Premières lignes #73

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « A l’ombre des falaises » de Chloe BOURDON, un petit roman paru aux éditions du Petit Caveau. A priori, il y a du vampire là dessous au regard de la ligne éditoriale de la maison d’édition. A voir, ça fait un moment que je n’en ai pas lu car je m’en suis lassée.

Quatrième de couverture : Nous sommes en 1901, dans un petit village des Cornouailles. Elisabeth vient de perdre son père et accepte difficilement la froideur de sa mère. L’été où elle quitte l’enfance, elle comprend que derrière les apparences d’une petite bourgeoisie provinciale obsédée par la peur du scandale, se dissimulent des drames insoupçonnables, et des monstres qui rôdent, les soirs de pleine lune, dans l’ombre des falaises.

Voici les premières lignes :

Prologue

J’étais dans ma quatorzième année et l’interminable règne de la reine Victoria venait de s’achever. C’était le début d’un nouveau siècle, lumineux, moderne et hygiénique.
Je viens d’aborder le troisième de mon existence, curieusement épargnée par les maux de la vieillesse. Je reste désespérément debout, même si j’évite depuis longtemps mon reflet dans le miroir.
La Belle Époque. Ainsi baptisa-t-on plus tard l’aube de cet abominable vingtième siècle. L’année 1901 avait pourtant mal commencé.
Début janvier, mon père était mort subitement, me laissant seule avec ma mère et Judith, ma sœur aînée. J’avais toujours été proche de mon père, un intellectuel joyeux, ouvert au monde et aux idées nouvelles. Mon père me manquait à chaque instant et ma vie changea radicalement au lendemain de sa disparition. Je devais désormais faire face à une femme distante, presque indifférente. Je découvrais ma mère comme s’il s’était agi d’une étrangère.
Nous n’étions pas riches et sa principale préoccupation était de le dissimuler.
Elle semblait chérir, empaquetés sous son corset, tous les préjugés de son époque. Issue d’une famille lointainement apparentée au roi mais désargentée, elle avait épousé à vingt-trois ans un médecin de campagne, dont le travail l’entretenait à sa grande honte. Elle haïssait le village de Birdcliff, dans les Cornouailles, où nous vivions, mais notre maison, Blackthorn’s House, comme l’avait baptisée mon grand-père en raison des nombreux prunelliers qui poussaient dans la lande, était notre seule propriété, une grande demeure biscornue, dont les tourelles asymétriques résistaient étrangement au vent du large.

Les blogueurs qui y participent :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
• Pousse de Gingko
• Camellia Burrows
• Au baz’art des mots
• Mon univers fantasy
• Eléonore B
• La Marmotte qui lit
• Light & Smell
• Ibidouu
• Page blanche et noire 
• Chronicroqueuse de livres
• Chez Xander
• Les pages qui chuchotent
• Envie de lire
• Critiques d’une lectrice assidue
• A Blue Feather Blog
• Les livres de Rose
• Les livres de George
• La couleur des mots
• Rêveuse Éveillée
• Au pays de Sophie
• Les lectures de Luna
• Les Histoires d’Amélia
• Félicie lit aussi

Publié dans Uncategorized | Tagué | 1 commentaire

« Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan » de Cécilia CORREIA

Quatrième de couverture : « Dorsetshire, 25 octobre 1836,
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d’un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m’a abandonnée. Que le Ciel m’en soit témoin, ce n’est point le cas.
C’est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d’une terrible tempête était sur le point de s’abattre sur notre vaisseau… »

— Chronique —

Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan propose de l’exotisme, de l‘historique, de la romance, un brin de fantastique et beaucoup d’érotisme. Un roman qui vous fera voyager au cœur des terres indiennes des Maharajas, au travers d’une flore dense et inquiétante, où une faune dangereuse et menaçante peut vous tuer à chaque pas et, dans le folklore indien où les divinités du passé viennent hanter une romance pleine de passion et d’ardeur, faisant modestement honneur au kamasutra. Un bon moment de lecture en perspective.

XIX siècle, la conquête britannique d’une Inde traditionnelle avance peu à peu. Judith et son oncle naturaliste vogue à travers un océan menaçant pour rejoindre les terres lointaines indiennes afin d’étudier les tigres locaux. Arrivés à Madras, ils sont accueillis par des compatriotes britanniques pour récupérer quelques jours avant de repartir en excursion. Jude est excitée de pouvoir suivre les pas de son oncle, ce qui n’était pas gagné au regard de sa condition de femme. Par ailleurs, elle est somnambule et suit un traitement depuis son adolescence. Un soir ne l’ayant pas pris en quantité suffisante, elle se lève et marche jusqu’aux quartiers pauvres où la lèpre sévit, attirée par une cahute, elle s’y engouffre et ressort avec un mystérieux coffret. Cet étrange cadeau n’est autre qu’un manuscrit vierge, qui, une fois ouvert, va vite s’imposer à elle et lui promettre les visites nocturnes et addictives d’un fantôme à la vertu légère.

