« Projet : Friendzone » de Margot D. BORTOLI

Quatrième de couverture :  Samuel Craven est l’objet de tous mes fantasmes depuis que j’ai treize ans. Sauf qu’à cette époque j’avais un appareil dentaire, au moins quinze kilos en trop  et une estime personnelle en dessous du niveau de l’océan. Lui ? La vingtaine, du style et le monde à ses pieds – surtout des filles !
Outre ces différences fondamentales, Samuel est aussi le meilleur ami de mon grand frère. En clair :  pas dans ma catégorie.

Dix ans plus tard, rien n’a changé, enfin si,  moi  j’ai changé. Mais, clairement, lui  me considère toujours comme la petite sœur rigolote de son pote.
Enfin… jusqu’à ce qu’une nuit bien arrosée fasse vaciller mes certitudes.  Et si Monsieur n’était pas indifférent ?
Il n’y a qu’un moyen de le savoir : lancer le « Projet Friendzone », ou comment passer d’une  gentille amitié à une passion débridée !  Au programme : me transformer en femme fatale pour  que Sam succombe enfin..


Petite romance très érotisée pleine d’humour et de fraîcheur avec une bonne touche de chick lit pour ceux qui aiment !


Depuis l’âge de treize ans Gracie a le béguin pour le meilleur ami de son grand – frère de sept ans son aîné ; Samuel Craven. Aujourd’hui, elle en a vingt trois et est habillée comme une meringue fortement concentrée en poudre de canari pour le mariage de son frère. Évidemment, Samuel qu’elle n’a pas vu depuis des années, se présente à elle, il est toujours aussi charmant et elle toujours aussi empotée face à lui. Pourtant, ils vont se retrouver à discuter entre célibataire, boire quelques verres, peut-être un peu trop et se réveiller nus dans un lit. Pour Gracie, c’est un rêve qui se réalise, pour Sam, c’est la douche froide, avoir batifoler avec la petite sœur de son meilleure pote, ça ne se fait pas. Ils ne se quittent donc pas en bon terme. Quelques temps plus tard, Grace déménage sur Washington, lieu de villégiature de Sam.

Dans l’ensemble, le roman est plutôt frais, léger et promet un moment de lecture sans prise de tête qui déborde d’humour, de jeux de mots alambiqués et improbables, bref la plume est pleine d’esprit et de réparti. Les échanges entre les personnages sont savoureux, vraiment, on rigole avec cette bande de pote. Grace est une espèce de catastrophe gaffeuse ambulante à qui il arrive toujours des trucs qui vous ficheraient la honte ! Il y a un côté « Bridget Jones » chez Grace et franchement, ça fait toujours son petit effet, naturel, charmante, maladroite mais avec un caractère bien affirmée, elle est plutôt craquante. Il faut également dire qu’autour de l’héroïne gravite une ribambelle de personnages complètement barrés, ses amis homosexuels entre autres, sa meilleure amie qui peut être très agressive comme une tigresse et se transformer en chatte dès que son amie bien plus douce est là, Julian est le stéréotype de l’homosexuel fan de mode et efféminé,  et Charles son compagnon est plus discret, plus introspectif avec des interventions rares mais toujours étonnantes (et c’est un goinfre !) ! Et puis il y a Sam, le beau gosse trentenaire qui joue avec grande peine les indifférents mais qui s’amuse des péripéties de celle qu’il a de plus en plus de mal à considérer comme « BabyGracie ». D’ailleurs, leur relation (physique) ne manque ni de panache, ni de piment, c’est très chaud, très érotique mais dans le bon sens du terme, on n’est pas sur quelque chose de classique, au contraire, c’est plutôt original et varié… A bon(ne) entendeur (se) !

Ce qui m’aura moins conquise (car cela reste très personnel puisqu’une affaire de goût), c’est la partie chick lit prépondérante avec les amis homosexuels de l’héroïne, où il est question de cheveux, maquillages, vêtements, chaussures et autre sujet à mon sens très superficiel notamment dans la première partie, lorsque ensemble, il motive Grace à se lancer dans le projet Friendzone pour conquérir le beau Sam. Je n’ai pas aimé qu’il y ait besoin de la relooker alors qu’avec la description qui en est faite, le personnage de Grace est une bombe pulpeuse au naturel, pas besoin de fioritures pour la sublimer, ce n’est d’ailleurs pas quelque chose qui entre dans le caractère de l’héroïne qui se retrouve un peu dépasser par le goût de la mode de ses amis (et pas forcément au goût de Sam non plus). Après, il y a l’agencement de l’histoire, au vu du résumé, on penserait que l’histoire soit davantage tourné sur la relation Grace / Sam, du moins sur la construction de cette relation avec à la fin quelque chose qui se concrétiserait, finalement c’est plus long que ça les deux se trouvent assez vite, vivent leur histoire, qu’il cache à leur famille ensuite, il y a finalement des longueurs qui ne sont pas forcément utiles à mon sens.

En bref, une romance qui manie avec art les codes de la comédie romantique, dommage que la mode et les longueurs se soient greffées dessus. Cela reste pétillant et rafraichissant !

Je remercie le site Netgalley et les éditions BMR pour ce partenariat.

             

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