcastique. De bon samaritain, concierge. Amoureuse, je le suis toujours. Mais réaliste, revendicatrice et un brin hypocrite.

Avant notre déménagement, je vivais dans un cocon ouaté ; j’étais dotée d’une telle conviction d’être heureuse que j ’aurais bien mérité d’y rester ensevelie, dans ce cocon. Car enfin, qui aurait pu me reprocher mon bonheur ?

Ma bulle s’est fissurée un soir du mois d’avril, quand Damien est rentré de son travail avec une offre de mutation sous le bras. J’assistais au dîner des garçons lorsqu’il m’a annoncé la nouvelle. Un mouvement de surprise m’a fait lever la tête, juste dans l’axe de la fenêtre. Il faisait jour encore, si bien que mon regard a accroché un dernier rayon de soleil sur la Loire au-delà du jardin, dans l’interstice entre deux immeubles. Mon estomac s’est tordu dans un gargouillis plaintif. Ne proteste pas tout de suite. Ne précipite pas les choses. Cette ligne directrice m’avait toujours guidée dans le passé. Aussi ai-je sondé mon mari avant de m’exprimer.
«Tu as envie de cette mutation ?
– Je sais pas.
– Comment ça, tu sais pas ?

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Moglug 
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Pousse de Gingko
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• La bibliothèque de Céline
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6 commentaires pour Premières lignes #52

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