Ce roman, c’est du divertissement, du rêve et une invitation au voyage, indéniablement l’auteure a su décrire avec beaucoup de talent une atmosphère exotique propice à préparer et à ouvrir nos cœurs à la romance passionnée emprunte d’une forte sensualité qui va naître tout au long du récit. Un cadre magique et envoûtant où la romance côtoie le fantastique, il y a beaucoup de magie et d’émerveillement dans l’ambiance générale de ce titre, sans oublier la touche d’action et de dangers qui viennent vous faire frémir, faites d’esprits vengeresses ou de tigres blancs démesurés, toujours en vous titillant l’imaginaire pour le rendre encore plus passionnant. Une véritable force pour cet ouvrage car l’auteure connaît son sujet et à coup de descriptions précises et efficaces, elle invite ses lecteurs à découvrir une Inde d’un autre temps, tout en y distillant de ci, de là sa petite touche personnelle, son propre imaginaire, car certains lieux sont purement inventés pour certainement accentuer ce côté épopée historique. Il aura complètement su me dépayser et m’emporter. Entre le côté sauvage de la nature indienne et le raffinement des palais des maharajas, un contraste traité avec une certaine justesse et un certain équilibre. En cela, l’auteure a parfaitement bien maîtrisé son roman.

Toutefois, si vous vous attendez à quelque chose d’axée sur les légendes et l’historique du Manuscrit de Nur Jahan, sachez qu’il n’en est rien. On est ici clairement dans une romance pure et dure où le reste de l’histoire sert essentiellement de décor et ajoute un peu de cachet à l’ensemble. La romance est plutôt sympa à suivre, on a un peu ce sentiment d’être dans ces vieux films exotiques où des scientifiques britanniques se retrouvent sur une terre sauvage et inconnue qu’il ne maîtrise pas avec une soif de curiosité et de découverte qui n’est que prétexte à valoriser la romance. Elle est servie par deux personnages assez forts et bien dépeints malgré qu’ils soient un peu caricaturés.

D’un côté, Jude est la fille de bonne famille anglaise, avec les bonnes manières qui vont avec et les us et coutumes qui ont fait son éducation. Là où elle se différencie, c’est qu’elle est entêtée, téméraire (un peu trop d’ailleurs), un peu garçon manqué, initiée aux activités masculines tel que l’escrime et l’équitation par son oncle, avec ce besoin continu de montrer ce qu’elle vaut face à un homme, quitte à se mettre en danger.  Elle ne rêve pas au mariage mais a plutôt une grande soif de liberté et de connaissance, avec une passion particulière pour les sciences. C’est ainsi qu’elle débarque en Inde, et qu’elle reçoit, suite à la découverte d’un étrange manuscrit, la visite d’un esprit lui procurant des plaisirs inavouables, dont elle ne va vite plus pouvoir se passer.

De l’autre, le Maharaja Devak est lui tout en aura mystérieuse et ténébreuse, un très beau spécimen indien, au regard vert ravageur et bien trop séduisant. Le personnage est très énigmatique, provocateur aussi, ce qui va créer des échanges forts sympathiques avec Jude dont il va s’en amuser, puisqu’elle va oser lui tenir tête, voir même le pousser dans ses retranchements, d’un point de vue diplomatique c’est un peu trop gros pour être réaliste mais il n’empêche que ces échanges sont forts savoureux ! Entre eux, il y a clairement la confrontation de deux cultures complètement différentes, d’un côté l’Inde, ses suzerains, ses harems, ses castes et ses actes douteux punitifs, de l’autre une culture anglaise raffinée, un sens extrême du protocole, le seul point commun étant finalement cette réflexion sur la condition féminine dans l’une et l’autre culture.

Sans forcément aller trop vite dans la romance, il y a quelque de chose de profondément charnelle et sensuelle, Jude est peut-être encore innocente mais loin d’être farouche, elle est même plutôt ouverte au plaisir de la chair, aux sensations et aux désirs, avec entre les deux personnages beaucoup de jeux de séduction. Quant à Devak, c’est certainement un professeur doué pour la chose, qui n’hésite pas à évoquer le kamasutra et à initier notre héroïne à des positions et des actes qui ne flirtent ni avec le missionnaire ni avec la banalité. C’est plutôt diversifié, ce qui rend cet aspect nettement plus intéressant, là où ça aurait pu être franchement ennuyant ! La romance est donc plutôt haute en couleurs.

En bref, une romance historique fortement empreinte d’un érotisme exotique qui invite au voyage et à la découverte de l’Inde à l’époque de la colonisation britannique, entre le dépaysement, les légendes, les traditions, les passions et le côté sauvage, vous serez servis avec cette lecture vraiment idéale dans un tendre moment sous votre couette avec la pluie qui vient cogner sa symphonie à votre fenêtre. A découvrir !

Publié dans Chroniques, Romance | Tagué , , , , , , | 8 commentaires

« Stupid Story » de Anna HOLLMANN

Quatrième de couverture du tome 1 : Yanik en a assez d’être toujours à l’écart. C’est décidé, dans ce nouveau lycée tout va changer ! Tout ce qu’il veut c’est devenir aussi populaire et attractif que cet aimant pour filles qu’est Alan. Mais quand Alan l’embrasse pour prouver aux midinettes qui lui tournent autour qu’elles n’ont aucune chance, son admiration pour lui se transforme en dégoût.
Les deux garçons se retrouvent durant une fête où Yanik est forcé de se rendre déguisé en fille. Instantanément, Alan tombe amoureux de cette jolie « demoiselle » sans savoir qui il a vraiment en face de lui… 

— Avant propos —

La série comporte trois tomes et elle est terminée ! Il s’agit d’un manga yaoï plutôt soft avec quelques clins d’œil coquins mais rien de bien extravagant. A titre personnel, j’ai lu les trois tomes.

