« Marked Men saison 1 : Rule » de Jay CROWNOVER

Quatrième de couverture : Lorsqu’elle était adolescente, les très riches parents de Shaw Landon se sont peu occupés d’elle. Elle a alors trouvé refuge dans la famille Archer où elle était particulièrement proche de Remy, frère jumeau de Rule, aujourd’hui décédé dans un accident de voiture. Elle est liée à cette famille plus qu’à la sienne.

Mais Shaw est depuis toujours secrètement amoureuse de Rule, ce qui l’empêche d’avoir de véritables relations avec d’autres hommes. Rule, lui, voit en elle une fille à papa, trop sérieuse et surtout la petite amie de son défunt frère. De plus tout les oppose : de nature rebelle et fêtard, il est tatoueur et tatoué, a des piercings et les cheveux de toutes les couleurs.

Avec son look classique, elle est sage et concentrée sur ses études de médecine. Mais parfois il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que le regard que l’on porte sur quelqu’un change. Les secrets sont révélés et que rien ne sera plus jamais comme avant…

Rule et Shaw tenteront de comprendre ce qu’ils ressentent et d’être ce que l’autre attend. Mais entre les traumatismes de leurs familles respectives, les habitudes de coureur de jupons de Rule, l’emploi du temps chargé de Shaw et son ex qui la harcèle, ces deux-là auront bien du mal à se trouver.

Leur amour sera-t-il plus fort que leurs différences ?

— Chronique —

Une romance brute et sexy dans l’univers du tatouage, du piercing et du métal. De quoi appâter vos fantasmes les filles ! Car si les hommes qui pullulent dans ce roman sont tatoués, percés, plutôt bien battis et aux charmes de dingues, ces bad boys qui n’en sont pas franchement sont surtout un paquet de testostérones sur jambes avec leur lots de casseroles et leurs blessures profondes, oui oui, c’est un peu (beaucoup) stéréotypé tout ça me direz – vous, en effet, mais il y a tout de même une profondeur non négligeable et des thématiques justement traités et très intéressantes. Une romance addictive qui promet un bon moment de lecture et de détente !

Rule Archer est dans une dynamique de différence, des cheveux colorés tous les quatre matins, des coiffures originales, des tatouages qui recouvrent les trois quart de son corps, il est sexy en diable. Shaw Landon est issue d’une bonne famille ayant une excellente situation sociale, elle arbore un look de petite fille sage, et pourtant sous ses airs de fille parfaite, à la famille parfaite, il en est tout autre… Rule a perdu son frère, il y a trois ans, depuis, la relation familiale chez les Archer a éclaté et est devenue difficile, un frère expatrié par l’armée, une mère haineuse qui l’accuse de tous ses maux, un père qui s’efface. Shaw est considérée comme la petite sœur de la famille Archer, abandonnée par sa mère, non soutenue par son père, elle a trouvé chez les Archer une famille de cœur. Rule Archer est tatoueur, il cumule les conquêtes et les jettent sans aucun regret. Tous les dimanches matin, Shaw débarque chez Rule, où le spectacle d’une soirée alcoolisée et d’une nuit de sexe s’offre à elle, elle le réveille sans aucune douceur et l’oblige à venir au brunch des Archer. Rule déteste Shaw pour son intrusion dominicale. Shaw déteste Rule pour son attitude et pourtant, depuis cinq ans, elle lui porte, en secret, des sentiments amoureux que seul Remy connaissait. Il aura fallu seulement un mini-short sexy, un peu d’alcool et un profond manque de raison pour que tout bascule !

On est donc dans un scénario de deux personnages que tout oppose dont l’un aime l’autre depuis des années, et le second, persuadé des sentiments de l’autre pour quelqu’un d’autre, ne l’a jamais considéré comme autre chose qu’une amie d’enfance. Un scénario qui forcément entraîne quelques traits de caractère très prononcés, un peu stéréotypés et excessifs et pourtant ça marche vraiment bien car derrière cet aspect superficiel du physique, de l’image que l’un et l’autre transpose, ce sont surtout deux cœurs abîmés par des relations familiales difficiles qui vont être amenés à se tourner l’un vers l’autre et pourquoi pas à se reconstruire ou se révéler ensemble.

Rule n’a jamais été un enfant de cœur et a toujours été un impulsif qui savait parfaitement ce qu’il voulait. Un caractère très opposé à celui de son frère Rémy qui était plus posé et plus calme. Cependant depuis le décès de Rémy, Rule a sombré davantage dans les excès, plus de tatouages, plus de piercings, des coiffures toujours plus extrêmes, plus de filles dans son lit, le jeune homme est quelque part en quête de lui même, cherchant sa place face à l’ombre de ce frère qui avait la préférence des parents et que ces derniers cherchent depuis à remplacer par Rule. Le personnage est vraiment très chouette, très extrême dans son look, très coureur de jupons aussi mais il y a surtout un être, qui rejeté par sa mère qui lui en veut et n’accepte pas son look, cherche sa place et ne désire qu’être aimé comme il est. Il faut dire que les propos de la mère Archer peut être franchement horribles :

« A quoi t’attends-tu Rule . Ton frère est dans un cercueil à cause de toi, et la gamine que je considère comme ma fille ne veut rien avoir à faire avec moi. Tu es un poison pour cette famille.

