« Il était une fois tome 4 : Une si vilaine Duchesse » d’Eloïsa JAMES

Il était une fois 4 Quatrième de couverture : – Vous êtes fou, père ! Theodora est comme ma sœur ! – Peu importe. Tu l’épouseras. Suite à de mauvais placements, le duc d’Ashbrook a « emprunté » sur la dot de sa filleule des fonds qu’il est incapable de rembourser. Il encourt la prison, à moins que son fils n’épouse ce laideron. James est bien obligé de se soumettre et découvre chez sa jeune épouse une sensualité inattendue. Mais Theodora apprend les véritables raisons de leur union et le chasse. Sept ans plus tard, James revient et réalise avec stupeur que le vilain petit canard s’est transformé en cygne.

— Chronique —

Ce tome 4 est peut-être un ton en dessous que les précédents, avec cependant son originalité pour l’évocation de la piraterie et l’évolution dans le temps, on suit l’amour, l’innocence et la passion de la jeunesse, la transformation des deux personnages au cours de sept années et des retrouvailles, de la maturité, et un désir certes étouffé mais vite ravivé ! Un tome qui regroupe deux personnages forts et originaux ballottés à travers les vagues de leur émotion. Une chouette lecture.

Se connaissant depuis l’enfance, Théo ayant perdu son père plus jeune, elle est devenue la pupille du père de James, la complicité et les jeux d’enfants les a rapprochés et ils sont devenus comme frère et sœur. A dix-sept ans, elle doit faire son entrée dans le monde et est bien décidée à trouver un mari, notamment en la personne de Geoffrey. De son côté, James profite de ses premiers émois sexuels auprès d’une jeune starlette aux formes avantageuses.

Mais, le jour où le Duc annonce à son fils qu’il doit se marier avec Théodora afin d’échapper à une condamnation juridique puisqu’il a généreusement pioché dans la dot de la jeune fille, James refuse de tromper sa meilleure amie, celle qu’il considère comme sa sœur, et qu’il n’aimera jamais d’amour. Pourtant, quelque jour plus tard, James et Théo sont mariés, pour lui c’est la découverte de sentiments amoureux et de la passion charnelle débordante, pour elle, la juste concrétisation de sentiments existants depuis longtemps.

Et puis, Théo apprend la terrible vérité, et dans un coup de colère, chasse James de sa vie, ne pouvant lui pardonner sa trahison. Sept années passent, James rejoint une activité de corsaire et change profondément, Théo dirige le domaine d’une main de fer et se perd dans sa rigueur et son charme glaciale.

L’évolution des deux personnages est assez radicale, particulièrement pour le personnage de James. Le jeune homme passe d’un jeune dandy au charme certain avec un soupçon d’innocence, rougissant parfois face à ses désirs très expressifs. James est beau, séduisant, très classe et les mondains l’adorent malgré ses absences aux bals et aux différentes réunions mondaines. C’est aussi un caractère bien trempé sujet aux colères difficiles à maîtriser qu’il tient de son Duc de père, et qui transpire la spontanéité de la jeunesse. Puis sept années plus tard, c’est un tout autre homme qui se présente, une métamorphose incroyable…

Vraiment déconcertant ce revirement de situation sur ce personnage masculin, cela manque de réalisme ou de plausibilité, mais en même temps ce passage « piraterie » qui en est à l’origine est plutôt intéressant. On sort de la romance pendant une partie de l’ouvrage, voyant évoluer peu à peu nos personnages au cours de sept années. L’auteure a choisi de scinder sa romances en deux temps, deux versions différentes ; d’un côté la jeunesse, l’innocence, l’apprentissage des désirs, de l’autre la maturité, la passion, un aspect qui rend l’ensemble plutôt original, même s’il y a un décrochage inévitable du rythme imposé au début, la première partie a d’ailleurs ma préférence.

Ensuite, il y a le personnage féminin, Théodora se pense laide sous prétexte qu’elle n’a pas les formes féminines voluptueuses des codes de beauté de l’époque, mais un corps a priori androgyne, fin et fuselé. Pourtant, c’est une jeune fille pleine d’intelligence, de fraîcheur, de répartie avec une joie de vivre qui s’exprime par ses traits d’humour et son regard, certes critique, mais réaliste sur la société. Une société bien médisante envers une jeune fille de seulement dix-sept ans l’inculquant d’un surnom odieux « la vilaine duchesse ». Elle cherchera au cours du temps à devenir ce cygne qu’elle n’a pas besoin d’être, perdant peu à peu son charme et son côté solaire pour devenir nettement plus froide, d’une beauté certaine mais sans saveur.

L’auteure revisite donc le conte du « Vilain petit canard », j’avais peur qu’elle parte dans une conception de la beauté qui pouvait heurter mon féminisme, mais pas du tout, elle dépeint Théo toujours de manière charmante et séduisante, elle ne répond a priori pas aux critères de beauté de l’époque, mais c’est un beau personnage et à travers elle, l’auteure parle de la différence, du regard subjectif des autres sur la « beauté », car Théo avec son humour, son côté pétillant, ses sourires en coin est juste sublime.

En bref, un roman qui offre un bon moment de détente, ça se lit bien, ce n’est pas prise de tête, il y a du bon sentiment, idéal pour les âmes fleur bleu, les romantiques. Une lecture parfaite dans une période de vie bousculée ou juste une envie de s’évader dans un cocon de douceur et de romance sensuelle. Me reste plus qu’à lire le dernier tome !

— Roman lu dans le cadre des challenges suivants —

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