— Chronique —

Ayant toujours été rejeté par les autres, Yanick espère en entrant dans ce nouveau lycée où personne ne le connaît se faire enfin accepté et avoir des amis. Il remarque inévitablement Alan, qui est un garçon populaire rencontrant un succès fou auprès de la gente féminine. Un peu trop d’ailleurs, du coup Alan n’hésite pas à embrasser le premier garçon qu’il croise, à savoir Yanick, pour calmer les ardeurs de certaines. Ce geste va profondément troubler et énerver Yanick, qui voit là le meilleur moyen de réduire à néant une potentielle popularité. Plus tard, Aki son seul ami, lui demande de se déguiser en fille afin de passer pour sa petite amie à une soirée lycéenne, il faut dire que Yanick a un physique androgyne. Évidemment, il recroise Alan qui tombe sous son charme dès le premier regard, jusqu’à l’embrasser à nouveau voire un peu plus, avant de se rendre compte qu’il s’agit de Yanick.

Vu comme ça, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus original, on est clairement dans la thématique de deux personnages hétérosexuels jusqu’à ce que l’un se découvre une attirance pour l’autre et que peu à peu la relation prenne un tournant tout autre qu’amical. Il y a toute la retenue qui va avec, puisque pour les deux personnages c’est quelque chose de nouveau, et c’est certainement là le côté le plus intéressant bien que dans l’ensemble cela manque de consistance.

Alan est donc le beau gosse, celui qui cumule les amourettes et collectionne les filles à la pelle, bref niveau expérience, avec les filles, ce n’est pas un problème pour lui. Et c’est justement là le malaise, car se découvrir une attirance romancée qui plus est pour un autre garçon, ça fiche forcément un coup. Il va proposer une amitié à Yanick, ce qui va plutôt bien se passer au début, sauf que rapidement Alan va systématiquement voir en yanick une fille chaque fois qu’il le regarde, au point de complètement le déboussoler, ce qui donne lieu à quelques moments plein d’humour mais aussi plus sérieux.

Quant à Yanick, le personnage est loin d’avoir l’expérience d’Alan, et pourtant il en rêverait, avoir des filles qui lui courent après, être un minimum populaire, non Yanick n’est rien de tout ça. Il est plutôt chétif avec un visage très féminin, il est très naïf et innocent, il ne va rien voir, ni rien comprendre et va se mettre dans des situations tendancieuses sans forcément sans rendre compte, là aussi il y a de quoi avoir quelques scènes cocasses ! Il va finir par se révéler là où on ne l’attend pas, en tirant toutefois sur la corde jusqu’à ce qu’elle lui lâche en pleine figure. Il est vraiment très attachant, tout en retenu et sa candeur est plutôt mignonne.

Du côté des embûches, parce qu’il fallait quand même tenir l’intrigue sur les trois tomes, il y aura dans un premier temps les doutes et le déni des sentiments tantôt de l’un, tantôt de l’autre, un vrai chassé-croisé amoureux, difficile d’accepter les choses aussi simple que des sentiments amoureux quand ils sortent de l’ordinaire, puis dans un second temps le départ d’Alan pour devenir Basketteur aux USA avec des mises à l’épreuve pour l’un et l’autre. Des choses assez basiques dans l’univers manga, on a là une romance yaoï qui respecte le genre sans le transcender (faut dire qu’après « 10 count », je vais avoir beaucoup de mal à trouver quelque chose qui m’embarque autant, le niveau est très haut !).

D’un point de vue visuel, c’est assez différent de ce dont j’ai l’habitude, probablement parce que l’auteure n’est pas japonaise et ça se voit. Il y a un côté un peu rétro au niveau des yeux très soulignés (je ne suis pas sûre que ce soit le mot), ça manquait de maturité graphique en fait, et par ailleurs, j’avais l’impression de voir au travers du personnage d’Alan, Bill Kaulitz (vous savez le chanteur de Tokyo Hotel, ne me demandez pas comment je connais ça ! 😡 Mais j’ai une petite sœur…) dans sa période gothique avec sa coiffure à la « Sangoku », ça c’est franchement perturbant, du coup j’ai eu un peu de mal à accrocher.

En bref, un manga yaoï sans prétention qui se lit bien et est plutôt agréable mais sans réelle originalité, et le style du dessin déroute un peu, trop excessif peut-être, je ne sais pas bien comment l’expliquer. Une lecture en demi-teinte donc.

— Les autres tomes de la série —

Publié dans Chroniques, Manga / BD | Tagué , , , | Laisser un commentaire

[Absence] Walkyrie s’en va vers d’autres songes…

walkyrie

Comme beaucoup d’entre vous, je suis en vacances ! Dès demain, je pars une dizaine de jours vers un autre horizon. Le rythme sera donc bien moins soutenu qu’habituellement et je ne serai pas forcément très réactive à vos commentaires.

Je vous ai toutefois préparé plusieurs articles qui devraient paraître courant de la semaine :

> Un article sur un manga allemand sans prétention « Stupid Story » d’Anna HOLLMANN :

> Deux articles sur deux romans, « Le Manuscrit proscrit de Nur Jahan » de Cécilia CORREIA, une romance historique teintée de fantastique plutôt sympa qui vous promet un voyage exotique au cœur de l’Inde et « Timetrotters » de Nicolas CARTELET, un roman « pulp » complètement fou.

> Enfin, il y aura dimanche le rendez – vous « Premières lignes » qui devrait être assuré.

Je vous donc dis à très vite pour de nouveaux échanges littéraires !

Publié dans Absences, Divers | Tagué | 4 commentaires

Premières lignes #72

2807834

Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer. L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « La Sublime Communauté tome 1 : Les Affamés » de Emmanuelle Han qui paraîtra en octobre prochain aux éditions Actes Sud junior. Il s’agit d’un roman dystopie jeunesse qui semble plutôt intéressant avec du post-apocalyptique et des histoires d’univers parallèles. Je dois le démarrer prochainement.