Mais le personnage de Shaw va venir un peu bousculer tout ça, si tous les dimanches matin elle est là, à supporter sa déchéance, si elle respecte les parents Archer, elle leur en veut aussi de ne pas voir que Rule est une belle personne. Elle va d’ailleurs prendre une décision qui va surprendre tout le monde et plus particulièrement Rule, qui aveuglé depuis des années, ne voit pas que Shaw l’aime tout simplement. Le personnage féminin est vraiment sympa, elle a un côté assez classique, fait des études de médecine, le genre que Rule ne regarde même pas, et pourtant quand Shaw va commencer à prendre conscience de ce qu’elle peut faire, de son charme et de ce qu’elle peut être sans chercher systématiquement l’approbation de ses parents, ou plus précisément leur amour puisqu’ils la délaissent, c’est une véritable métamorphose, elle va même sortir les griffes dès qu’il est question de Rule :

« Je ne vais pas te donner son numéro parce qu’il est à moi, et si tu t’approches de lui, je jure que les choses que je te ferai seront détaillés dans Faites entrer l’accusé pendant des années. »

La relation entre les deux va donc être emplie d’embûches, l’ombre du frère jumeau d’abord, Rule étant persuadé que Shaw était sa petite amie, leur famille respective ensuite, la famille de Shaw cherchant à la recaser avec un ex. de bonne famille envahissant et menaçant, la famille de Rule considérant Shaw comme la petite dernière de la famille, leur vie respective évidemment, l’emploi du temps d’un tatoueur sortant régulièrement dans les bars ou les concerts de métal n’est pas forcément en adéquation avec celui d’une étudiante en médecine et les doutes de Rule qui découvre la relation monogame qu’il n’a jamais pratiqué :

« (…)le concept de monogamie était nouveau pour moi. J’avais l’habitude de me gratter quand ça me démangeait, j’avais l’habitude d’écouter mes besoins basiques et de laisser mes instincts charnels me guider. Me contrôler, pas parce qu’on me le demandait mais parce que je le voulais, c’était entièrement nouveau pour moi, et les effets secondaires étaient pourris. J’étais frustré et irritable (…) ».

Le tout est franchement écrit de manière dynamique et très addictive, c’est parfois vulgaire, souvent grossier mais l’univers du tatouage, du piercing et du métal est vraiment bien dépeint, on sent que l’auteure connaît bien le sujet. Alors si parfois, elle joue un peu avec les clichés, que certains problèmes se résolvent assez facilement, je trouve qu’elle a parfaitement su apporter des blessures très réalistes à ces deux personnages, leur personnalité est aux extrêmes de prime abord mais au fond ils se ressemblent beaucoup. Quand à l’aspect sexuel, l’auteure ne joue pas forcément la carte du romantisme fleur bleu, bien au contraire, c’est plutôt sauvage, passionné et sans fioritures inutiles même si là encore, le changement de Rule sur le sujet est un peu poussé…

En bref, ne le cachons pas, cette lecture est bourrée de stéréotypes, de clichés et de facilités mais il y a aussi tout un univers dépeint intéressant, des thèmes abordés assez profonds et une ribambelles de personnages secondaires qui promettent de jolies romances idéales pour passer un bon moment sans prise de tête. Cette série est donc à mettre dans le panier des lectures estivales ou des soirées cocooning, parce malgré ces défauts, la lecture fut très addictive ! Vivement la lecture du prochain qui ne devrait pas trop tarder, vu que j’ai la série complète dans ma PAL.

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Premières lignes #65

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « Les Proies » de Matt DE LA PENA paru aux éditions Rebelle. J’ai lu le premier tome (« Les Vivants ») il y a quelque temps déjà, j’avais beaucoup aimé l’univers, il sera temps que je lise ce tome 2 !

Quatrième de couverture : Steward sur un luxueux navire de croisière le temps d’un été, Shy a miraculeusement survécu à un énorme tremblement de terre et au tsunami qui a suivi. Il a également réchappé au virus le plus mortel que l’humanité ait jamais connu.
Lorsque Shy, Carmen, Cireur et Marcus arrivent en vue des côtes californiennes, le calvaire semble toucher à sa fin. Mais c’est sans compter sur les gangs qui ont pris le contrôle d’un État dévasté par le séisme et la maladie : de rescapés, Shy et ses amis deviennent… des proies.

