« Stupid Story » de Anna HOLLMANN

Quatrième de couverture du tome 1 : Yanik en a assez d’être toujours à l’écart. C’est décidé, dans ce nouveau lycée tout va changer ! Tout ce qu’il veut c’est devenir aussi populaire et attractif que cet aimant pour filles qu’est Alan. Mais quand Alan l’embrasse pour prouver aux midinettes qui lui tournent autour qu’elles n’ont aucune chance, son admiration pour lui se transforme en dégoût.
Les deux garçons se retrouvent durant une fête où Yanik est forcé de se rendre déguisé en fille. Instantanément, Alan tombe amoureux de cette jolie « demoiselle » sans savoir qui il a vraiment en face de lui… 

— Avant propos —

La série comporte trois tomes et elle est terminée ! Il s’agit d’un manga yaoï plutôt soft avec quelques clins d’œil coquins mais rien de bien extravagant. A titre personnel, j’ai lu les trois tomes.

— Chronique —

Ayant toujours été rejeté par les autres, Yanick espère en entrant dans ce nouveau lycée où personne ne le connaît se faire enfin accepté et avoir des amis. Il remarque inévitablement Alan, qui est un garçon populaire rencontrant un succès fou auprès de la gente féminine. Un peu trop d’ailleurs, du coup Alan n’hésite pas à embrasser le premier garçon qu’il croise, à savoir Yanick, pour calmer les ardeurs de certaines. Ce geste va profondément troubler et énerver Yanick, qui voit là le meilleur moyen de réduire à néant une potentielle popularité. Plus tard, Aki son seul ami, lui demande de se déguiser en fille afin de passer pour sa petite amie à une soirée lycéenne, il faut dire que Yanick a un physique androgyne. Évidemment, il recroise Alan qui tombe sous son charme dès le premier regard, jusqu’à l’embrasser à nouveau voire un peu plus, avant de se rendre compte qu’il s’agit de Yanick.

Vu comme ça, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus original, on est clairement dans la thématique de deux personnages hétérosexuels jusqu’à ce que l’un se découvre une attirance pour l’autre et que peu à peu la relation prenne un tournant tout autre qu’amical. Il y a toute la retenue qui va avec, puisque pour les deux personnages c’est quelque chose de nouveau, et c’est certainement là le côté le plus intéressant bien que dans l’ensemble cela manque de consistance.

Alan est donc le beau gosse, celui qui cumule les amourettes et collectionne les filles à la pelle, bref niveau expérience, avec les filles, ce n’est pas un problème pour lui. Et c’est justement là le malaise, car se découvrir une attirance romancée qui plus est pour un autre garçon, ça fiche forcément un coup. Il va proposer une amitié à Yanick, ce qui va plutôt bien se passer au début, sauf que rapidement Alan va systématiquement voir en yanick une fille chaque fois qu’il le regarde, au point de complètement le déboussoler, ce qui donne lieu à quelques moments plein d’humour mais aussi plus sérieux.

Quant à Yanick, le personnage est loin d’avoir l’expérience d’Alan, et pourtant il en rêverait, avoir des filles qui lui courent après, être un minimum populaire, non Yanick n’est rien de tout ça. Il est plutôt chétif avec un visage très féminin, il est très naïf et innocent, il ne va rien voir, ni rien comprendre et va se mettre dans des situations tendancieuses sans forcément sans rendre compte, là aussi il y a de quoi avoir quelques scènes cocasses ! Il va finir par se révéler là où on ne l’attend pas, en tirant toutefois sur la corde jusqu’à ce qu’elle lui lâche en pleine figure. Il est vraiment très attachant, tout en retenu et sa candeur est plutôt mignonne.

Du côté des embûches, parce qu’il fallait quand même tenir l’intrigue sur les trois tomes, il y aura dans un premier temps les doutes et le déni des sentiments tantôt de l’un, tantôt de l’autre, un vrai chassé-croisé amoureux, difficile d’accepter les choses aussi simple que des sentiments amoureux quand ils sortent de l’ordinaire, puis dans un second temps le départ d’Alan pour devenir Basketteur aux USA avec des mises à l’épreuve pour l’un et l’autre. Des choses assez basiques dans l’univers manga, on a là une romance yaoï qui respecte le genre sans le transcender (faut dire qu’après « 10 count », je vais avoir beaucoup de mal à trouver quelque chose qui m’embarque autant, le niveau est très haut !).

D’un point de vue visuel, c’est assez différent de ce dont j’ai l’habitude, probablement parce que l’auteure n’est pas japonaise et ça se voit. Il y a un côté un peu rétro au niveau des yeux très soulignés (je ne suis pas sûre que ce soit le mot), ça manquait de maturité graphique en fait, et par ailleurs, j’avais l’impression de voir au travers du personnage d’Alan, Bill Kaulitz (vous savez le chanteur de Tokyo Hotel, ne me demandez pas comment je connais ça ! 😡 Mais j’ai une petite sœur…) dans sa période gothique avec sa coiffure à la « Sangoku », ça c’est franchement perturbant, du coup j’ai eu un peu de mal à accrocher.

En bref, un manga yaoï sans prétention qui se lit bien et est plutôt agréable mais sans réelle originalité, et le style du dessin déroute un peu, trop excessif peut-être, je ne sais pas bien comment l’expliquer. Une lecture en demi-teinte donc.

— Les autres tomes de la série —

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