Quatrième de couverture : C’est la fin de notre ère. Aux quatre coins d’une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d’une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d’hommes, de femmes et d’enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet.
Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté. 

Voici les premières lignes :

1
TUPÀ

Il faisait une chaleur à crever à Ciudad del Este. La pluie se déversait pourtant en trombes sans discontinuer, mais rien n‘y faisait, du bitume luisant continuaient de s’évaporer des nuages de vapeur et le corps n’en finissait plus de transpirer pour évacuer la torpeur.
Trempé jusqu’aux os, par la pluie autant que par sa propre sueur, Tupà cherchait un taxi dans le chaos de la cité. Planté sur le trottoir d’une longue avenue, le jeune garçon jetait un œil inquiet vers le ciel à chaque coup de tonnerre : au-dessus de lui, une véritable forêt de fils et de câbles électriques enchevêtrés se déployait ; si la foudre tombait, il était cuit, littéralement.
– Freddie… Freddie… putain, qu’est-ce que tu fous, nom de Dieu? dit-il à voix haute en regardant nerveusement sa montre – une bien grosse montre pour un adolescent, avec des éclats de diamants incrustés dans le cadran et un bracelet en métal clinquant, qui flottait autour de son frêle poignet.

Les blogueurs qui y participent :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
Camellia Burrows
Au baz’art des mots
Mon univers fantasy
Eléonore B
La Marmotte qui lit
Light & Smell
Ibidouu
Page blanche et noire
Chronicroqueuse de livres
Chez Xander
Les pages qui chuchotent
Envie de lire
Critiques d’une lectrice assidue
A Blue Feather Blog
Les livres de Rose
Les livres de George
La couleur des mots
Rêveuse Éveillée
Au pays de Sophie
• Les lectures de Luna
Les Histoires d’Amélia

Publié dans Uncategorized | Tagué | 1 commentaire

« You and me etc… » de KYUGO

Quatrième de couverture :  Ce recueil de trois nouvelles nous présente différentes histoires où naissent l’amour. L’histoire principale raconte la relation de deux amis d’enfance fans de baseball et devenus distants après un grave accident.

— Chronique —

« You & Me etc… » est un recueil de trois petites histoires distinctes, scénarisées et dessinées par Kyugo. L’ensemble est plutôt simple et manque de consistance pour se révéler passionnant. On est là dans le cadre d’une lecture sympa mais sans plus.

Par ailleurs, je crois que ce format n’est vraiment pas fait pour moi, c’est trop court et donc peu développé et les intrigues sont trop rapides. J’aime bien avoir le temps de m’ancrer dans l’histoire, avoir un développement de fond et pleinement apprécier l’évolution des personnages. Là, je suis plus frustrée qu’autre chose. C’est dommage parce que la première histoire qui est la principale m’a particulièrement plu.

Dans la première, Keita et Iku sont deux adolescents amis depuis l’enfance, leurs parents étant voisins et qui adorent jouer ensemble au base-ball jusqu’au jour où un accident va handicaper Keita qui ne pourra plus jamais pratiquer son sport favori. De là, les deux garçons vont s’éloigner, Iku se sent responsable et fuit autant son ami que le base-ball. Deux ans plus tard, Iku est un personnage toujours en colère alors que Keita est frivole et prend tout avec humour, tentant vainement de convaincre son ami de reprendre le sport dans lequel il excelle et, dérape en lui dévoilant un peu trop ses sentiments.

C’est de loin la meilleure histoire et elle aurait vraiment mérité un ou plusieurs tomes pour en développer tout le potentiel. On va vite suivre le passé commun et dramatique des deux héros, dont l’un va plutôt bien se remettre malgré les séquelles ; Keita est un personnage plutôt solaire et bienveillant, pas toujours très sérieux surtout avec les filles, mais drôle et attachant, on devine qu’il essaie tant qu’il peut d’aider Iku, de le soutenir pour qu’il cesse de se sentir responsable, jusqu’à le surprendre en se rapprochant plus intimement que jamais. Iku, lui aurait pu reprendre sa vie normalement mais, il traîne une culpabilité depuis, il s’en veut de ce qui est arrivé à Keita quitte à devenir colérique, désagréable ou à le fuir, ne sachant pas comment le regarder ou lui parler, c’est un personnage blessé tout simplement et au final assez peu sûr de lui, et vite perdu dans les sentiments qui le lient à Keita.

Ils sont vraiment mignons tous les deux, attachants et pleins de tendresse l’un pour l’autre. J’ai bien aimé la base de la relation avec l’un qui rejette l’autre et suivre finalement comment ce personnage un peu perdu va peu à peu se reprendre en main avec dans l’ombre l’aide de son ami jusqu’à assumer pleinement ses sentiments.

Dans la seconde, on suit Sugaya, un garçon très populaire au lycée, ayant beaucoup de succès auprès des filles et au basket, qui commence à s’intéresser à Fujishiro, un autre garçon du lycée bon élève et doué en sport, mais aussi très énigmatique. Puis Sugaya va découvrir le secret de Fujishiro, un secret qui va mal finir et blesser profondément ce dernier. Sugaya va alors le soutenir et une amitié va naître entre les deux adolescents.

Je ne sais pas trop quoi vous dire sur cette seconde histoire si ce n’est qu’il est question de secret, de relation interdite et d’amitié. C’est sympa mais sans plus et la fin est plutôt ouverte, on ne sait pas vraiment comment cela fini, ce qui laisse un amer goût d’inachevé.

