« Rebecca Kean tome 2 : Pacte de sang » de Cassandra O’DONNELL

Quatrième de couverture : « Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n’ai plus une minute à moi, course-poursuite, exécutions, meurtres en série… Bref je n’ai ni le temps, ni l’envie de m’occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m’a un peu contrariée. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à seize ans et qu’on plaque son amant, on n’est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu’il est papa.
Du moins, pas avant d’être passée d’abord faire le plein chez Joe, le marchand d’armes du coin.« 


Rebecca Kean, c’est tout un univers fantastique, de la bit lit à la française qui n’a rien à envier à ses prédécesseurs américains. On pense inévitablement à Anita Blake, source d’inspiration de l’auteure si j’ai bien compris, une base intéressante, même si sur la longueur, j’espère que Rebecca Kean tiendra davantage ses promesses qu’Anita Blake. Déjà la série ne compte que six ou sept tomes, de quoi garder une certaine qualité sans s’essouffler ! Enfin normalement, parce que si ce tome est franchement génial, on rigole, on trépigne, on adore les personnages mais on en déteste d’autres, et puis l’héroïne est juste tordante dans sa façon de voir et de concevoir les choses ; pourquoi s’embarrasser de trucs chiants si on peut les éliminer ? (oui c’est vrai ça pourquoi ?!), et bien il y a une tendance qui va se marquer au fil du roman qui va nuancer mon enthousiasme. Le prochain tome me dira certainement si j’ai raison ou tort de m’inquiéter de la tournure du personnage de Rebecca Kean. Trêve de bavardage, parlons un peu de ce tome 2.

Des meurtres sanglants et violents viennent affecter la communauté lupine du coin, les louves sont violées, torturées et tuées de la pire des façons, ce n’est ni propre, ni délicat, alors forcément, les loups ont les crocs ! Rebecca vient donc enquêter sur ces meurtres tout en tentant de préserver (avec la délicatesse qu’on lui connaît…) une certaine accalmie au sein de la meute. Difficile toutefois, quand le chef, un ancien sur le départ et dont la place est convoitée par la crapule néanmoins respectée de la troupe, doit faire face à une pseudo division entre ceux qui le respectent et le soutiennent et ceux qui en secret soutiennent un tout autre candidat… Atmosphère sensible chez les Garous.

A côté de cela, Rebecca doit faire face à la venue des vampires français dont le représentant n’est autre que Mickaël, son ex. et accessoirement le père de sa fille Léonora. Une venue qui a le don de l’irriter et de l’inquiéter. D’une, Mickaël apprend après plus de dix ans, qu’elle est bien vivante, de deux, il ne sait pas qu’il est le père de sa fille, de trois, la retrouver dans les bras de Raphaël, n’est pas le meilleur moyen de le mettre dans de bonnes dispositions et de quatre, la présence de vampires de cette trempe sur le territoire ne rassure pas toute la communauté fantastique du secteur. Ambiance échaudée chez les vampires !

Encore une fois, on suit les (més)aventures de Rebecca avec en partie centrale une enquête, un monstre à chasser, à capturer et à tuer accessoirement, alors comme d’habitude, c’est très énergique, très dynamique et bourré d’action, avec des combats, des meurtres, des séquestrations, des courses effrénées, du sang qui coule à flot. Rappelons que Rebecca est la tueuse de la communauté et donc le sale boulot c’est pour elle. L’avantage, c’est qu’elle peut faire appel à des collègues de d’autres états, pour peu qu’elle entretienne des relations cordiales avec eux, qu’elle a le soutien des vampires du Vermont en tant que protégée de la Mort Blanche (alias Raphaël), que son meilleur ami est un garou du genre plutôt balèze et que le vieux chef de la meute locale en déperdition semble être attendrie par cette pimprenelle d’un genre très particulier. Divertissant, ma foi oui, avec Rebecca, on ne s’ennuie pas ! Elle attire les emmerdes comme les mecs !