Voici les premières lignes :

Prologue

L’HOMME : … mais je suis plus aussi perdu maintenant. j’ai un but. Ma famille. (Bruit de toux.) Quand tout s’est écroulé autour de moi, ce soir-là, et que j’ai failli brûler, vif dans cet incendie… Je suppose qu’ on peut dire que c’est à ce moment que je suis né.

Dj DAN: Ça a changé tout le monde. Il s ’agit de la pire catastrophe que notre pays ait connue. (Silence) Mais mes auditeurs s’intéressent davantage a la raison de votre présence ici aujourd’hui. À l’avertissement que vous avez à délivrer. Et si vous commenciez par nous donner votre nom ?

L’HOMME : Je vous l’ai déjà dit, m’sieur. Je refuse de révéler mon identité. Je voudrais pas que ça se termine maintenant, ni qu’ils me tombent dessus et qu’ils me jettent en prison. Juste pour avoir transmis un message. Disons simplement que je fais partie du gang Suzuki. C’est bien comme ça que vous nous appelez, non ?

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Absence

Bonjour à tous,

je suis peu présente sur le blog en ce moment et il y a peu d’articles publiés.

La période fin d’année scolaire (avec préparation des spectacles des activités extra-scolaires, les entraînements qui vont avec, la kermesse, etc…), l’anniversaire de mon petit, la préparation de l’anniversaire de ma grande et le jardinage potager me prennent beaucoup de mon temps ces deux dernières semaines.

Bref, sans vous étaler ma vie privée, je suis très occupée !

J’ai deux articles en préparation :

et

Et un autre qui devrait également arrivé bientôt :

De belles lectures que j’espère vous faire découvrir ! D’ici la fin de semaine ou début de semaine prochaine, je devrai retrouver un rythme plus régulier.

A bientôt !

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« Jusqu’à la fin des temps » de Céline GUILLAUME

Quatrième de couverture : Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais? Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps. Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir. 

— Chronique —

Cassandra rentre chez elle, un lieu perdu au milieu de la campagne, après une journée d’entretiens professionnels qui n’ont abouti à rien. Dépitée, elle songe sur une route particulièrement sinueuse et dangereuse, jusqu’à ce qu’une femme apparaisse sur le bas côté, elle s’arrête et propose à la vieille dame originale de la déposer. Silencieuse, la femme prévient d’un coup Cassandra de se méfier du prochain virage, alertée, elle ralentit et évite de peu un chevreuil. A côté d’elle la femme a disparu, laissant comme seul signe de de sa présence une pièce de monnaie syrienne.

La plume de l’auteure est d’une poésie rare, pleine de douceur, et d’une sensibilité extrême, les descriptions des paysages et lieux, les sensations, les émotions, tout est très agréable à lire, très imagé, l’écriture est très stylisée et travaillée, on est indéniablement imprégné et rapidement immergé dans son univers, entre réalisme et fantastique, l’auteure nous invite au voyage et nous transporte entre deux époques.

Celle d’aujourd’hui, époque contemporaine où le personnage de Cassandra évolue, et où sa vie va changer à partir du moment où elle croise la « Dame Blanche » sur la route. De là, ses rêves ne lui appartiennent plus, chaque nuit, elle voyage vers une autre contrée, une autre époque, et la journée de drôles de choses lui apparaissent, des sensations étranges comme si quelqu’un était là, comme si on la regardait, la touchait, s’en était parfois angoissant ! On suit finalement, une certaine déchéance du personnage, complètement perdue, aimant l’homme d’une autre, étant sans travail, vivant seule à la campagne, et ses visions viennent achever de l’enfoncer davantage dans une forme de mal être, de dépression. Si le personnage de Cassandra peut manquer de caractère, de force, j’ai bien envie de vous dire que là n’est pas vraiment la question de cet ouvrage à mon sens. Les personnages agrémentent l’histoire, Angèle, la mère de cœur de Cassandra et voisine, son amie Lucia, Tristan… mais ne sont pas vraiment développés et assez peu approfondis, ce qui pourrait bien gêner certains lecteurs, alors que le fond de l’intrigue, les mystères qui entourent le personnage de Cassandra, les questionnements, les dépaysements font la force de ce titre qui est plutôt du genre particulier.

Et puis, il y a celle d’un passé lointain qui nous fait voyager en Syrie du XIIème siècle, magnifique et somptueuse, à l’époque de la troisième Croisade. Un aspect historique qui déroute et qui se lie difficilement à la partie contemporaine, le lien étant uniquement le personnage de Cassandra. Évidemment, on cherche le lien exact, le pourquoi du comment. Dans ce passé, on fait la connaissance du personnage de Camille de Beaulieu, jeune Damoiselle de Compagnie à la cour parisienne, qui lors d’une attaque de camp, se retrouve enlevée et baladée au travers de déserts jusqu’en Syrie, où elle rencontre Al-Kamil, très charmant héritier du trône. On se rend vite compte que c’est le début de l’histoire, l’origine de tout ce roman, et des faits et évènements qui se passent là, en découlent tout ce qui se passe à l’époque contemporaine.