Dans la troisième, Tatsushi, un écrivain qui se laisse aller tombe sur Akira, agonisant devant sa porte. Ce dernier est en fait le fils de son ancien professeur de fac, qui le recherchait suite à la mort de son père. Évidemment, Tatsushi va voir d’un assez mauvais œil l’immiscion d’Akira dans sa vie.

On va donc suivre la relation entre un ancien étudiant, écrivain au succès mitigé et un adolescent un peu perdu, rejeté par sa belle mère et qui cherche simplement un foyer pour se reconstruire. L’histoire est faite aussi de flash – back, de souvenirs, des réminiscences plutôt constructives qui vont venir renforcer la relation actuelle entre les deux personnages. Cette troisième histoire a le mérite d’être un peu plus aboutie mais elle n’est pas franchement passionnante. J’ai fini ma lecture mi-figue, mi-raisin.

De manière générale, le style du mangaka est assez classique voire assez moyen, il a toutefois le mérite de ne pas croquer des personnages masculins trop stéréotypés. C’est assez fluide et agréable à lire, les proportions dessins / bulles sont bien dosées. Du côté du genre yaoï, on est loin des effusions passionnelles, cela reste ultra soft et très peu visuel, si ce n’est des baisers, vous n’aurez pas grand chose de plus.

En bref, trois histoires sympathiques mais le format n’est clairement pas fait pour moi, si ce n’est la première qui se démarque des deux autres, les deux autres ne m’ont pas emballée plus que ça et m’ont paru trop légères. A réserver à ceux qui apprécie les histoires courtes, les autres passez votre chemin.

Publié dans Chroniques, Manga / BD | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

« 10 Count » de Rihito TAKARAI

Quatrième de couverture du tome 1 : Shirotani est un jeune homme brillant atteint de mysophobie. Quant le chef d’entreprise pour lequel il travaille est victime d’un accident, il rencontre Kurose, un jeune homme qui lui conseille de se faire soigner et lui laisse la carte d’une clinique psychiatrique. Le lendemain, Shirotani se rend à la clinique et comprend que Kurose est un des psychiatres qui y travaillent. Les deux noueront alors une relation qui dépassera bientôt le cadre médecin-patient…

— Avant propos —

La série « 10 count » est en cours d’édition en VO et comporte actuellement 5 tomes traduits en France. Il s’agit d’un roman Yaoï pour public averti (voir très averti dès le tome 2…). Pour le moment, je n’ai lu que les trois premiers et je suis plus que convaincue !

Pour la petite histoire, je disais à Xander de Chez Xander que j’avais été déçue par les derniers Yaoï lus qui n’étaient pas vraiment aboutis, et là il m’a parlé d’une de ses dernières lectures, « 10 count » donc. Il n’a pas eu tort de m’en parler ! 😉 La couverture a achevé de me convaincre, je la trouve non seulement superbe mais aussi très très sexy et elle donne parfaitement le ton !

— Chronique —

Ce manga est juste un vrai coup de cœur !

Après une rencontre mouvementée, Kurose devine la mysophobie de Shirotani et lui conseille d’être aidé pour tenter de se soigner. Ce qui ne semble pas au goût de ce dernier. Pourtant dès le lendemain, Shirotani se rend dans une clinique psychiatrique et croise Kurose qui n’est autre qu’un psychologue du centre. Kurose propose à Shirotani d’aller boire un verre et de dresser une liste d’une dizaine de choses qu’il pense ne pas pouvoir faire dans un ordre croissant de difficulté, ceci afin de tenter une thérapie. De là, une relation assez particulière va naître entre eux.

Il y a une dualité flagrante entre ces deux personnages, physiquement déjà, même si les deux sont magnifiquement bien croqués, l’un est brun et grand au look plutôt cool, là où l’autre a les cheveux clairs et est un peu moins imposant au look plus classique, mais aussi de caractère. Kurose est plutôt sûr de lui, il va au devant des choses, n’hésite pas à pousser Shirotani dans ses retranchements et à le confronter à ses peurs, alors que ce dernier est plutôt timide, réservé, déboussolé par ce que lui fait subir Kurose, qui l’attire et le dégoûte à la fois. Au final, on a ce sentiment que Kurose qui est plus jeune et qui vouvoie l’autre est plus dominant que Shirotani plus âgé et qui tutoie l’autre et parait donc plus soumis. Les volumes qui suivent vous confirmer cette tendance. Vous avez donc deux personnages à la psychologie fine et abîmée, si dans les premiers tomes on perçoit surtout la fragilité et l’once d’un traumatisme chez Shirotani, Kurose n’est pas en reste.

Chez Shirotani, il y a une certaine innocence et douleur, c’est un personnage qui subit sa mysophobie (peur d’être contaminé par des microbes, des germes ou de la saleté) ce qui nuit profondément à ses interactions sociales, c’est donc quelqu’un de seul, toujours sur le qui vive du contact d’un autre, avec des rituels bien précis, passant des heures à se laver les mains qu’il a abîmé à coup de savon antibactérien. Le personnage donne d’ailleurs un côté « clinique » à l’ambiance générale du manga. C’est vraiment un personnage sensible et attachant, qui va évoluer et changer petit à petit au contact de Kurose, s’enfonçant davantage dans cette relation un peu spéciale qui au delà de la romance va prendre un tournant assez particulier mais néanmoins intéressant.

