Premières lignes #73

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « A l’ombre des falaises » de Chloe BOURDON, un petit roman paru aux éditions du Petit Caveau. A priori, il y a du vampire là dessous au regard de la ligne éditoriale de la maison d’édition. A voir, ça fait un moment que je n’en ai pas lu car je m’en suis lassée.

Quatrième de couverture : Nous sommes en 1901, dans un petit village des Cornouailles. Elisabeth vient de perdre son père et accepte difficilement la froideur de sa mère. L’été où elle quitte l’enfance, elle comprend que derrière les apparences d’une petite bourgeoisie provinciale obsédée par la peur du scandale, se dissimulent des drames insoupçonnables, et des monstres qui rôdent, les soirs de pleine lune, dans l’ombre des falaises.

Voici les premières lignes :

Prologue

J’étais dans ma quatorzième année et l’interminable règne de la reine Victoria venait de s’achever. C’était le début d’un nouveau siècle, lumineux, moderne et hygiénique.
Je viens d’aborder le troisième de mon existence, curieusement épargnée par les maux de la vieillesse. Je reste désespérément debout, même si j’évite depuis longtemps mon reflet dans le miroir.
La Belle Époque. Ainsi baptisa-t-on plus tard l’aube de cet abominable vingtième siècle. L’année 1901 avait pourtant mal commencé.
Début janvier, mon père était mort subitement, me laissant seule avec ma mère et Judith, ma sœur aînée. J’avais toujours été proche de mon père, un intellectuel joyeux, ouvert au monde et aux idées nouvelles. Mon père me manquait à chaque instant et ma vie changea radicalement au lendemain de sa disparition. Je devais désormais faire face à une femme distante, presque indifférente. Je découvrais ma mère comme s’il s’était agi d’une étrangère.
Nous n’étions pas riches et sa principale préoccupation était de le dissimuler.
Elle semblait chérir, empaquetés sous son corset, tous les préjugés de son époque. Issue d’une famille lointainement apparentée au roi mais désargentée, elle avait épousé à vingt-trois ans un médecin de campagne, dont le travail l’entretenait à sa grande honte. Elle haïssait le village de Birdcliff, dans les Cornouailles, où nous vivions, mais notre maison, Blackthorn’s House, comme l’avait baptisée mon grand-père en raison des nombreux prunelliers qui poussaient dans la lande, était notre seule propriété, une grande demeure biscornue, dont les tourelles asymétriques résistaient étrangement au vent du large.

Les blogueurs qui y participent :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
• Pousse de Gingko
• Camellia Burrows
• Au baz’art des mots
• Mon univers fantasy
• Eléonore B
• La Marmotte qui lit
• Light & Smell
• Ibidouu
• Page blanche et noire 
• Chronicroqueuse de livres
• Chez Xander
• Les pages qui chuchotent
• Envie de lire
• Critiques d’une lectrice assidue
• A Blue Feather Blog
• Les livres de Rose
• Les livres de George
• La couleur des mots
• Rêveuse Éveillée
• Au pays de Sophie
• Les lectures de Luna
• Les Histoires d’Amélia
• Félicie lit aussi

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2 commentaires pour Premières lignes #73

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