Ce roman,  c’est aussi et avant tout une véritable romance, une romance intemporelle, une romance pleine de passion, de tendresse, d’amour avec un grand A (sans être guimauve je vous l’assure) que la mort même ne peut éteindre ou atteindre à travers les siècles. Il y a du mythe dans tout ça, du destin à la fois beau et tragique, une espèce d’ombre rode tout le long du récit, une ombre qui prend des apparences diverses, parfois inquiétantes, souvent énigmatiques mais quand on sait tout, un romantisme profond se dévoile. Et pourtant, alors que nos cœurs sont pris à parti dans cette romance, l’auteure prend un tournant risqué à la fin qui s’éloigne vraiment de tout ça, et l’on doute finalement de tout ce que l’auteure instille à son lecteur, était-ce une notion de tragédie romantique intemporelle ou seulement de destin unissant deux personnages ? A titre personnel, cette fin ne m’a pas contentée, tout simplement parce qu’elle a fait voler en éclat ce que la lecture du roman avait érigé dans mon esprit.

Enfin, il convient de souligner le livre objet absolument magnifique, couverture hardback, illustration sous forme de grimoire qui renfermerait quelque chose d’interdit ou d’inaccessible, petit ruban doré faisant office de marque page, décors intérieurs superbes, les éditions underground se sont surpassées.

En bref, un roman écrit avec délicatesse, la plume de Cécile Guillaume est très poétique et douce et elle est très douée pour créer ses univers. N’attendez toutefois pas de grand développant des personnages, on est dans de l’ordre du mythe, de l’intemporalité, bien éloigné de l’échelle humaine ! Un roman qui mérite franchement une certaine attention et une écriture riche et élégante qui vaut la peine d’être découverte.

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Premières lignes #63

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes d’un roman « Ma fille voulait mettre son nez dans le nez des autres » de Maxime GILLIO paru aux éditions Pygmalion. Un témoignage de l’auteur sur sa relation avec sa fille Gabrielle atteinte d’autisme, roman qui devrait beaucoup me plaire, c’est certain !

Quatrième de couverture : « Je vois Gabrielle, ma fille, m’observer de son regard indéchiffrable. Pourquoi ce livre ? Après tout, c’est notre passé, sa vie, mes sentiments. Il concerne qu’elle et moi, pourquoi l’exposer aux yeux de tous ? Parce que nous en avons besoin. Parce que nous devons guérir de cet amour contrarié et nous retrouver.
Je n’écris pas un livre sur l’autisme, encore moins un guide ou un mode d’emploi, j’offre les souvenirs que je nous ai volés. L’histoire banale d’un père et d’une fille. »

Voici les premières lignes :

Les rois du monde

Ce qui nous fait le plus mal, les moments où notre cœur se serre à nous étouffer, c’est quand tu nous demandes quand tu ne seras plus autiste. Combien de temps ça va encore durer.

Il faut faire preuve de calme, de pédagogie, de douceur. T’expliquer, encore et encore, que ton autisme n’est pas une maladie. Que c’est un handicap dont tu ne te débarrasseras jamais, mais que nous ferons tout pour que tu apprennes à vivre avec.

Dans ces moments-là, tu regardes fixement en l’air, tu réfléchis, tu soupires ou tu fais un drôle de petit bruit avec ta bouche. Parfois tu acquiesces, résignée. D’autres fois, tu t’exclames que c’est injuste et que c’est nul d’être autiste.

Je suis bien d’accord avec toi, ma chérie, c’est nul ! Et puis être différent, ce n’est pas toujours une chance, tu sais, faut pas écouter ce qu’on dit. Pas quand on ne l’a pas choisi.

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« Amours en lignes tome 1 : Rencontre virtuelle » de Megan ERICKSON et Santiano HASSEL

Quatrième de couverture : Je comptais les mois jusqu’à la fin de mon déploiement, passant mes journées à travailler sur des véhicules militaires, et mes nuits à jouer à des jeux vidéo pour me distraire jusqu’à ce que je puisse oublier le sergent-chef Garrett Reid.
C’est à ce moment-là que je l’ai rencontré : Kai Bannon, un compagnon de jeu qui possédait une célèbre chaîne de streaming.
Je n’aurais jamais pensé devenir obsédé par quelqu’un, encore moins un ancien roval. Et je n’aurais jamais pensé qu’il pourrait me remarquer moi ; un gars connu pour sa brutale honnêteté et son air renfrogné. Je n’avais pas prévu que notre amitié en ligne pourrait se transformer en quelque chose qui me garderait éveillé la nuit ; d’heures de discussion en sessions coquines via webcams interposées.
Mais c’est arrivé. Et maintenant, je ne peux pas arrêter de penser à lui. Dans mon esprit, notre premier rendez-vous irl est parfait. Il m’embrasse, me ramène chez lui et c’est le début du grand amour. Sauf que, comme la plupart des choses dans ma vie, rien ne se passe pas comme prévu.