Chez Kurose, c’est plus ambigu, le personnage a un côté protecteur, patient, à l’écoute, en même temps c’est un psychologue, il a vraiment une aura bienveillante du moins au début parce que rapidement Kurose va se faire déborder par ses émotions, ses sentiments, tout en restant flegmatique et va aller assez loin dans l’initiation de sa relation avec Shirotani. Jusque dans le volume 3, on en sait assez peu sur le passé de ce personnage, mais je pense qu’il y a de quoi fouiller et l’auteure n’en restera pas là. Pour le moment, il reste assez peu expressif, presque froid et distant mais avec une certaine tendresse tout de même, et on devine chez Kurose une certaine passion, une affinité pour la domination et aussi peut-être quelque chose de plus « pervers ». Je suis très curieuse de voir comment il va évoluer.

L’auteure pousse donc à l’extrême la psychologie de ses personnages, et c’est très bien fait, il y a vraiment ce truc assez subjuguant qui lie ces deux personnages si différents bien au delà de ce qu’ils avaient pu imaginer. Et nous pauvre lecteur, on est comme happé parce qu’on veut toujours en savoir plus.

A compté du tome 2, sachez que du sexe, il y en a, et on est assez loin du côté extrêmement romantique de la chose (bien que…), disons que c’est assez crû et explicite, très visuel si vous préférez, mais ce n’est pas gratuit, cela sert l’intrigue et l’évolution des personnages. C’est même très esthétique voire très sensuel, difficile d’y être insensible, soyons francs !

Un autre bon point pour cette série, le coup de crayon de la mangaka, les traits sont incisifs, ciselés, assez épurés aussi, j’adore le style et bon sang que les personnages sont superbes ! Et en prime si vous regardez le travail de colorisation sur les couvertures, c’est très beau et cela fait son petit effet.

En bref, vous l’aurez compris, je suis conquise, ce manga joue beaucoup sur la psychologie de ses personnages, fragiles et sensible, sur comment l’un et l’autre se révèlent ensemble alors qu’ils présentent une dualité assez intéressante. La mangaka ose aussi pas mal de chose avec quelques scènes de sexe à la fois crues et expressives et nous réserve certainement son lot de surprises à venir. J’avoue avoir franchement hâte de dévorer la suite !

— Les autres tomes de la série —

Publié dans Chroniques, Manga / BD | Tagué , , , , , , | 2 commentaires

« Le Maître des livres » de Umiharu SHINOHARA

Quatrième de couverture du tome 1 : À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

— Avant propos —

Le « maître des livres » est une série est terminé au Japon avec pas moins de 15 volume. Elle est toutefois toujours  en cours France avec 12 volumes de sorti et sachez que le tome 13 arrive en septembre ! Pour le moment, je n’ai lu que les deux premiers tomes mais j’espère assez vite acquérir les autres.

— Chronique —

Manga seinen idéal pour les passionnés de lecture !

« Le Maître des Livres » propose un manga adulte et très humain qui, loin de quelque chose d’uniquement divertissant et drôle même si ça l’est beaucoup aussi, ouvre à la réflexion et traite de différentes thématiques de société qui touchent tous les âges : la parentalité, la solitude, la quête de soi, l’amitié, de véritables tranches de vie assez réalistes traitées justement et avec beaucoup de tendresse.

On y trouve des enfants découvrant la lecture, émerveillés et attendris mais aussi des adultes qui se cherchent, qui rencontrent des difficultés dans leur vie, qui en passant les portes de la bibliothèque pour enfants « la rose trémière » au gré du hasard ou sur les conseils d’autres personnes ayant bu profiter des bienfaits des conseils de Mikoshiba, voient souvent leur regard sur le monde basculé.

Le bibliothécaire est un personnage de caractère, de prime abord froid et désintéressé, mais en réalité un être qui cerne rapidement les gens et se trompe rarement en leur conseillant des titres qui devraient leur permettre d’évoluer, de se retrouver ou de prendre conscience de bien des choses. Celui que les enfants appellent « Champignon » est donc solitaire, timide,  assez rigide sur les règles et les délais mais surtout passionné et très bon dans son métier.

D’ailleurs, ne s’intéresse – il pas davantage à la littérature enfantine et jeunesse pour subtilement conseiller des lectures qui « soigneront » surtout les parents des enfants qu’il accueille ? De l’enfant au vieillard, tous ont forcément une œuvre qui les ont marqués, les marque ou les marqueront, et c’est la principale leçon à retenir, la lecture est un onguent bien doux pour l’âme.

Autour de Mikoshiba gravite une ribambelle de personnages secondaires plaisants, attachants, sensibles et bien individualisés ; les deux autres bibliothécaires ; l’excentrique Kayo et la douce Kanda, le gamin effronté Shôta ou encore Miyamoto, l’homme un peu perdu qui va se prendre de passion pour les livres pour enfants. Là où Mikoshiba reste impassible, tous les autres sont très expressifs ! On s’émeut, on rit et on s’indigne un peu aussi, mais on reste toujours dans les émotions humaines aussi douces que désagréables.

Globalement, on suit de multiples histoires aux intrigues subtiles et profondes, souvent établies par chapitre, qui trouvent assez vite leur dénouement et qui permettent chaque fois de mettre en valeur un livre ; un livre important pour les personnages, un conte avec une morale significative ou encore un livre connu grand classique de la littérature, peut-être que l’un des titres vous sera également tout aussi bénéfique ou réveillera en vous des souvenirs profondément enfouis, qui c’est ?

Les clins d’oeil à des œuvres littéraires sont donc nombreux et très diversifiés, pour la plupart bien connus si l’on est un minimum lecteur ou ayant une culture littéraire. Pour chaque livre mis en valeur, on a des extraits illustrés qui peuvent être assez denses et un peu plus lourds à lire car plus chargés en texte et moins précis dans le dessin, ce qui le différencie bien du reste du manga. Cela n’est pas franchement problématique sur le fond.

