Premières lignes # 159

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.


Aujourd’hui ce sont les premières lignes de Mers Mortes d’Aurélie Wellenstein, ma lecture du moment. Un roman post-apocalyptiques aux thématiques fortes : écologie et avenir de l’homme sur fond de fantasy violente et sauvage. Je me régale avec cette lecture ! Ajoutons à cela que la couverture est superbe…

Quatrième de couverture : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.
Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.
Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?


Voici les premières lignes :

1

Oural s’accouda aux créneaux de la forteresse, ses avant-bras tatoués appuyés contre la pierre ocre et rugueuse, chaude de soleil. Le désert s’étalait depuis les remparts jusqu’à l’horizon tremblotant de chaleur. Difficile d’imaginer qu’il y a encore quinze ans de cela, une mosaïque de prés salés et de prairies inondées bordées de roseaux entourait la citadelle. La disparition des mers et des océans, par ricochets climatiques, avait métamorphosé cette région marécageuse en un chaos de roches basses, strié de crevasses, de sable fauve parfois vitrifié en coulures noires, et d’éboulis de terre rouge.

Oural tourna discrètement la tête vers sa garde du corps, qui se tenait, silencieuse, sur sa gauche. Comme lui, elle regardait le désert, mais ils n’y voyaient pas la même chose. Oural avait toujours été séduit par les mystères de ces grandes étendues arides, alors que pour elle, seuls comptaient le bastion, ses murs et ses sujets. Sa mine avait d’ailleurs quelque chose de réprobateur et ses doigts tripotaient la crosse de son fusil – comme s’ils avaient pu tout à coup être agressés. À part leur propre groupe de survivants, il n’y avait plus personne à la ronde. Quant à la principale menace de ce monde, Oural était le seul à pouvoir la contrecarrer.


Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

La Chambre rose et noire
Au baz’art des mots
Light & Smell
Chronicroqueuse de livres
Les livres de Rose
Lady Butterfly & Co
Le monde enchanté de mes lectures
Cœur d’encre
Les tribulations de Coco
La Voleuse de Marque-pages
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Entre deux lignes

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