« Otherlands Continuum volume 3 »

Otherlands Quatrième de couverture :  Otherlands Continuum n’est pas un livre, ce n’est pas une anthologie et pas un magazine. Le Continuum est assuré par cet hybride entre les divers ouvrages publiés par Otherlands. De nouveaux auteurs talentueux dans un nouveau format, facile à lire facile à transporter, avec des infos, pour mieux connaitre le monde fantastique des Otherlands autrement.

— Chronique —

Otherlands Continuum est un recueil de nouvelles qui comporte plusieurs volumes. Otherlands est à lui seul un univers fantastique à tendance horrifique. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui est le troisième volume et a pour thématique principale les créatures féeriques. Il contient quatre nouvelles écrites par trois auteurs distincts. Elles sont plutôt plaisantes à lire et joue la carte de l’originalité par l’introduction de certaines créatures assez peu développées dans la littérature de l’imaginaire.

La première nouvelle « Pleurs » de Nicolas Saintier raconte la balade au cœur d’une forêt légendaire d’un couple avec leur bébé qui ne cesse de pleurer. Souhaitant profiter de cette magie naturelle et malgré les pleurs de leur petit, ils s’enfoncent dans cette forêt qui rapidement leur apporte bien être. Les cris du bébé ne cessent pourtant jamais, épuisant la mère, peinant le père de ne rien pouvoir y faire. Et puis, ils se laissent tenter et laissent leur enfant au creux d’un rocher, le temps de s’amuser, de retrouver une innocence, et surtout une certaine liberté et alors, quelques créatures étranges apparaissent… Difficile d’en dire davantage sans trop en dévoiler mais sachez que l’aura lourde et inquiétante de la forêt est omniprésente et que l’auteur sait parfaitement mêler récit contemporain et légende ancestrale. Une nouvelle forte émotionnellement pour le couple et qui rappelle sans nul doute toutes ces histoires païennes d’une époque révolue. Agréable à lire, la plume de l’auteur est fluide et sans fausse note.

La seconde nouvelle « Solstice » d’Ivy Clark raconte l’histoire de Rebecca, une jeune femme enfermée dans un asile. Entouré d’hurluberlus, elle entend des créatures étranges rôdant au dehors, envieuse et lubrique, violente et décadente, Rebecca est certaine que ces créatures lui veulent du mal. Drame psychologique ? Drame fantastique ? Tout le long de la nouvelle, on doute de la folie du personnage principal. Et puis quand la vérité éclate, c’est intense, un brin équivoque, et surprenant ! L’ensemble est sombre et teinté légèrement d’érotisme apportant une atmosphère très particulière. La nouvelle se lit avec délice et l’auteure arrive parfaitement à ses fins en proposant un dénouement déroutant.

La troisième nouvelle « L’art de disparaître » de Danny Goujon raconte la fuite d’un homme et d’un enfant qui tournent mal… Au cœur d’une forêt hostile où vivent des cannibales, l’homme tente de protéger l’enfant. La fuite, le souhait d’une liberté retrouvée et pourtant les menaces horribles viennent assombrir tout ça. Là aussi, l’ambiance est particulièrement pesante dans cette forêt et à notre lecture, on comprend vite pourquoi ! L’auteure offre une nouvelle fantastico-horrifique où ceux qui semblent les plus faibles ne le sont pas forcément… Du sang, des membres découpés, des morts, nombreuses, sanglantes et violentes, effrayantes, tout un programme ! Le dénouement est plutôt inattendu et l’effet de chute est donc très réussie.

La quatrième nouvelle « la fée verte » de Nicolas Saintier » est très courte et raconte comment un homme fraîchement quitté par sa compagne, se retrouve ivre dans un bar face à une femme magnifique l’invitant à partager un moment charnel… Bien évidemment, rien d’innocent mais tout en vice, le pauvre homme se laisse embarquer dans un univers qui lui échappe, la femme, elle, se panne une nouvelle fois devant une énième victime. C’est une nouvelle fois sombre et pervers. Un nouveau visage des fées que nous propose là l’auteur, jouant sur le charme de la créature et sa vicissitude. Plutôt réussie mais finalement assez peu surprenante.

En bref, la féerie, d’instinct on imagine la nature et ses droits, des forêt denses et magiques, des fées aux ailes flamboyantes ou encore de sombres créatures. Cet Otherlands continuum contient un peu tout ça, toutefois, toujours égale à elle – même, la maison d’édition garde toujours une aura effrayante et horrifique dans cet univers plein de magie. Un recueil sympathique à découvrir.

— Challenge concerné par cette lecture —

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