Premières lignes #78

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « Petit Blanc » de Nicolas Cartelet, roman paru aux éditions du Peuple de Mü. Un ouvrage dont j’ai pu lire pas mal d’extraits et qui annonce du lourd !

Quatrième de couverture : Dans l’espoir d’y trouver meilleure fortune qu’en France, Albert Villeneuve s’embarque pour un long voyage vers les colonies avec sa femme et sa fille. Il accoste seul à Sainte-Madeleine, son moral et ses espoirs noyés loin derrière lui.

Commence alors une nouvelle vie, faite d’alcool, de mensonges et de frustrations. Piégé sur cette île devenue prison, Albert fuit la folie vengeresse du sergent Arpagon. Sur la route du café, il cherchera la paix intérieure.

Petit Blanc est un conte cruel et onirique sur l’absence et les espoirs perdus. Nicolas Cartelet nous entraîne dans un monde où immigrés pauvres et peuples colonisés partagent les mêmes chaînes.

Voici les premières lignes :

Nous, on avait fait le pari de partir. Partir en famille.
Alors on était parti. Tout le monde avait été de notre côté. Le petit fonctionnaire du ministère des colonies, la maréchaussée, les douanes. Tous ces gens qui, depuis toujours, m’avaient ignoré, détesté même, s’étaient soudain pris par la main pour faciliter notre départ. Le nôtre et celui de trois mille autre familles comme nous. C’était à croire que ça arrangeait tout le monde que l’on parte aussi loin. Ça faisait en somme neuf ou dix mille pauvres de moins à surveiller, pas vrai ?
On était parti comme ça, en famille. Au départ de Marseille, le bateau était trop petit, bien sûr. Dix mois serrés comme des sardines, accroupis dans les soutes au milieu de l’urine et des odeurs de pet. Après deux semaines, on formait déjà tous une belle et grande famille. Une grande famille de pauvres gens unis par le même destin. Par la mime galère. Il faut dire qu’on nous avait pas vraiment laissé le choix.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
Camellia Burrows
Au baz’art des mots
Eléonore B
La Marmotte qui lit
Light & Smell
Ibidouu
Page blanche et noire
Chronicroqueuse de livres
Chez Xander
Les pages qui chuchotent
Envie de lire
Critiques d’une lectrice assidue
A Blue Feather Blog
Les livres de Rose
Les livres de George
La couleur des mots
Rêveuse Éveillée
• Les lectures de Luna
Les Histoires d’Amélia
Félicie lit aussi
Fifty Shades of Books
Café littéraire gourmand
Lectrice assidue en devenir
Solivresse
Au détour d’un livre
La bibliothèque du manoir

Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Premières lignes #78

  1. Ping : Histoire de l’oie, Michel Marc Bouchard, Editions Théâtrales,Premières Lignes #27 – Camellia Burows

  2. Ping : Premières lignes #79 – Ma Lecturothèque

  3. Ping : Premières lignes #23 – La marmotte qui Lit

  4. Ping : Premières lignes #78 – Ma Lecturothèque

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.