Ah les mecs, ici il y en a une pelletée, tous plus sexy les uns que les autres (même si personnellement, mon cœur va vers Bruce ! Pas forcément fan des macchabées ambulants) qui semble apprécier la sorcière d’un peu trop près, Raphaël, Mickaël, Bruce et j’en  passe, l’héroïne a du succès mais ne répond pas franchement de manière positive à toutes ses avances et ça c’est plutôt cool ! On rigole de sa façon de rembarrer les uns et les autres, même si au fil de ce tome, le sexe va prendre une petite place qu’il n’avait pas forcément dans le premier opus. Ici c’est plus coquin, les sous-entendus érotiques loin d’être inexistants, mais cela reste tempéré, l’auteure instaure une aura très sexy et séduisante à son personnage sans forcément en faire de trop, du moins dans ce genre de littérature connue pour que les héroïnes soient chaudes comme la braise ! Rebecca est un peu loin de ça, son manque d’humanité, son pragmatisme du moins, la rend franchement irrésistible dans ce contexte là.

De l’héroïne, on retiendra que dans ce tome elle évolue, elle découvre de nouveaux liens avec de nouveaux personnages, elle renforce ses liens d’amitié et affectifs avec les trois êtres qui font partie intégrante de sa vie et en accepte aussi de nouveaux. Rebecca s’humanise, ce qui pourrait fragiliser un peu le personnage, le rendre plus attachant. Bon après, il y a les liens qui se développent avec certaines créatures, et là j’avoue avoir peur que l’auteure fasse de Rebecca une héroïne « super méga » trop forte à qui il n’arrive rien même en affrontant la pire des vermines. D’ailleurs dans ce tome, on en apprend beaucoup plus sur les origines de Rebecca, sur son peuple les Viccaris et sur la position de la sorcière au sein de sa communauté, qui vient encore une fois renforcée les pouvoirs qui ne cessent de s’accroître de l’héroïne. Attendez – vous à du lourd ! J’ai adoré ces révélations là.

Sinon, le roman se lit toujours aussi bien, la plume de Cassandra O’Donnell est maîtrisée et très addictive, les pages défilent avec toujours ce ton plein d’humour et sarcastique qu’elle instille à son personnage. Une véritable lecture divertissante et animée avec une intrigue qui tient la route que l’on ne voit pas forcément venir et toute une évolution dans l’environnement de Rebecca notamment dans ses relations amicales ou intimes avec les divers personnages secondaires. Un petit plus pour Léonora, la fille de Rebecca, elle est très jeune encore mais très prometteuse pour l’avenir et Bruce, protecteur avec un passé bien lourd à porter !

En bref, si vous souhaitez une bonne lecture divertissante peuplée de créatures surnaturelles plus ou moins sexy, que vous appréciez les héroïnes de caractère loin d’être édulcorées et qu’une bonne enquête riche en action et en violence sanglante ne vous effarouche pas alors n’hésitez plus ! Rebecca Kean est une excellente série bit lit.

Publicités
Cet article, publié dans Bit-lit, Chroniques, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour « Rebecca Kean tome 2 : Pacte de sang » de Cassandra O’DONNELL

  1. cocomb3 dit :

    J’ai adoré ce second tome, encore plus que le premier ! Et le troisième est encore meilleur 😉

    • Walkyrie dit :

      J’ai également préféré ce tome – ci ! 🙂 J’espère juste que Rebecca ne va pas faire comme Anita Blake avoir des liens qui la rendent plus puissantes avec 50 000 créatures… J’ai le tome 3 dans ma PAL. Je vais tâcher de ne pas tarder à le sortir. ^^’

      • cocomb3 dit :

        Hum hum…. Je suis dans le regret de t’annoncer que Rebecca a, comme Anita Blake, quelques liens avec des mâles 😛 (même si elle en a quand même moins qu’Anita !) Personnellement, ça ne m’a pas gênée dans ma lecture, je trouvais ça plutôt sympa (juste dans le cas de Rebecca ^^ Parce que dans celui d’Anita, j’avoue que tous ces liens étaient pénibles et lassants).
        Fonce lire le tome 3, l’histoire avec Maurane et les potineuses vaut vraiment le coup 😉

      • Walkyrie dit :

        Oh non me dit pas qu’elle va coucher à droite et à gauche plus ou moins en même temps… Je verrai si l’intrigue de fond est assez dense pour me retenir, la pilule passera mieux. Là j’avoue que son choix ne me plaît pas franchement ! 😉 J’ai un gros faible pour Bruce (et les loups de manière générale, un peu moins pour la viande avariée… :p )

      • cocomb3 dit :

        Ah, non, ne t’inquiète pas 😉 ! Elle ne couche pas avec tout le monde, elle a plutôt des liens « psychologiques » avec les autres (un peu comme elle en a avec Raphael ^^) Je ne préfère pas t’en dire plus, de peur de te spoiler !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.