« La poupée de porcelaine » de Maxence FERMINE

Quatrième de couverture : Malo, après être revenu du Royaume des Ombres, passe les vacances de la Toussaint à Edimbourg avec ses parents. Tandis que son père assiste au Congrès des porteurs de cravates, sa mère souhaite avant tout faire les magasins. Malo se retrouve donc seul, bien décidé à profiter des attractions de la fête foraine voisine. Dans cet univers féerique, il rencontre deux nains au langage mystérieux. Intrigué, il entreprend de les suivre dans le labyrinthe du Palais des Glaces, qui se révèle être une nouvelle entrée vers le Royaume des Ombres. En franchissant la porte de ce nouveau monde, Malo découvre le manoir de Darkhouse, un soir d’orage. Là vit Sir Luke, un personnage maléfique en mal d’enfants. Donnant vie aux jouets, Sir Luke les garde pour se divertir et briser sa solitude. Peu décidé à laisser partir Malo, qu’il prend pour un automate, il l’enferme en compagnie d’une poupée de porcelaine. Le jeune garçon et la poupée parviendront-ils à échapper aux mains de Sir Luke et à retrouver Lili, la petite marchande de rêves, seule capable de les ramener dans le monde réel ?


Une suite qui emporte notre héros dans une aventure sombre et magique au cœur du Royaume des ombres, le tout écrit d’une plume très poétique et visuelle !


Cette année, le père de Malo a décidé que les vacances de la Toussaint se passeraient en Ecosse, dans la ville d’Edimbourg plus exactement. Une occasion pour lui d’assister à une énième conférence des porteurs de cravates, pour sa femme de faire les boutiques, et pour Malo de s’ennuyer ferme loin de ses amis. Finalement pour passer le temps, il se rend dans un parc d’attractions. Après avoir testé le train fantôme, il suit, intrigué, deux petits êtres au langage familier dans le palais des Glaces pour se retrouver en pleine tempête, face à un manoir lugubre au Royaume des Ombres. Il n’a pas d’autre choix que de suivre les deux nains qui l’amènent chez Sir Luke dans le manoir de Darkhouse. Là, les choses se gâtent pour Malo, le maître des lieux aspire à faire de lui sa bête de foire, la pièce maîtresse de sa collection des horreurs. Accompagné d’une poupée de porcelaine vivante, il va tout tenter pour s’enfuir.

On retrouve donc le héros du premier opus qui se languit de revoir Lili, la petite Marchande de Rêve et de retourner au Royaume des Ombres. Évidemment lorsqu’il reconnaît le langage des deux nains à la fête foraine, il se doute qu’une porte d’entrée doit exister à proximité, mais tout ne va pas se passer comme Malo l’envisageait. Il se retrouve dans une zone très sombre, ténébreuse et effrayante du Royaume. Et franchement, l’ambiance est très réussie, un manoir aux allures gothiques, une pluie diluvienne accompagnant des nuages noirs, et rien d’autres à proximité. Notre jeune héros va vite se rendre compte que ce n’est pas le Royaume des Ombres de son souvenir. Et ce n’est pas la rencontre oppressante avec Sir Luke qui va le faire changer d’avis, de prime abord accueillant, le personnage se révèle être un sorcier qui influe la vie à des objets et plus particulièrement à des jouets, les parquant ensuite dans son musée pour les exposer comme des horreurs aux viles créatures locales. Une poupée de porcelaine particulièrement jolie et nouvelle pièce de la collection va vite s’allier à Malo que le sorcier souhaite enfermer car ce dernier semble être le plus horrible de toutes les créatures.

Les deux personnages vont devoir faire preuve d’intelligence et de ruse pour trouver la porte de sortie et déjouer les plans machiavéliques de Sir Luke. Entre errance dans un manoir labyrinthique, épreuves sordides dans un jardin des quatre saisons, confrontation avec un ersatz de Frankenstein ou encore des retrouvailles inopinées dans un ténébreux cimetière, on est embarqué à bord d’une aventure simple, efficace et d’une belle linéarité. Maxence Fermine use à nouveau de sa poésie et de sa magie pour créer son univers un peu à la Freaks show enfantine et en profite pour nous abreuver de termes insolites et drôles, langage propre au Royaume des Ombres que le professeur Septimus se ferait un plaisir de vous apprendre !

En bref, une bien jolie histoire qui nous est contée par un maître des mots, un auteur qui n’a pas à rougir de sa plume pleine de douceur, de tendresse et de sortilège, car dès le début de ce roman jeunesse vous serez envoûtés par l’ambiance à la fois sombre,  élégante et non dénuée d’humour.  Pourquoi s’en priver ?

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4 commentaires pour « La poupée de porcelaine » de Maxence FERMINE

  1. Maeva Rbt dit :

    Est-ce que on est dans l’obligation de lire le premier tome ou les deux peuvent se lire séparément ? ☺️

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