« Dead Body Road » de Justin JORDAN, Matteo SCALERA & Moreno DINISIO

dead Quatrième de couverture : Orson Gage a une mission : assassiner tous ceux, sans exception, qui sont impliqués dans la mort de sa femme. Sa route le mène tout droit en Enfer. Mais Orson Gage s’en fout. Il n’a plus rien à perdre. Entre courses de voitures, meurtres, fusillades et action non-stop, rien ne l’arrêtera dans sa quête de vengeance ultime.

— Chronique —

Une bande dessinée dans la pure lignée des films d’action bourrin, violent et sanglant ! Un polar visuel mené par un héros assoiffé de vengeance et de morts pour celle qui fut son amour, sa femme, simple dommage collatéral d’un braquage qui a mal tourné. Si vous aimez l’action, les « flingueries », l’ultra-violence et les héros abîmés qui n’ont plus rien à perdre, alors Dead Body Road est peut-être fait pour vous.

dead

Orson  Gage est un ancien flic, le genre de bonhomme un peu rustre mais doué dans ce qu’il faisait jusqu’à ce qu’il perde sa femme, la seule qui aura suscité chez lui suffisamment de sentiments pour s’adoucir un peu. Là, la colère prend le pas sur la raison, Orson est bien décidé à se venger, quitte à commettre quelques bavures pour que tous ceux qui sont liés de près comme de loin à la mort de sa femme finissent six pied sous terre.

C’est le début d’un road trip survolté et survitaminé de courses poursuite en bagnoles digne des plus grandes cascades du cinéma, d’échanges de coups de feu précis et funestes, d’éclaboussures sanglantes et d’accumulation de cadavres. Ici, on ne fait pas dans la dentelle mais dans la surviolence avec quelques scènes bien trashs (il n’y a qu’à regarder l’extrait de planche ci-dessous).

dead3

L’ensemble est plutôt bien dosé, on plonge dans l’action de la première page jusqu’à la dernière, embarqué dans un rythme infernal où le héro se perd dans sa vengeance malgré sa rencontre avec une femme au caractère bien trempé. N’y voyez pas quelque chose de fin et ouvert à la réflexion, c’est brut de décoffrage et assez facile dans l’intrigue, rien de bien transcendant ou original.

Le visuel, par contre, c’est de la haute voltige, on pense inévitablement à Quentin Tarentino et son Pulp Fiction, des scènes violentes bien expressives qui s’accumulent avec un cadrage intelligent et percutant, des personnages aux gueules bien croqués, des méchants à la mine patibulaire ou au look costard cravate et lunette de soleil au sourire carnassier, un héros bien bâti, froid et bousillé, méthodique et profondément meurtri, un manque probant de subtilité en somme. On est vite pris dans le dynamisme qu’il transpire, c’est juste tout simplement.

En bref, une bande dessinée qui ne brille pas par son intrigue mais davantage par son visuel digne des grands films d’action du genre. Personnellement, j’ai bien aimé !

Publicités
Cet article, publié dans Chroniques, Manga / BD, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s