« La probalité mathématique du bonheur » de Maxence FERMINE

 

Quatrième de couverture : À trente-neuf ans et des poussières, Noah, éternel adolescent, a de plus en plus le sentiment d’un vide essentiel qui le fait passer à côté de sa vie telle qu’il l’avait rêvée enfant. Alors un soir, il décide de poser son mal-être pour trouver la clef du bonheur. D’expérience en découverte, Noah traque le bonheur dans chaque aspect de sa vie, guidé par cette seule question : y a-t-il une recette, une formule pour y parvenir ? Une rencontre va changer la donne au-delà de toutes ses espérances…


La quête du bonheur, éternel questionnement propre à chacun, le bonheur qu’est ce que c’est finalement ? Maxence Fermine soulève la question, et propose une réflexion intéressante, bien qu’un peu hâtive, sur le sujet à travers Noah, un homme de presque quarante ans, qui a un travail, une maison, qui vit aisément sans trop de concession, mais qui pourtant un jour se lève et se rend compte que sa vie ne lui convient plus. Est-il heureux dans ce quotidien bien rôdé depuis des années, dans cette solitude qu’il s’est imposé à force de ne jamais s’engager avec ses conquêtes féminines, quel est le bilan de sa vie à l’aube de ses quarante ans ?

C’est ainsi que démarre une nouvelle vision de la vie pour Noah qui cumulera les expériences pour chercher ce qui peut être pour le bonheur, une notion toute particulière pour tout à chacun, le bonheur ayant un sens propre pour chaque individu. Si ces quelques tests sont vite avortés par Noah qui ne pousse finalement pas très loin ces diverses expériences. Au final, Noah se découvre, change un peu aussi, au contact des autres, de ces nouvelles idées, et se révèle même attentif et amical, car en début de roman le portrait dressé du personnage n’est pas des plus positifs mais change et évolue rapidement au travers de sa quête.

L’évolution du personnage est assez intéressante, la réflexion aussi, toutefois le début est un peu laborieux, on est davantage habitué au style plus abouti et à l’écriture peut – être plus travaillée et plus poétique de l’auteur (que j’affectionne beaucoup depuis Neige) mais les bases restent là, un texte au contenu assez philosophique, positif et empli de bons sentiments aussi. Le roman se lit très vite, les chapitres sont courts, les faits également, le livre s’effeuille à grande vitesse.

Cela vire rapidement au moment de sa rencontre avec un jeune homme, Tao, jeune personnage calme, réfléchi et posé, dans un lieu nettement moins lisse et propre que les personnages,  même si cela reste assez facile et prévisible, le lien qui se crée entre les deux et la transformation qui en découle de Noah est nettement plus passionnante à suivre. Au final, le roman aurait certainement gagné à démarrer dès le début par cette rencontre inopinée et salvatrice pour notre héros.

En bref, ce n’est certainement pas le meilleur roman de l’auteur, toutefois on retrouve tous les ingrédients propre à son style, sujet philosophique et positivité. Le sujet du bonheur est vaste, il est ici abordé à travers un personnage qui se cherche, le roman surfe sur le feel – good, oubliant peut-être une profondeur de réflexion.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cet envoi signé en prime de la main de l’auteur .

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