— Chronique —

Une romance M/M qui joue la carte de la rencontre virtuelle, on immerge complètement dans les réseaux des joueurs en lignes et des fanatiques de streaming via des échanges entre les deux protagonistes. Un principe intéressant qui donne un côté original et tendance à cette romance ! Belle découverte (merci Karen).

Garrett Reid est un militaire américain en détachement en Afghanistan pour quelques mois. Étant donné ces dernières expériences de solitude, il s’est préparé un portable digne de ce nom pour jouer à son jeu fétiche FWO (Fantasy War Online). Un jour, lors d’une partie, son personnage, un humain guerrier, se fait tuer par un orc danseur en seulement deux ou trois coups. Décidé à préparer sa vengeance contre ce joueur, a priori, très connu dans le milieu, il fait ses petites recherches. Il découvre rapidement que le joueur n’est autre que Kaï Bannon, un streamer professionnel, plutôt canon mais qui vient de l’humilier devant son public.

« Putain de merde.
Je venais de me faire poutrer par un petit geek beau comme un dieu.
Devant ses milliers de spectateurs. »

L’humiliation est vive et bien que Garrett grogne dans ses commentaires où il est très vite hué par les fan de Kaï, il ne peut bientôt plus se détacher de sa chaîne de streaming ou plus spécifiquement détacher son regard du joueur. A côté de cela, dans son monde militaire, il tente de faire profil bas sur son homosexualité en s’accordant quelques aventures avec des hétérosexuels en manque, rien de bien sérieux. Mais c’était sans compter sur Dominic Costigan qui après une première expérience plaisante aimera en vivre davantage, surtout que Garrett semble porter une réputation de « Pute de la base ».

« — Juste parce que j’ai envie de te prendre ne veut pas dire que je suis gay. Les trous étroits sont pas courants ici et j’ai entendu par la bouche de deux mecs que ça ne te dérangeait pas de te faire mettre.
Super. Non seulement ils jasaient sur le fait que j’étais gay, mais apparemment, ils m’avaient aussi donné le rôle de la putain de la base. »

« — J’ai déjà mieux qu’un cliché de télé-réalité qui pense que je vais écarter les fesses juste parce qu’il est désespéré et en manque sur cette base de merde.
Les yeux de Costigan se réduisirent à l’état de deux fentes.
— Tu sautes quelqu’un d’autre ? Qui ?
— Quelqu’un qui n’est pas un déchet humain. Et quelqu’un qui ne nie pas être attiré par les mecs. Au départ, je pensais que tu étais hétéro, mais maintenant, je n’en suis plus si sûr. »

Kaï Bannon est un grand joueur de jeux en ligne, il en est même venu à gagner sa vie grâce à cette pratique. Il propose une chaîne de streaming permettant à d’autres joueurs ou un autre type de public de le regarder jouer. Kaï s’est construit un vrai réseau géré par deux modérateurs et où les « trolls » et l’irrespect sont plus que limités. Cependant sous cette image de mec qui assume ouvertement son homosexualité, qui échange en ligne ou répond en direct de ses parties de jeux, bref qui semble libre et heureux, ce qui attire énormément Garrett qui vit dans l’ombre sa sexualité, se cache tout autre chose. En vérité, c’est un anxieux social. Kaï ne sort jamais de chez lui, se sent oppressé dès qu’il est en public ou dans un environnement étranger, ce qui est problématique pour vivre une relation. Kaï se considère comme un émo, une larve humaine, un déchet solitaire bouffé par la solitude et le manque de contact d’un autre.

« Je m’écroulai, pantelant, et lorsque je clignai des yeux, il n’y avait pas de Garrett. À la place de ses mains sur mes jambes, il n’y avait que l’air froid de mon appartement plein de courants d’air. À la place de ses yeux bruns, la seule chose qui me dévisageait était cette petite lueur rouge de la caméra.
Une lourdeur s’abattit alors sur moi, m’enfonçant dans le matelas, et je sus que c’était le poids de la solitude. Je regardais des pornos et me masturbais souvent mais ça… c’était la chose la plus exaltante que j’avais vécue depuis un moment. Celle que j’avais désirée le plus. Celle qui m’avait le plus excité. Et tout ça parce que je m’étais imaginé un mec qui était en réalité de l’autre côté du monde.
Un mec que je ne rencontrerais jamais parce que j’étais une véritable épave. »

« Je restai tendu pendant toute la durée du trajet vers le centre commercial. Le centre commercial. Pour l’amour de Dieu, j’allais au centre commercial. »

Kaï repère rapidement, le pseudo de Garrett et se souvient qu’il a tué son personnage lors d’une séance de jeu et il se sent vite mal quand il comprend ce que fait Garrett dans la vie, réaction excessive qui va avec le personnage et qui vous tirera le sourire !

