« Les chroniques de Dany Mega O’Malley tome 3 : Fièvre née » de Karen Marie MONING

Quatrième de couverture : « Elle-Qui-Vint-d’Abord n’était pas plus éternelle que les soleils, les lunes et les étoiles, aussi donna-t-elle le Chant pour les temps de grande nécessité. Elle mit en garde son Élue de ne jamais perdre la mélodie, car il faudrait de nouveau la retrouver dans tous les plus lointains de toutes les galaxies. Bien sûr, elle fut perdue. Avec le temps, tout se perd. »

Depuis la chute des murs, la Terre meurt à petit feu. Seul le Chant-qui-Forme, une mélodie dangereuse à la source de toute vie depuis longtemps oubliée, pourrait sauver la planète. Mais ceux qui recherchent cette musique mythique devront composer avec leurs propres blessures et leurs ennemis…

— Chronique —

Rappelons qu’autour de cette œuvre, il y a deux autres séries : Les Chroniques de Mackayla Lane assimilée à de l’urban fantasy et dont les chroniques de Dani Méga O’Malley est la suite directe et les Highlanders, qui correspond davantage à de la romance paranormale.

Ce troisième opus des chroniques de Dani ne déroge pas aux règles qui plaisent tant dans cette série ; un univers urban fantasy sombre et fouillé, des héroïnes fortes et meurtries, des personnages masculins affreusement sexy et arrogants en diable, des mythes et légendes qui viennent s’intercaler dans tout ça pour venir mettre la pagaille, un ton à la fois humoristique et dramatique, bref une atmosphère bien particulière qui sonne comme la marque de fabrique de l’auteure Karen Marie Moning.

Dani est de retour, après avoir parcouru le hall des miroirs pendant cinq années, alors qu’à peine quinze jours se sont passés dans le monde des humains, elle se fait maintenant appeler Jada. C’est une femme intransigeante, combative et froide à la tête des Sidhe seers qu’elle forme au mieux pour se préparer aux dangers d’un Dublin qui vit une ère apocalyptique depuis la chute des murs du monde des faës. De son côté, Mac est habitée par le Sinsar dubh, le mal incarné et tente de ne pas sombrer du mauvais côté. Par ailleurs, un peu partout dans la ville de drôle de trous noirs sont apparus, avalant tout ce qu’ils touchent et grandissant. Pour sauver le monde de ce danger qui pourrait les engloutir, il faudrait retrouver une certaine mélodie perdue depuis bien longtemps. Une nouvelle quête pour Dani, Mac, Barrons et Ryodan qui les mèneront face à des dangers qui pourraient entraîner leur propre perte.

A l’image du style de KMM dans les chroniques de Mackayla notamment, ce livre offre à la fois beaucoup de choses et en même temps, on a l’impression qu’il ne s’y passe pas grand chose. L’auteure est du genre à se perdre dans des longueurs impromptues qui peuvent ralentir ou nuire à la lecture, elle tente de nous remettre certaine chose en mémoire hors ce n’est pas forcément très utile puisqu’elle offre en fin de roman tout un récapitulatif sur les personnages, les castes, les lieux ou évènements clés qui permettent de se remettre sans difficulté dans l’histoire. Et en même temps, elle a une imagination assez débordante, on sent que ça bout dans la caboche quand elle écrit, il a cette espèce de fièvre, le titre n’est pas innocent, qui déborde et se retrouve dans les nombreux personnages et évènements qui les entourent, qui viennent leur porter préjudice, les endurcir, les mettre à l’épreuve, et tout une légende autour des faës, du pouvoir et de la magie. Des choses plutôt passionnantes qu’il ne faut pas perdre de vue pour comprendre l’ensemble de l’univers de l’auteure. Bref, un paradoxe de l’univers de KMM, qui me fait toujours cet effet, c’est addictif, on le dévore et puis d’un coup, on ralentit on avance moins vite et puis ça repart, et à la fin on se dit « mais en fait il s’est passé quoi au juste ? » Mais, quand on y repense « il y a avait ça, puis ça, ah oui et ça aussi… ».

Autre défaut à mon sens, la répartition des points de vue des personnages, si on est plus que ravis de retrouver les personnages de Mac et Barrons, de voir leur relation de couple plus que particulière, c’est passionnel, trivial, bestial et primitif, ils ont un truc ces deux là, on est assez loin du romantisme, bien que Barrons sortent parfois des choses aussi crues que terriblement belles à sa « poupée Arc en ciel », tout est qu’ils volent un peu la vedette à Dani et Ryodan et que leur histoire est déjà faite depuis les chroniques de Mackayla Lane. Mac reste un personnage principal évidement avec un sacré handicap dans ce tome et une implication face aux dangers  qui lui reste très personnelle, mais si la série s’appelle les chroniques de Dani, on devrait voir davantage ce personnage ainsi que celui de Ryodan. On en voit finalement encore trop peu à mon goût.

On la voit toutefois sous les traits de Jada. Jada est donc la petite Dani pleine de pêche qui est devenue une jeune femme froide et vindicative. Pourtant, il y a une belle évolution de ce personnage dans ce tome, grâce aux retrouvailles avec Dancer et Lor entre autre, qui sont les deux seuls personnages qui vont l’accepter telle qu’elle est devenue sans faire de sous – entendus sur ce qu’elle était, des souvenirs qui viennent titiller les profondeurs de son âme et lui rappeler ce qu’elle ressentait, et des joutes verbales pleines de sous-entendus avec Ryodan qui pour le coup, se révèle plus que sexy, mais aussi un peu rabat-joie et enfermé dans cette image de Dani qui lui colle à l’esprit et surtout au cœur. Jada va retrouver peu à peu un sens à ses émotions, être perturbées aussi, mais toujours rester très forte, tenace et courageuse. C’est un protagoniste absolument magnifique.

Évidemment, cet univers, c’est aussi énormément de personnages secondaires toujours plus funs les uns que les autres, Christian, le highlander aux yeux rêveurs devenus prince unseelie, Dancer, le petit génie aux yeux bleus devenu un beau jeune homme qui entend bien avoir sa place auprès de Jada dans cette aventure pour sauver le monde, Alina, la soeur de Mac fait un retour très remarquable ou encore Lor, si les blondes à fortes poitrines ne lui font plus autant d’effet depuis qu’il « pratique » une brune aux petits seins se montre très protecteur envers Jada et peut même se révéler intelligent.

En bref, ce troisième tome est dans l’ensemble une très bonne lecture même si il est un cran en dessous des deux premiers, on retrouve avec plaisir tout ce qui fait l’ambiance très particulière de l’univers des « Fièvres ». C’est peut-être un peu plus lent que les deux précédents tomes, un peu plus axé sur la psychologie des personnages, on a un peu moins cette sensation de dynamisme et d’action. Enfin, avec la dernière phrase du roman, on ne peut que souhaiter une sortie rapide en France de « Fever Song » !

Je remercie Louve du forum Mort Sûre et les éditions J’ai lu pour ce partenariat.

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