Premières lignes #39

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Rendez – vous initié par Ma Lecturothèque

Le terme « incipit » vient du verbe latin incipire qui signifie commencer.
L’incipit sert à désigner le début d’un roman.

Aujourd’hui, ce sont les premières lignes de « Ce dont rêvent les Ombres » roman paru aux éditions du Chat Noir et écrit par Hilda Alonso. Un roman que je viens de commencer qui est très poétique, avec une écriture riche en métaphores, très imagée, il faut un minimum se concentrer pour apprécier pleinement l’ouvrage.

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Quatrième de couverture : Blessée en secourant une fée, Ménehould se voit soignée par Éponine, la rebouteuse du village. Quelques mois plus tard, la paysanne rétablie donne naissance à Deirdre, une étrange enfant, miracle pour certains, menace pour d’autres… Sa précieuse fille assassinée, Ménehould bascule alors dans la folie, devenant un danger pour elle et les autres. Pour l’aider à faire son deuil, Éponine entreprend avec elle un périple inattendu, une odyssée parsemée d’obstacles, de créatures fantastiques et de rencontres, qui bouleversera le cours même de la vie.

Les premières lignes donnent assurément le ton :

CHAPITRE PREMIER

LES PRESAGES DE L’ AUBE

Elle marchait mais ne savait pas. Comment elle s’était levée, sans faire le moindre bruit, sans pouvoir étouffer ce tapage à l’intérieur.
Pourquoi personne d’autre ne semblait percevoir la rumeur, la douleur qui faisait pleurer sa nuit.
Si elle était vraiment capable de mettre un pied devant l’autre.
Elle marchait et elle savait.
Qu’elle ne reviendrait sans doute pas.
Qu’il lui faudrait avancer, à pas lents trébucher quand même, avancer coûte que coûte et si au bout du chemin l’attendait la falaise… Elle tomberait mais elle aurait vu. Elle aurait répondu à l’appel. Elle allait, comme malgré elle, là où elle ne le voulait pas, s’abîmant au plus profond de ses peurs.
Elle apercevait déjà les premiers arbres de la forêt. Ils s’élevaient, comme crucifiés, tendant vers l’immense profondeur noire des branches biscornues. Là, même les plus braves des hommes n’osaient s’aventurer la nuit venue. Il se disait qu’au crépuscule, dans cette forêt maudite, terre de toutes les métamorphoses, les colombes se changeaient en corbeaux et les corbeaux en chauve-souris.
Le sentier avait laissé place à un sillon tortueux, que le pas incertain de quelque voyageur perdu avait creusé.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :
Moglug 
Les Livres de George
• La Chambre rose et noire
• Lectoplum
Pousse de Gingko
• Colcoriane
Page blanche et noire
Camellia Burrows
Au bazar des mots
Akatsuki no manga

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