Le dessin est lui aussi mature et de qualité, le trait est assez doux et le manga est très agréable à lire, il y a un respect des proportions entre les coups de crayons et les bulles.

En bref, « Le Maître des livres » traite de sujets forts et sensibles à la fois ouvrant son lecteur à une réflexion fine et intelligente, le tout dynamisé par des personnages hauts en couleur qui vous promettent  de belles émotions. Chaque page transpire la passion du livre, même s’il s’agit d’une bibliothèque pour enfant, on y parle de romans d’aventure, de contes anciens ou encore de livres à images, qui loin d’être immatures, feront certainement pendre conscience au plus adulte d’entre nous que le plus jeunesse des livres recèle aussi ses trésors.

— Les autres tomes de la série —

Publié dans Chroniques, Manga / BD | Tagué , , , , , , , | 16 commentaires

« Les Chevaliers des Highlands tome 7 : Le Chasseur » de Monica McCARTY

Quatrième de couverture : Prétendant au trône d’Écosse, Robert de Bruce est soutenu par l’Église, puissant allié qui possède un vaste réseau de messagers capable de recueillir de précieux renseignements. Mais, parfois, les choses tournent mal. Ainsi Ewen Lamont, membre de la garde d’élite des Highlands, est-il envoyé au secours d’une nonne tombée aux mains de l’ennemi anglais. Mission bientôt accomplie, pourtant les ennuis d’Ewen ne font que commencer. Sœur Genna est certes une créature divine, mais sa blondeur angélique et sa beauté déchaînent en lui des émotions qui n’ont rien à voir avec la dévotion d’un bon chrétien…

— Chronique —

Un nouveau tome qui promet passion et relation conflictuelle entre les deux héros du titre, un cocktail auquel je ne résiste définitivement pas. Ça s’attire, ça se rejette, ça doute, ça se lance des piques à tout va, ça craque dans une violente passion, bref, si vous aimez les romances où les deux personnages sont à l’opposé l’un de l’autre, où ils n’ont pas du tout la même façon de voir les choses et où ils ne semblent pas du tout fait l’un pour l’autre, vous devriez fortement apprécier cet opus !

Ewen Lamont, membre de la Garde de Robert de Bruce et surnommé le Chasseur est le plus grand pisteur d’Ecosse. Demandez lui de chercher une aiguille dans une botte de foin, il la trouve. C’est pourquoi le roi lui demande de retrouver une nonne disparue depuis quelque temps sur le territoire anglais. Il ne faut pas bien longtemps à Ewen pour retrouver Sœur Genna  dans une mauvaise posture et la tirer des griffes lubriques de soldats anglais. Bien décidé à protéger et à accompagner celle qui appartient au réseau de messagers de l’Église pour la couronne écossaise, la femme de Dieu va tout faire pour lui rendre la vie impossible et Ewen ne restera pas indifférent à celle qui lui est interdite.

Les deux personnages sont vraiment radicalement opposés et de cette énorme différence va découler une romance palpitante et très prenante faite de rebondissements et de surprises, avec sur le fond la présence de la Garde, les manigances du trône Anglais, une trêve hivernale dans le conflit et la préparation d’un entretien pacifique entre les Anglais et les Ecossais, aspect historique qui manquait terriblement dans le tome précédent. Là, on revoit nos highlanders préférés, et plus particulièrement Kenneth Sutherland (la Recrue dit La Glace), pour notre plus grand plaisir et pour des moments d’action et de combats mais aussi des moments plein d’humour et des sourires entendus. Ces gaillards sont certes massifs avec de belles gueules mais ce sont aussi des êtres terriblement humains, loyaux et protecteurs entre eux et avec leurs femmes.

Ewen est le fils d’un homme connu pour avoir trahi son clan et s’être tué bêtement dans un énième pari risqué qui lui a été fatal, pour avoir sombré dans les excès et les colères, mais bien connu aussi pour être un grand guerrier. Pourtant Ewen a hérité d’un nom sali par la trahison et d’un château à peine entamé. Son introduction dans la Garde est pour lui le moyen de retrouver son honneur, de redorer le blason du clan Lamont et de reconquérir des terres perdues. Vu comme ça, Ewen n’est pas le meilleur parti. C’est aussi un highlander assez bourru, qui ne sourit pas beaucoup, plutôt renfermé, évidemment qui a un certain succès auprès des femmes, enfermé dans une vision traditionnelle du couple et du rôle de la femme, ce qui fatalement va créer des conflits lors de sa rencontre avec sœur Genna. Le personnage est vraiment attachant et super sexy, on le sent tiraillé entre ses nouvelles émotions, ses sentiments nouveaux, ses pulsions qu’il a du mal à maîtriser, notamment respecter un minimum celle qu’il croit être une femme de Dieu, puis dans un second temps celle qui ne lui est pas destinée.

Soeur Genna, qui n’est autre que Janet de Mar, la belle sœur du roi, s’est infiltrée au sein de l’Eglise se faisant passer pour une nonne afin de transmettre des messages importants à la cour Ecossaise. Beaucoup la croit morte et seul quelques personnes connaissent sa véritable identité. Janet  s’est enfermée dans ce rôle pensant que son échec qui a entraîné la mort d’un homme qui était comme son père ne lui vaudrait guère mieux. Elle est très forte, très indépendante, têtue aussi et prend son rôle, dans lequel elle excelle, très à cœur. Elle n’envisage certainement pas le mariage mais plutôt d’entrer dans les ordres mais ça, c’était avant de rencontrer Ewen. De là, il y a vingt sept années de virginité qui vont voler en éclat, est-ce bien, est-ce mal ? Pourquoi être attirée par ce rustre aux idées arriérées ? Elle va être inévitablement conquise par le Chasseur.

