Premières lignes #57

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « La Faucheuse » de Neal Shusterman paru aux éditions Robert Laffont. Un roman qui a eu beaucoup de succès sur la toile et d’après les 200 premières pages lues, je comprends pourquoi ! C’est young adult mais pas jeunesse et le thème de la mort rôde à chaque page…

Quatrième de couverture : Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

 » MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement ( » glané « ) par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux…  »

Voici les premières lignes :

Nous sommes tenus par la loi, de conserver une trace écrite des innocents que nous tuons.
Et à mon sens. ils sont tous innocents. Même les coupables. Tout le monde est coupable de quelque chose, et tout le monde recèle une part d’innocence qui remonte à l‘enfance, quoique ensevelie sous des couches et des couches de vie. Les hommes sont innocents ; les hommes sont coupables. Ces deux dispositions sont indéniablement avérées.
Nous sommes tenus, par la loi, de conserver une trace écrite.
Tout commence le premier jour de notre apprentissage. Officiellement, nous ne parlons pas de « meurtre ». D’un point de vue social ou moral, ce ne serait pas correct. Nous employons le terme « glanage », en référence à une époque très ancienne où les pauvres passaient derrière les moissonneurs dans les champs pour ramasser les épis de blé qui leur avaient échappé. Ce fut la première forme de charité. Le travail d’un faucheur est similaire. Les faucheurs rendent un service crucial à la société. C’est ce qu’on professe à chaque enfant en âge de comprendre. Dans le monde moderne, notre œuvre est ce qui se rapproche le plus d’une mission sacrée.
Peut-être est-ce pour cela que nous sommes tenus, par la loi, de conserver une trace écrite. Un journal public, testament auprès de ceux qui ne mourront jamais, et de ceux qui ne sont pas encore nés, des raisons pour lesquelles nous autres, êtres humains, agissons de la sorte. Nous avons pour consigne de coucher sur papier non seulement nos actes, mais aussi nos ressentis, car il est impératif de montrer que nous avons des sentiments.
Des remords. Des regrets. Un chagrin incommensurable.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :
Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows
Au bazar des mots
Mon univers fantasy
• La bibliothèque de Céline
Charlène Voirin
Eléonore B
La Marmotte qui lit
• Free Time – Lecture
Moglug
Light & Smell

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