« Je couinai. Oh merde, j’avais cramé le cul d’un héros de l’Amérique. Fait chier. J’avais vraiment un karma pourri. »

La relation entre les deux personnages commence par un échange de mail, Garrett après avoir tassé sa rancune, envoie un mail de prévention à Kaï concernant son passé sur le net. De là, démarre un échange amical où Garrett se livre plus qu’il ne le voudrait et qui peu à peu évolue vers quelque chose de plus intime faite d’heures d’échanges et de vidéos coquines. Si Garrett aspire à rencontrer IRL Kaï et vivre une véritable histoire, pour Kai, c’est différent. Comment expliquer à Garrett qu’il se trompe sur lui, qu’il n’est pas celui qu’il paraît être et qu’il n’est pas sûr de pouvoir assumer une véritable relation ? Chacun a sa propre vision de l’autre sans forcément qu’elle soit parfaitement réelle.

« Mais maintenant que je m’étais lié à un autre être humain qui ne vivait pas de l’autre côté du couloir, je commençais à me demander à quoi ça ressemblerait de reprendre une place dans la société. D’être quelqu’un qui pourrait avoir eu un coup de cœur pour un soldat rencontré en ligne et pourrait le voir en personne un jour. »

« Il était convaincu que j’étais un de ces soldats sexy qui attirait la foule où qu’il aille. Si seulement il savait. Les gens évitaient en général de me regarder dans les yeux lorsqu’ils réalisaient que je restais toujours de marbre. »

Je dois dire que l’évolution des deux personnages suite à leur rencontre et l’évolution de leur relation est particulièrement intéressante à lire et puis les deux protagonistes sont vraiment très attachants et touchants aussi. On distingue la rencontre virtuelle de la rencontre réelle, deux aspects qui appellent à des réflexions différentes mais néanmoins tout aussi intenses. On passe d’une amitié platonique, à des échanges osés (qui vous feront certainement rougir ou vous titiller le ventre) puis à une évidence, une attraction irresistible, à l’amour tout simplement. Évidemment, si virtuellement, c’est presque parfait, dans la réalité, c’est tout autre et les difficultés ne seront pas évidentes à outrepasser.

« Et je ne pus le supporter. Au fond de moi, j’étais en train de hurler, incapable de savoir quoi faire maintenant que cet homme immense était là, devant chez moi, sans s’être annoncé. En dépit de tout ce que nous avions pu faire ou partager, je n’étais pas prêt pour cela, absolument pas. »

Il y a tout une série de thèmes actuels liés à ses réseaux sociaux qui pullulent de partout, où vous semblez particulièrement populaire alors que vous êtes profondément seul, voire agoraphobe, le personnage de Kaï représente parfaitement cet aspect, se donner une image de ce que l’on n’est pas. Du côté de Garrett, c’est un peu différent, le personnage représente ces hommes qui n’ont pas fait leur coming-out à cause de relation familiale homophobe ou à cause d’un milieu professionnel particulièrement masculin, viril et macho, la peur de l’inconnu et de l’avenir, le doute de soi aussi, la découverte de vivre une véritable relation amoureuse et pas les coups d’un soir accumulés. Ce roman parle aussi de ces rencontres virtuelles et idéalisées qui vous emballent parfois davantage qu’une relation dans la vie réelle (une façon de dédiaboliser les sites de rencontres peut-être). Bref, tout un melting-pot de sujets très actuels qui parleront à beaucoup.

Les deux auteurs (puisque le roman est écrit à 4 mains) n’ont certes pas le don de la subtilité de certains dialogues (il n’y a qu’à voir les deux extraits plus hauts), il a aussi des passages plus émouvants, vraiment bien écrits. Le ton sonne juste en fait dans sa globalité, plutôt réaliste et on sent la connaissance de cette virtualité, le vocabulaire du joueur vidéo, l’univers ainsi créé est vraiment très sympa et immersif et apporte quelque chose de différent.

En bref, même s’il y a un côté facile et « où le hasard fait bien les choses », il y a surtout une batterie de thèmes et de sujets abordés très intelligemment. Et puis, l’aspect rencontre en ligne est vraiment bien traité et je suis très curieuse de connaître les prochains tomes. Il y a vraiment un beau mélange de romance et de geekerie dans cette série très prometteuse dans le genre !

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« L’enfant qui arpentait ses rêves sur des patins de soie » de Pierre

Quatrième de couverture : Par un très vieux soir de guerre, le Toine voit son père descendre l’allée gelée des premiers grands froids de janvier. Il est mené par deux gendarmes et un autre homme vêtu d’un long manteau de cuir sombre. Il ne le reverra jamais. Dès lors, Le Toine est orphelin. Il grandira mais dans son esprit, il va rester petit.