La relation entre les deux va donc être de celle « je t’aime, moi non plus » avec un jeu du « chat et de la souris » assez prononcé, tout simplement parce que Ewen a son honneur, il ne souhaite pas trahir ni son roi, ni celui qui l’a pris sous son aile, Janet étant censée être une nonne d’abord, puis promise à un autre ensuite. Il a un objectif et c’est certainement pas une femme ou une expérience sexuelle qui va venir ébranler tout ça, et pourtant elle va le pousser à bout, le mettre en colère et lui faire ressentir des peurs et certainement un peu aussi le déstabiliser dans son travail et dans sa vision qu’il avait de la femme, Ewen va tomber amoureux tout simplement. Quand à Janet, Ewen représente un peu l’interdit, puis le désir et la luxure, elle a bien plus envie de lui qu’elle ne le voudrait et ses brusqueries ne vont certainement ni la ménager, ni la décourager à le charmer ! Promesse de situations cocasses et coquines en perspective.

En bref, un septième tome dans la veine des autres, l’auteure propose une belle romance passionnée entre deux personnages forts et indépendants qui sont loin de rêver aux choses de l’amour dans un cadre historique passionnant. La plume est toujours aussi efficace et addictive. Va vite falloir que je me procure le prochain !

— Lu dans le cadre du challenge suivant —

suite-10

Publié dans Chroniques, Historique, Romance | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Les Aventuriales de Ménétrol 2017, c’est bientôt !

Les Aventuriales c’est quoi ? Un salon littéraire auvergnat qui a lieu pas très loin de Clermont Ferrand (63) et qui fait honneur aux lectures de l’imaginaire. On peut y rencontrer de nombreux auteur(e)s, de nombreux éditeurs mais aussi des « organismes » comme le Dépôt Imaginaire (qui fait la promotion des petites maisons d’éditions indépendantes et propose tout au long de l’année des expositions, des rencontres au sein de son fief à Lyon (69), à l’occasion je vous en reparlerai.). Il y a également quelques exposants non littéraires, des Jedis (que la force soit avec nous) proposant des prestations sacro-techniques, une chanteuse Dame Silù à la voix féerique et certainement bien d’autres choses que j’oublie ! Bref, tout cela est très prometteur.

J’ai pu participer à l’édition 2016 et ce fut une très belle expérience que je vais réitérer cette année évidemment ! Pour cela, j’ai prévu quelques lectures sorties de ma PAL, je ne lirai certainement jamais tout ça mais bon, je vais tâcher d’y piocher un maximum dans les semaines à venir  :

> Deux romans d’Aurélie Wellenstein dont je n’ai pas encore découvert la plume et pourtant rien que ces deux titres là font extrêmement envie ! (sans parler des couvertures absolument superbes !)

> Le tome 2 de la série Rebecca Kean de Cassandra O’Donnell (et l’auteure est plus que sympathique) :

> Un titre de Jean Vigne que je n’ai encore jamais lu et pourtant je n’en entends que du bien, il serait temps de réparer ça :

> Trois titres des éditions Plume Blanche :

> Deux titres des éditions Voy'[el] :

 

> Deux titres des éditions du Petit Caveau :

> Un titre des éditions du Chat Noir :

> Un titre des éditions Elenya (contenant une nouvelle de Doris Facciolo):

> Un titre des éditions Moutins électriques :

Et puis, j’ai également commencé à prévoir mes achats (et là, c’est le drame ! 😉 Ma liste s’allonge chaque jour, sans compter les découvertes que je ferai certainement sur place… Il faudra faire des choix car je n’ai pas un budget illimité mais on avisera !). Voici les titres qui me font très envie pour le moment et qui devrait d’atterrir dans ma PAL :

   

Il y a aussi le tome 2 de Chupacabra mais impossible de trouver la couverture. Et j’irai certainement faire un achat pour mes petits sur le stand de La Poule qui pond !

Enfin, des auteurs que je souhaite particulièrement aller voir (en tachant d’essayer de mettre ma timidité de côté, un sacré challenge !) :

 

Emmanuel Quentin, mon gros coup de cœur de l’édition des Aventuriales de l’an dernier ! J’ai bien envie d’aller papoter de son dernier titre « Où s’imposent les Silences« . Franchement, n’hésitez pas à le lire !

Michaël Roch, qui a écrit le sublime « Moi, Peter Pan » (que je vais aller lui faire signer bien
sûr !) paru aux éditions du Peuple de Mü, si vous ne l’avez pas encore découvert, je vous invite à le faire !

Deux auteurs qui seront certainement du côté du stand du dépôt imaginaire, j’en profiterai pour aller voir toute la clique, et plus particulièrement celle du Peuple du Mü !

Patrick Eris, après avoir lu « Ceux qui grattent la Terre » et « Les arbres, en hiver : Meurtres en série dans le Jura« , j’ai bien envie d’aller jeter un œil à ses autres titres.

Valérie Simon, vu le capital sympathie de la Dame, il est évident que je vais aller grappiller un sourire ! 😉

Voilà, voilà, pas mal de choses à dire en prévision de cet événement ! Évidemment, je passerai certainement voir d’autres auteurs, d’autres maisons d’éditions, mais l’essentiel est dit.
Et vous pensez – vous y aller ?

Publié dans Uncategorized | Tagué , | 14 commentaires