Dans son village en Auvergne d’altitude, sa vie suivra un parcours délicat. Pourtant, c’est avec une lointaine et douce indifférence qu’il en reconnaîtra le chemin. Il entend parler de la mer… ou l’océan, il ne sait pas très bien. Il se dit qu’il aimerait bien la rencontrer, la mer… ou l’océan. Il attend d’être seul, le soir, pour dans ses rêves l’imaginer. Quand il la verrait, cette étendue d’eau si vaste que les bateaux eux-mêmes s’y perdent, il saurait bien la reconnaître…

Le Toine, c’est un être qui, comme la terre et d’autres êtres en ce lieu un peu rond des montagnes d’Auvergne, souffre. Mais il regarde les souffrances de ses grands yeux étonnés, la tête un peu penchée, comme un qui, du monde, chercherait encore à s’émerveiller. Lui sera-t-il donné, au long de cette vie pas toujours très bien traitée, de le trouver enfin, le sentier qui mène à la mer-océan ?

— Chronique —

L’enfant qui arpentait ses rêves sur des patins de soie, des mots qui résonnent dans notre imaginaire, des mots qui sonnent comme l’histoire d’un gamin qui rêve d’une reconnaissance sportive sur des patins à glace ? Un gamin démuni, issu d’un monde éteint à peine a t-il mis pied sur terre ? Voilà, ce que ce titre m’a inspiré la première fois que je l’ai lu, il vend du rêve ce titre, de la poésie, de l’enfance, du bonheur en somme. On y voit beaucoup d’autres choses mais certainement pas ce qu’il contient, ou du moins qu’une partie.

Le Toine est un petit garçon solitaire et certainement un peu autiste quand son père est embarqué un soir par les gendarmes. En temps de guerre, il parait que cela arrive souvent. Laissé seul et à l’abandon, le Toine arpente les flancs des montagnes auvergnates à longueur de journée, s’éveille au moindre bruits des bestioles qui peuplent les sous-bois environnants et tente de survivre à un froid rigoureux, mais éphémère, le printemps est de nouveau là. Et puis un jour, il entend parler de ces grands navires qui voguent sur l’océan, des navires qui contiennent de quoi nous sortir de cette guerre qui vient blesser les terres, déstabilisé le cœur apaisé des animaux et effrayé le peu de courage qu’il reste à une population affamée et démunie. La Guerre, l’Océan, Le Toine vit bien loin de ces remous, dans sa bulle, seul, perdu dans les rêves de l’enfance, il grandit toujours dans l’écho de cette guerre qui n’en finit pas, le temps passe et grandit en lui ce désir d’Océan toujours plus grand. Mais l’apparition de Tiphaine va faire basculer tout ça.

Ce roman est très atypique. D’un côté d’une poésie onirique dense et pesante qui vient s’installer sur nos yeux comme un voile de douceur, une lenteur s’installe, on apprécie chaque mot, chaque description, chaque élément au travers du regard du Toine, au travers du regard de l’enfance, on est transporté, baladé, un peu chahuté aussi mais toujours cette sensation d’être ailleurs, l’écriture de l’auteur à quelque chose d’apaisant, d’intemporel, on se retrouve dans une bulle, toujours celle de Toine, enveloppé de coton, on avance à pas lent mais toujours conquérant. D’un autre côté, c’est saccadé, brutal, il y a de l’horreur entre les mots de l’auteur, entre chaque ligne des non-dits qui écorchent l’esprit, des paragraphes qui viennent s’agglutiner sans transition, du passé qui se mélange au présent, on avance le cœur serré pour ce Toine qui ne mérite pas ce qu’il subit, vit, entend et devient… Cela forme comme une boule d’angoisse, il n’y a rien de pire que ce que l’on ne voit pas ou l’on ne nous dit pas.

Tout est dans cette dualité, la douceur des mots, l’innocence de l’enfance, les rêves d’un gamin émerveillé par une nature aimante et bouleversante, entachés par la violence des actes, une guerre infinie, une solitude abusée et un avenir morne et triste. Le genre que l’on aime ou pas, il n’y pas d’entre – deux ici, c’est tout ou rien. On sent que l’auteur doit être très humain, très émotif, c’est toujours à vif, et Pierre use d’un style subtil et élégant, la poésie rôde à chaque phrase, c’est très imagé, très sensoriel tout ça, on n’a parfois qu’une envie rejoindre le Toine épris de liberté et courant à vive allure dans le vent.

En bref, les éditions de l’Astre bleu ose une sortie littéraire intéressante qui, à mon sens, n’est pas forcément faite pour plaire au plus grand nombre, mais peut-être davantage à ceux qui gardent au fond du cœur un peu d’enfance, un peu d’humanité, un peu d’innocence, qui sauront lire au delà des mots, ressentir surtout. L’auteur a choisi une bien drôle de manière de mêler autisme (peut-être me trompe-je, mais je reste persuadée que le Toine est un peu autiste) et guerre plantés dans un décor rustique, nature et surtout vivant, le tout écrit avec beaucoup de poésie. Une œuvre originale!

Je remercie les éditions de l’Astre Bleu pour ce nouvel envoi bien différent de leurs autres ouvrages mais qui garde leur esprit d’humanité.

 

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Qui a rejoint ma PAL ?

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Voici les livres qui ont rejoint dernièrement ma PAL ou ma bibliothèque (certains étant déjà lus), il y en a beaucoup étant donné que mon dernier article à ce sujet date de début avril et qu’une grosse commande aux éditions du Riez et un achat d’occasion de l’intégrale d’une série sont venus se greffer à mes achats plus « traditionnels »  :

Du côté des services presses (et je remercie les maisons d’éditions pour leurs envoi) :

 

Du côté des achats :

Du côté des cadeaux :

En bref, ma bibliothèque spéciale PAL déborde maintenant ! ^^’

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Premières lignes #62

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui ce sont les premières lignes de Timetrotters de Nicolas Cartelet, paru aux éditions le Peuple de Mü. Un roman « dans la pure tradition pulp » pour reprendre la quatrième de couverture, le genre burlesque et complètement barré, personnellement ça me parle et j’ai bien hâte d’y plonger en compagnie de Dorothée ! 😉

Quatrième de couverture : Une ex-star du porno reconvertie dans le catch professionnel et la castration criminelle.
Un inspecteur de police intellectuellement déficient lâché dans les méandres du temps.
Des pélicans géants et des iguanes qui parlent .

Qui aurait cru que l’assassinat d’un adorable bouledogue français, au 28e étage d’un HLM dunkerquois, entraînerait la plus folle – et la plus sanglante – course-poursuite temporelle de l’histoire ? Sûrement pas les auteurs de cet odieux forfait.
« Que leurs testicules croupissent en enfer ! »

#TimeTrotters est un imbroglio burlesque et temporel aux personnages aussi improbables qu’attachants, dans la plus pure tradition du Pulp. Nicolas Cartelet nous embarque dans une aventure décalée, où la soif de vengeance, l’humour noir et la folie mènent la danse.

Voici les premières lignes :

C’est d’abord le hennissement d’un cheval qui interrompit les caresses de Dorothée. Un hennissement puissant, sonore. Dorothée crut bien sûr à un rêve. Un cheval en banlieue, ça n’avait aucun sens. Je veux dire, un cheval en banlieue et au vingt-huitième étage d’une tour HLM, ça n’avait vraiment aucun sens. Debout dans sa baignoire, le corps et les cheveux enduits de mousse, Dorothée s’était tout de même figée sur place, guettant nerveusement un nouveau bruit. Le second hurlement finit d’évaporer ses doutes. C’était tout proche. Il y avait bien un cheval – ou une gigantesque sono imitant le hennissement du cheval – planté dans le couloir de l’immeuble. Étonnant. Un peu déboussolée, Dorothée saisit d’un geste hâtif la pomme de douche et entreprit de se rincer le corps en quatrième vitesse. L’eau chaude ruissela le long de ses courbes. Des courbes parfaites, au demeurant. Dorothée avait un corps de rêve, que ne gâchaient pas un visage adorablement dessiné et des tatouages si nombreux qu’on n’en pouvait compter le nombre. Fine, musclée, affûtée. Une lutteuse hors pair. Une femme fatale, en somme. Mais quand, au beau milieu du rinçage de ce fabuleux physique, elle entendit exploser la porte de son appartement, Dorothée n’avait plus rien d’une femme fatale. Elle n’était plus qu’une petite chose, nue, sans défense, apeurée au fond de sa salle de bains. Les murs tremblèrent quelques instants. Des pas. Des bruits de sabots. Des placards que l’on ouvre. Les jappements étranglés de Puffy. Quelqu’un avait pénétré son logis.
– Bordel de merde ! murmura Dorothée pour elle-même. Qu’est-ce que c’est que cette connerie ?
Un regard nerveux autour d’elle. Rien pour la rassurer. Ses vêtements étaient restés dans la chambre. Elle se retrouvait donc nue face à de potentiels agresseurs. Tant pis, une serviette ferait l’affaire elle attrapa celle qui reposait sur le radiateur et l’enroula autour de son bassin. Pour les armes, c’était pareil.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Camellia Burrows
Au baz’art des mots
Mon univers fantasy
• La bibliothèque de Céline
Charlène Voirin
Eléonore B
La Marmotte qui lit
• Free Time – Lecture
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Light & Smell
Ibidouu
Page blanche et noire
Chronicroqueuse de livres
Chez Xander
So’addict
Les pages qui chuchotent
Envie de lire

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C’est l’heure du bilan !

Voici le bilan de mes lectures du mois de mai.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour obtenir mon avis complet sur le roman en question. (Il manque un avis qui arrive très vite !).

Mes Favoris :

Les très bonnes lectures :

 

Les bonnes lectures :

 

Les lectures plus mitigées ou présentant quelques défauts :

Et j’ai entamé :

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